This Is Not A Love Song

Rock in­dé et psy­ché, pe­tits nou­veaux, res­ca­pés des dé­cen­nies pas­sées : cette cin­quième édi­tion a conju­gué exi­gence et ex­cel­lence.

Rock & Folk - - Livres - 09 AU 11 JUIN, PALOMA (NIMES) ISA­BELLE CHELLEY PHO­TO MARION RUSZNIEWSKI

Coa­than­gers, Ven­dre­di, on at­taque fort avec les

trio punk fé­mi­nin com­bi­nant chan­sons ac­cro­cheuses et hu­mour qui pique. Ju­lia, chan­teuse et gui­ta­riste, achève le set en don­nant une gui­tare à une spec­ta­trice : “C’est celle d’un connard, fais de la belle mu­sique avec”. C’était celle de son ex, membre des Grow­lers dont le set psy­ché ga­ra­geux offre un peu de dou­ceur avant The Make-Up. Cos­tumes la­més, cock­tail soul-punk-blues, la bande de Ian Sve­no­nius colle une baffe so­nore et vi­suelle. Le chan­teur, ju­ché sur les épaules du pu­blic, ha­rangue la foule, comme ha­bi­té par des forces oc­cultes. Cô­té pré­sence scé­nique,

Tur­bo­ne­gro in­carne éga­le­ment fort bien l’ex­pres­sion over the top. Sa­me­di, c’est nos­tal­gie avec Echo & The Bun­ny­men. On re­doute tou­jours de voir de vieux fa­vo­ris jouer le concert de trop, mais sous ses airs d’ado at­tar­dé ron­chon, Ian McCul­loch as­sure. La voix et le ré­per­toire sont là, la mo­des­tie et l’hu­mour aus­si quand il pré­sente “The Killing Moon” comme “la meilleure

chan­son du monde”. On est d’ac­cord jus­qu’à l’ar­ri­vée du show sto­nien sous acide de

Pri­mal Scream. En­chaî­ner “It’s Al­right, It’s Ok”, “Star”, “Loa­ded”, “Rocks” est une in­ci­ta­tion à dan­ser sous le sé­rieux clair de lune avant que Thee Oh Sees n’achèvent la jour­née (et le pu­blic). Di­manche, on ré­cu­père de­vant Ko­ko­ko ! et sa mu­sique aus­si bri­co­lée que ses ins­tru­ments, avant de pla­ner de­vant les Black An­gels. On pour­suit le voyage avec Tee­nage Fan­club, ses har­mo­nies à tom­ber, ses gui­tares jan­gly et sa beau­té mé­lan­co­lique, on ne s’at­tarde pas de­vant Royal Trux, dé­çue par le ser­vice mi­ni­mum de Jen­ni­fer Her­re­ma. Rô­dé, un peu trop propre, King Gizzard & The Li­zard Wi­zard conclue ce Ti­nals 2017 qui a connu son af­fluence re­cord (4 000 per­sonnes par jour). Et, à l’heure du bi­lan, l’équipe pro­met de main­te­nir l’au­dace et la taille hu­maine d’un fes­ti­val presque trop idéal pour être vrai.

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