Les 30 am­bian­ceurs de l’été

Mar­co Ver­rat­ti, Ál­va­ro Mo­ra­ta, Andrea Be­lot­ti, Ste­van Jo­ve­tic, Alexandre La­ca­zette, Alexis Sán­chez… On va for­cé­ment par­ler d’eux pen­dant ce mercato. Voi­là pour­quoi.

So Foot Club - - SOMMAIRE - PAR ALEXANDRE DOSKOV, KE­VIN CHARNAY ET MAXIME BRI­GAND. PHO­TOS: PANORAMIC

1. PIERRE-EME­RICK AU­BA­MEYANG (DORT­MUND)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Le nou­veau Spi­der­man est sor­ti le 12 juillet, et les fans sont comme des fous. Au­ba­meyang va donc pas­ser l'été à se ba­la­der par­tout avec son masque de l'homme arai­gnée en ten­tant de re­pro­duire ses cas­cades. Mais aus­si à né­go­cier en­fin son trans­fert du Bo­rus­sia.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Réa­li­ser son rêve et fi­ler au Real. En 2014, PEA dé­cla­rait: “Avant qu’il s’en aille, j’ai fait la pro­messe à mon grand-père que je joue­rais au Real.” Ho­no­rer la mé­moire d'un an­cien vaut bien de pas­ser quelques sai­sons sur le banc à Ber­na­béu.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il signe fi­na­le­ment au PSG, qu'il dé­gaine un masque de su­per­hé­ros, qu'il rate une grosse oc­ca­sion, et qu'il soit sur­nom­mé “Kez-Man”.

2. DOU­GLAS COS­TA (BAYERN MU­NICH)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Il va vite, il dribble dans tous les sens, il est en­core jeune, mais le Bayern ne le fait pas beau­coup jouer. For­cé­ment, Dou­glas Cos­ta va se faire dra­guer cet été, lui qui a ex­pli­qué avant même la fin de la sai­son qu'il al­lait “étu­dier les offres dé­jà ar­ri­vées sur sa table”.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Tom­ber dans un club qui sau­rait en­ca­drer et ex­ploi­ter les fo­lies dont il est ca­pable sur le ter­rain. Par exemple, la Juve à qui il semble pro­mis et qui est ty­pi­que­ment le genre d'équipe où il pour­rait se plaire.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Ou­blier qu'il est jeune et am­bi­tieux, rai­son­ner avec un signe dol­lar à la place du cer­veau, et s'en­vo­ler vers la Chine contre un énorme chèque.

3. ANDREA BE­LOT­TI (TORINO)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Son en­traî­neur a dé­cla­ré qu'il était “le meilleur at­ta­quant du cham­pion­nat”. En même temps, les types qui passent de 12 à 26 buts en Se­rie A en une sai­son à seule­ment 23 ans, ça ne court pas les rues. Et for­cé­ment, ça at­tire les en­vieux.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Si Be­lot­ti a au­tant car­ton­né cette sai­son, c'est parce qu'“Il Gal­lo” (le coq) était dans un cadre par­fait au Torino où il jouait sans pres­sion sous les ordres de Si­niša Mi­ha­j­lo­vic. Et si, à un an de la Coupe du monde, le plus in­tel­li­gent était de res­ter?

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Que lors d'un der­by tu­ri­nois, il s'em­brouille avec Bo­nuc­ci et aille se ca­cher der­rière l'ar­bitre. Le coq de­vient alors la poule mouillée. Moins gla­mour.

4. JAMES RO­DRÍ­GUEZ (REAL MA­DRID)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Ache­ter une voi­ture neuve et la re­vendre au même prix quelques an­nées plus tard, c'est le rêve de cha­cun. Le Real Ma­drid est en passe de le réa­li­ser avec James Ro­drí­guez, ar­ri­vé pour 80 mil­lions en 2014, et que les Me­rengues veulent re­vendre presque au­tant. La bonne nou­velle, c'est que comme James a peu ser­vi, il est en­core qua­si­ment neuf.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Jouer, tout sim­ple­ment. Et dans l'idéal, à un ni­veau com­pé­ti­tif. Et dans le fond, on sait tous que James peut en­core ser­vir et ré­ga­ler un bon club avec sa vis­ta.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Res­ter au Real. Fi­nir aux ou­bliettes. Par­tir en Chine dans un an. Et on n'en­ten­drait plus ja­mais par­ler de lui.

