The Mel­vins

“A Walk With Love & Death”

Rock & Folk - - Disques Punk Rock - GEANT VERT

IPECAC RECORDINGS/ PIAS

Les an­nées passent et le groupe ori­gi­naire de l’Etat de Wa­shing­ton conti­nue d’éton­ner un pu­blic de fi­dèles tou­jours près à le suivre jus­qu’au bout d’une ex­pé­rience so­nore dé­bu­tée en 1983. Consi­dé­ré comme une des sources du phé­no­mène me­tal, The Mel­vins est aus­si un groupe avant-gar­diste dès qu’il est ques­tion d’ex­pé­ri­men­ter une mu­sique bru­tale puis­sam­ment mar­te­lée par une ryth­mique qui au­rait pu sans pro­blème tra­vailler dans une acié­rie spé­cia­li­sée dans le blin­dage de cui­ras­sé. Pre­mier double LP du trio, l’en­gin n’est ab­so­lu­ment pas un concept al­bum comme on pour­rait le re­dou­ter en dé­cou­vrant son conte­nu. Il s’agit, en fait, de deux en­re­gis­tre­ments dif­fé­rents. Le pre­mier, ré­fé­ren­cé “Death”, est le nou­vel al­bum tan­dis que la deuxième ron­delle, “Love”, est la bande son d’un court mé­trage réa­li­sé par Jesse Nie­mi­nen. En neuf titres en tout point fi­dèles aux stan­dards du groupe, le trio Os­borne, Cro­ver et McDo­nald rend une co­pie très propre où chaque in­ter­ven­tion mu­si­cale est clai­re­ment dé­fi­nie. De “Black Heath” en ou­ver­ture à son fi­nal “Card­bo­ro Ne­gro”, ce pre­mier disque est un agréable et sur­pre­nant mo­ment de me­tal mi­ni­ma­liste sus­cep­tible de plaire à des foules pas for­cé­ment consom­ma­trices du genre. Ce­rise sur le cake, le fan ap­pré­cie­ra l’in­clu­sion sur le disque de col­la­bo­ra­tions mul­tiples telles que Joey San­tia­go (Pixies), Te­ri Gen­der Ben­der (Le But­che­rettes/ Crys­tal Fai­ry) et An­na Wa­ron­ker (That Dog). Pour ce qui est de la deuxième par­tie tou­jours pro­duite par To­shi Ka­sai, il s’agit d’ex­traits au­dio à ten­dance brui­tiste réa­li­sés par le groupe. A écou­ter en fai­sant la dis­tinc­tion entre BO stri­dente et al­bum clas­sique des Mel­vins.

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