Alis­ter

Rock & Folk - - News - “Mou­ve­ment Per­pé­tuel”

2909MUSIC Des Fran­çais âgés de moins de 70 ans qui comptent, dans la chan­son, le rock ou ce qu’on vou­dra, il n’y en n’a pas des masses. Alis­ter est l’un des meilleurs, même si c’est un se­cret en­core bien gar­dé. Trop doué, il fait feu de tout bois : re­vue, livres, émis­sion de ra­dio, à tel point qu’on a pu croire qu’il ou­bliait l’es­sen­tiel. Car ce gar­çon est avant tout un vrai mu­si­cien (on ne ri­gole pas, c’est rare), ex­cellent pia­niste, com­po­si­teur et ar­ran­geur, comme l’ont prou­vé “Au­cun Mal Ne Vous Se­ra Fait” (2008) et “Double Dé­tente” (2011). Voi­ci en­fin la pièce man­quante de ce qui semble bien être une tri­lo­gie. Il y a chez lui deux veines. D’abord, le dan­dy rock glam désa­bu­sé du tube “Qu’Est-Ce Qu’On Va Faire De Toi ?”. Dans ce style, on a ici droit à “Je Tra­vaille Pour Un Con” ou au jouis­sif “Fils De”. L’autre Alis­ter, c’est l’au­teur de bal­lades qui tuent, avec une pointe d’hu­mour déses­pé­ré et une classe rare, qui le rap­prochent d’un gé­nie comme Da­vid McNeil. Il n’est ja­mais aus­si bon que quand il écrit des trucs à se pendre comme “Quelque Chose Dans Mon Verre”, “7 h Du Ma­tin” ou “Tu Peux Dor­mir Ici”, les trois meilleures chan­sons de ses deux pre­miers al­bums. Ici, il offre “Eli­za­beth”, très tou­chante, dont on craint qu’elle ne soit au­to­bio­gra­phique, et sur­tout “Ca­thé­drale”, mor­ceau

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