5. CÉDRIC BAKAMBU (VILLAR­REAL)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Il avait dé­cla­ré “2017 se­ra mon an­née!” Pour l'ins­tant, le Congo­lais tient ses pro­messes. Il a été énorme en fin de sai­son avec Villar­real, avec no­tam­ment sept buts ins­crits lors des huit der­nières jour­nées de Li­ga. Il ne se­rait pas éton­nant que quelques clubs de bonne fac­ture viennent ta­per à sa porte cet été.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Grim­per d'un étage et re­joindre l'un des clubs du top 3 en Es­pagne. Barça, c'est bou­ché, Real c'est bou­ché aus­si. Donc l'At­lé­ti­co.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il signe à Chel­sea, qui vient de re­cru­ter Car­los Bac­ca. Le duo d'at­taque est sur­nom­mé Ba­ka-Ba­ka, et, sous la pres­sion po­pu­laire, en­re­gistre une re­prise de Wa­ka Wa­ka. Un flop to­tal.

6. NIKOLA KALINIC (FIO­REN­TI­NA)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Pi­lier de la Fio­ren­ti­na et de la Croa­tie, Kalinic a fait le tour avec la for­ma­tion vio­la. La tren­taine ar­rive, et avec elle l'heure de re­le­ver un nou­veau dé­fi. Qui dé­cro­che­ra la tim­bale?

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur:

Al­ler à l'AC Mi­lan, et que le pro­jet mi­la­nais fonc­tionne. Kalinic res­te­rait ain­si dans le cham­pion­nat ita­lien qu'il aime et qui lui va bien, en par­ti­ci­pant à la re­nais­sance d'un club pres­ti­gieux.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Quit­ter Flo­rence, la ville des Arts, peut-être l'une des plus belles au monde, et re­joindre une ville qui a moins de trois étoiles au Guide du rou­tard.

7. MOUS­SA DEM­BÉ­LÉ (CELTIC)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Per­sonne ne re­garde le cham­pion­nat écos­sais, OK. Mais un môme de vingt ans qui en­voie une sai­son à 32 buts toutes com­pé­ti­tions confon­dues avec le Celtic, ça se re­marque. Dem­bé­lé de­vient trop gros pour l'Écosse, et peut vi­ser grand.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Qu'il vienne rem­pla­cer La­ca­zette à l'OL. Il se­rait ain­si sous le feu des pro­jec­teurs, ta­pe­rait dans l'oeil de Deschamps après un tri­plé face à Saint-Étienne et hop, le voi­là qui dé­barque au Mon­dial en Rus­sie.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il dé­ve­loppe une réelle pas­sion pour l'Écosse, qu'il ra­chète un châ­teau han­té dans les High­lands, non loin d'un lac, et qu'il ouvre une at­trac­tion “Loch Mouss”.

8. AN­THO­NY MO­DESTE (CO­LOGNE)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Il a pas­sé la sai­son à mar­quer des buts et à les célébrer en mi­mant des lu­nettes sur ses yeux. Le ré­sul­tat est là, la terre en­tière re­garde en­fin de son cô­té et le troi­sième meilleur bu­teur de Bun­des­li­ga va re­ce­voir quelques coups de fil cet été.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Re­ve­nir en France où il a tou­jours été in­com­pris, réus­sir et s'im­po­ser comme un top bu­teur, puis cho­per un contrat mons­trueux pour tour­ner dans les pubs d'Alain Af­fle­lou grâce à sa cé­lé­bra­tion lu­nettes.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Ba­lan­cer un “Jouer en

Pre­mier League a tou­jours été mon rêve” sans sa­veur, et par­tir à Crys­tal Pa­lace pour en­voyer sa car­rière dans le mur.

9. JA­VIER PAS­TORE (PSG)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Ja­vier vient de fê­ter ses 28 ans, un âge où il n'a plus le temps d'at­tendre. Et alors que le monde en­tier es­père en­core qu'il va fran­chir un cap, plu­sieurs équipes se disent que ce se­rait pas mal de le ré­cu­pé­rer pour es­pé­rer qu'il ex­plose en­fin chez elles.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur:

S'ache­ter une santé, deux jambes qui ne se blessent pas, et res­ter dans un PSG qui construi­rait un sys­tème de jeu au­tour de lui. Ou alors si­gner à Pa­lerme et per­mettre au club si­ci­lien de re­mon­ter im­mé­dia­te­ment en Se­rie A. Plus ro­man­tique.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Ne pas re­trou­ver la santé, gar­der ses deux jambes en car­ton, et res­ter dans un PSG où il squat­te­rait le banc et l'in­fir­me­rie. Pic de sa sai­son: en jan­vier, il met un pe­tit pont à un mec du Poi­ré­sur-Vie, en Coupe de France, et ça fait le buzz sur Twit­ter.

