The Yard­birds

Rock & Folk - - Reeditions - “RO­GER THE ENGINEER”

Re­per­toire (import Gi­bert Jo­seph) Pour fê­ter les 50 ans de ce bon “Ro­ger...” maintes fois ré­édi­té, Re­per­toire pro­pose une ver­sion deux CD avec les mix mo­no et sté­réo (très dif­fé­rents), les singles de Keith Relf sor­tis en so­lo la même an­née, les singles et quelques prises al­ter­na­tives. Le pre­mier vé­ri­table al­bum de ce groupe lé­gen­daire ayant fi­na­le­ment en­re­gis­tré peu de choses est à la hau­teur du chaos col­lant à une car­rière très agi­tée et mal­chan­ceuse (valse des gui­ta­ristes, des ma­na­gers, ma­la­dies à ré­pé­ti­tion, etc) : l’al­bum part dans tous les sens. Il y a des fu­ries ga­rage/ psy­ché­dé­liques (“Over, Un­der, Si­de­ways, Down”), du psy­ché orien­ta­li­sant (“Hap­pe­nings Ten Years Time Ago”, sor­ti en single) du blues avec de l’har­mo­ni­ca fa­çon 1964 (“Lost Wo­man”, “Rack My Mind”) ou dy­na­mi­tant El­more James (“The Nazz Are Blue”), du ro­cka­billy re­vi­si­té (“Jeff’s Boo­gie”), de l’exo­ti­ca stu­pide (“Hot House Of Oma­ga­ra­shid”), deux âne­ries com­plètes (“I Can’t Make Your Way”, “Fa­re­well”, qui sonne comme une imi­ta­tion to­ta­le­ment ra­tée de ce que fai­sait Town­shend sur les deuxième et troi­sième al­bums des Who à l’époque). Bref, on y trouve de tout, sauf de la co­hé­rence et de grandes chan­sons, ce qui est as­sez gê­nant pour un pre­mier al­bum sor­ti en 1966, an­née de “Re­vol­ver”, “Pet Sounds”, “Blonde On Blonde”, “Af­ter­math”, “Face To Face”, “A Quick One”, etc. Les Yard­birds n’avaient au­cun bon com­po­si­teur en leur sein et leur vi­cieuse tan­dis que les voix de Joe Har­ris et de ses deux poules Billie Ray Cal­vin et Bren­da Joyce Evans feulent en choeur. Le mas­te­ring ex­cep­tion­nel de cette édi­tion per­met de sa­vou­rer toutes les sub­ti­li­tés de la pro­duc­tion.

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