Lol­la­pa­loo­za

22 ET 23 JUILLET, HIP­PO­DROME DE LONGCHAMP (PA­RIS) Branle-bas de com­bat sur la scène pa­ri­sienne des fes­ti­vals, un nou­veau géant dé­boule et tente d’im­po­ser sa griffe. Ver­dict.

Rock & Folk - - Festivals 2017 - OLI­VIER CACHIN PHO­TO RO­BERT GIL

Sur l’in­con­tour­nable site de So­li­days et des ga­lo­peurs, l’hip­po­drome de Longchamp, seul en­droit ca­pable de conte­nir plus de 100 000 spec­ta­teurs et une cin­quan­taine d’ar­tistes, ma­jo­ri­tai­re­ment amé­ri­cains, sont ve­nus char­mer un pu­blic jeune et cos­mo­po­lite (An­glais, Es­pa­gnols...) du­rant deux jours. Sa­me­di, après le grime bri­tish de Skep­ta, les Hives fai­saient leur show bi­co­lore en cos­tumes noir et blanc, sui­vis des Roots qui li­vraient un gig ten­du, avec un so­lo de beat­box par Je­re­my El­lis, le blond che­ve­lu qui fait l’amour à ses pads. Ima­gine Dra­gons gagne la palme de la dé­ma­go­gie molle avec son dis­cours gé­né­rique sur “cette dure époque où des mé­chants nous em­pêchent de nous amu­ser mais la mu­sique et l’amour gna­gna­gna...” Pas­sion­nant comme leur mu­sique trans­pa­rente. The

Weeknd met tout le monde d’ac­cord avec un show à l’amé­ri­caine im­pres­sion­nant, et plus de fougue que du­rant son concert de février der­nier à l’Ac­corHo­tels Are­na, ou­vrant avec le tube “Star­boy”. Di­manche, la foule est en­core plus dense, on sent que le pa­ri est ga­gné. Edi­tors res­sus­cite les an­nées 2000 (via les an­nées 80) et s’im­pose comme l’in­vi­té par­fait des gros fes­ti­vals après son set réus­si des Eu­rocks, au mo­ment même où

IAM fait le plein (et plus en­core) sur la scène al­ter­na­tive (après 25 ans de car­rière, un comble), sui­vi par

La Femme (qu’on a fi­ni par trou­ver). Re­tour sur le main stage avec ce bon vieux wan­ker de Liam Gallagher qui se la joue mains dans le dos, ma­ra­cas à la Bez (des Hap­py Mon­days) et at­ti­tude non­cha­lante pen­dant un set qui manque cruel­le­ment d’un in­gré­dient : des hits. Il faut le fi­nal avec “Be Here Now” et sur­tout la scie “Won­der­wall” en acous­tique pour re­mon­ter le ni­veau, même si on a par­fois l’im­pres­sion qu’il joue le clas­sique d’Oa­sis avec un flingue sur la tempe. Dire que Noel le suit deux jours plus tard en pre­mière par­tie de U2 ! Que de temps per­du avant l’in­évi­table re­for­ma­tion. Tout se ter­mine en fan­fare avec les Pixies en­ra­gés,

La­na Del Rey en ves­tale pop di­vine et les Red Hot Chili Pep­pers, ve­dettes in­con­tes­tées de ce Lol­la­pa­loo­za pa­ri­got ré­gu­liè­re­ment plu­vieux, tan­dis que DJ Snake don­nait la fes­sée élec­tro sur le Per­ry’s Stage. L’édi­tion 2 est in­évi­table, et on ver­ra dans quelques se­maines si la tor­nade Lol­la a af­fai­bli Rock En Seine, qui a dé­sor­mais un so­lide concur­rent au titre de fes­ti­val pa­ri­sien de l’été.

La­na Del Rey

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