10. CAR­LOS BAC­CA (AC MI­LAN)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: On a dé­jà mur­mu­ré son nom du cô­té du PSG plu­sieurs fois. Cet été, la ma­chine à ru­meurs au­tour de Bac­ca risque de re­prendre du ser­vice. Pour­quoi? Tout sim­ple­ment parce que le Co­lom­bien est une va­leur sûre, un at­ta­quant so­lide qui fe­rait du bien à beau­coup d'équipes.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Un pro­jet com­pé­ti­tif et en construc­tion qui a à la fois be­soin d'un bu­teur et d'un homme d'ex­pé­rience, et où il de­vien­drait un lea­der du ves­tiaire. Tiens, ça ne res­semble pas à l'OM tout ça?

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: “Al­lo Car­los? C’est Jack­son Martí­nez, ton pote. Dis-moi, au Guangz­hou Ever­grande on a be­soin d’un at­ta­quant, y a plein de sous à ga­gner, tu viens? Oui? T’ar­rives? Par­fait, à tout à l’heure!”

11. ALEXIS SÁN­CHEZ (AR­SE­NAL)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce que son contrat avec Ar­se­nal pren­dra fin dans un an et que per­sonne ne sait vrai­ment ce qu'il veut. Seul in­dice, une in­ter­view don­née à SkyS­port dé­but mai: “Je suis ve­nu ici pour ga­gner des tro­phées.” Ah, bon...

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de mieux: Par­tir au PSG pour for­mer un duo of­fen­sif de fo­lie avec Edin­son Ca­va­ni, s'en­fi­ler un tri­plé na­tio­nal et chu­ter en quarts de fi­nale de la Ligue des cham­pions. Contre Ar­se­nal.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Rem­por­ter la Coupe des con­fé­dé­ra­tions avec le Chi­li, si­gner au Zé­nith Saint-Pé­ters­bourg et de­voir rompre son contrat parce que les douanes russes ont in­ter­dit à ses chiens l'ac­cès au ter­ri­toire.

12. KEITA BALDÉ (LA­ZIO)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce qu'après quatre ans pas­sés chez les grands, l'ai­lier sé­né­ga­lais s'est en­fin cal­mé grâce à Simone In­za­ghi et est main­te­nant prêt à quit­ter Rome. Comme chaque été, il est an­non­cé par­tant, mais semble dé­sor­mais apte à chan­ger de di­men­sion. Une ba­taille entre l'AC Mi­lan et Tot­ten­ham est pré­vue.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de mieux: Qu'il em­brouille les pistes et file fi­na­le­ment à la Juve. En fin de sai­son, il re­trouve la La­zio en fi­nale de la Coupe d'Ita­lie et cru­ci­fie son an­cien club d'un en­rou­lé du droit. Po­teau ren­trant cette fois.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il dé­barque à Chel­sea avec la pro­messe de prendre le re­lais d'un Eden Ha­zard an­non­cé par­tant au Real Ma­drid. Pro­blème, lors de la der­nière heure du mercato, le fax de Ma­drid re­fait des siennes et Baldé ne gratte que quelques ap­pa­ri­tions tout au long de la sai­son. Joue-la comme Mi­chy.

13. GIAN­LUI­GI DON­NA­RUM­MA (AC MI­LAN)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce qu'il a dé­jà re­fu­sé de pro­lon­ger son contrat avec l'AC Mi­lan, que c'est un client de Mi­no Raio­la et que ses sup­por­ters le dé­testent. Oui, ça fait beau­coup à dix-huit ans.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de mieux: Qu'il re­joigne la Ju­ven­tus, qu'il prenne dou­ce­ment la suc­ces­sion de Gian­lui­gi Buf­fon et qu'Andrea Agnel­li, le boss de la Vieille Dame, l'oblige à quit­ter Raio­la.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il se blesse au ge­nou en fi­nale du cham­pion­nat d'Eu­rope des moins de 21 ans avec l'Ita­lie et qu'il soit obli­gé de res­ter à Mi­lan, sur le banc. Au bout d'un an, son ge­nou est dé­cla­ré in­apte pour le sport de haut ni­veau et Don­na­rum­ma doit chan­ger de mé­tier: ce se­ra man­ne­quin ra­té.

14. ÁL­VA­RO MO­RA­TA (REAL MA­DRID)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce qu'à 24 ans, le ga­min de Ma­drid sou­haite en­fin de­ve­nir un ti­tu­laire in­dis­cu­table. Cette fois, fi­ni la ban­quette, place aux cour­ti­sanes. Et elles sont nom­breuses: Man­ches­ter Uni­ted, Chel­sea...

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de mieux: Qu'il aille à Man­ches­ter Uni­ted, qu'il re­donne un vrai sens au nu­mé­ro 7 du club et qu'il éli­mine en­core le Real Ma­drid en de­mi­fi­nale de C1 à lui tout seul. Le kar­ma.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il soit in­ter­dit de dé­part par le Real Ma­drid qui, en se­cret, l'a fait en­trer dans les né­go­cia­tions pour Theo Her­nan­dez. En jan­vier, il est obli­gé de re­joindre l'At­lé­ti­co de Ma­drid où il est hué à cha­cune de ses sor­ties. Ré­sul­tat, la Rus­sie, ce se­ra sans lui.

15. NABY KEITA (RB LEIPZIG)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce qu'à 22 piges, son his­toire est dé­jà so­lide entre des dé­buts à Co­na­kry, un pas­sage à Istres et une su­perbe deuxième place de Bun­des­li­ga avec Leipzig. Son pic? Une hu­mi­lia­tion en mon­do­vi­sion de Ben­ja­min Stam­bou­li. Oui, mon­sieur.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de mieux: Qu'il reste confir­mer à Leipzig où son en­traî­neur, Ralf Ran­gnick, l'a com­pa­ré cette sai­son à “un koa­la que l’on veut prendre dans ses bras”. Il va ain­si dé­cou­vrir la Ligue des cham­pions et faire des câ­lins aux étoiles.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Que le FC Bar­ce­lone rate Mar­co Ver­rat­ti et qu'il de­vienne un plan B par­fait. En ar­ri­vant à l'aé­ro­port, Naby est ac­cueilli par une ban­de­role: “Tu res­te­ras un sous-Sey­dou Keita.” Il fond en larmes et s'en­file une ca­nette de Red Bull pour ou­blier.

16. ZLATAN IBRAHIMOVIC (MAN­CHES­TER UNI­TED)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce que Man­ches­ter Uni­ted a dé­jà an­non­cé que son contrat ne se­rait pas pro­lon­gé et qu'il est donc ac­tuel­le­ment libre de s'en­ga­ger où il veut. Zlatan, libre dans sa tête.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de mieux: Qu'il conti­nue sa ré­édu­ca­tion tran­quille­ment, qu'il se fasse quelques par­ties de chasse chez lui, en Suède, et qu'il re­vienne en pleine forme en jan­vier. Pour se re­mettre six mois de plai­sir à Uni­ted.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il dé­cide de par­tir fi­nir sa car­rière en MLS où les LA Ga­laxy lui font les yeux doux. Pro­blème, les pro­prios sou­haitent frap­per un gros coup en en­re­gis­trant un sport d'an­nonce avec Zlatan sur une planche de surf. Le ge­nou re­craque, fin de car­rière an­non­cée.

17. STE­VAN JO­VE­TIC (IN­TER)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce que le FC Sé­ville a dé­jà an­non­cé qu'il ne pour­rait pas se l'of­frir et qu'il de­vrait se bar­rer de l'In­ter. Ste­van est dé­jà de­ve­nu l'une des pe­luches les plus re­cher­chées du conti­nent.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de mieux: Qu'il file à l'OM et de­vienne le nou­veau bon­bon ché­ri du Vé­lo­drome. Le pre­mier de­puis le seul et unique Dmi­tri Syt­chev.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il reste sur le banc à l'In­ter et, pour contrer l'en­nui, il dé­cide de se ser­vir de son sur­nom, Jo­jo, pour re­lan­cer les fi­gu­rines Jo­jo's. Il dé­bourse toutes ses éco­no­mies pour ça, mais les jeunes s'en fichent: ils sont trop fo­ca­li­sés sur leur hand-spin­ner.

18. ADIL RA­MI (SÉ­VILLE FC)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce qu'il a dé­jà bien lan­cé le mercato en tom­bant dans les bras de Pa­me­la An­der­son et qu'il lui faut main­te­nant se bar­rer du FC Sé­ville où il n'est plus vrai­ment in­dis­cu­table. La Tur­quie est in­té­res­sée, mais l'OM semble te­nir la corde sur le dos­sier.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de mieux: Si­gner à l'OM et for­mer avec Ro­lan­do la dou­blette de poids lourds la plus ef­frayante de Ligue 1. Ses per­for­mances lui per­mettent de confor­ter sa place de jo­ker en équipe de France et Ra­mi file en Rus­sie. Où Pa­me­la est sur­prise en plein tour­noi de po­ker avec Vla­di­mir Pou­tine. Vi­da lo­ca.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Par­tir au Fe­ner­bah­çe et se re­trou­ver au coeur du troi­sième scan­dale de

sex­tape de la vie de Pa­me­la An­der­son. Ja­loux, Ma­thieu Val­bue­na tente de le co­gner dans le ves­tiaire, et Ra­mi est obli­gé de quit­ter le club. Il re­vient fi­na­le­ment à Fré­jus pour “se re­lan­cer et re­par­tir de zé­ro”. Dur.

19. THO­MAS LEMAR (AS MO­NA­CO)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce que s'il est moins sexy que Ky­lian Mbappé ou Ber­nar­do Sil­va, il reste un gros pa­ri sur l'ave­nir pour les mus­clés du conti­nent. Si Sil­va a re­joint Man­ches­ter Ci­ty pour une cin­quan­taine de mil­lions d'eu­ros en dé­but de mercato, Lemar pour­rait bien par­tir pour au moins trente.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de mieux: Qu'il écoute son pa­pa, qu'il reste à Mo­na­co un an de plus pour conver­tir les pro­messes en cer­ti­tudes et qu'il fasse dé­fi­ni­ti­ve­ment sau­ter Payet du cou­loir gauche de l'équipe de France. Elle se­rait belle, la cam­pagne de Rus­sie.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il suive l'exemple

de son “fré­rot” An­tho­ny Mar­tial et qu'il aille se perdre à son tour en An­gle­terre. Et que de co­lère, il re­vienne en France en jan­vier, à Caen, pour se re­mettre dans le rythme.

20. MAX KRUSE (WERDER BRÊME)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet

été: Parce qu'à 29 ans, cette fois, c'est cer­tain, il est cal­mé. Après une belle sai­son au Werder Brême, le ta­lent de Rein­bek doit re­trou­ver le plus haut ni­veau. His­toire, aus­si, de re­de­ve­nir co­pain avec Joa­chim Löw.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de mieux: Qu'il s'en­gage avec le RB Leipzig, qu'il em­pile les buts et ar­rache son billet pour la Rus­sie. Löw, im­pres­sion­né, s'in­cline et an­nonce que Kruse re­pré­sente le fu­tur de l'Al­le­magne.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire:

Qu'il file en MLS, à Los An­geles, et qu'un soir, ivre, il dé­cide de tout pla­quer pour de­ve­nir ac­teur sous le pseu­do­nyme Tom Kruse.

21. KY­LIAN MBAPPÉ (AS MO­NA­CO)

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce que c'est la nou­velle at­trac­tion du foot­ball mon­dial. L'as­cen­sion la plus ra­pide de l'his­toire de­puis celle du Ch­rist. À quand le jour fé­rié?

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Qu'il mette la main sur la cape d'in­vi­si­bi­li­té d'Har­ry Pot­ter, his­toire d'être tran­quille pen­dant deux mois et pou­voir pré­pa­rer se­rei­ne­ment son ave­nir. Voire la gar­der jus­qu'au Mon­dial.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Éba­hi par sa “ma­tu­ri­té hors du com­mun”, Em­ma­nuel Ma­cron lui pro­pose le poste de mi­nistre des Sports à la place de Lau­ra Fles­sel. Et même s'il a la tête sur les épaules, com­bi­ner de telles res­pon­sa­bi­li­tés avec une car­rière pro­fes­sion­nelle risque d'être un peu trop com­pli­qué pour lui.

22. MAR­CO VER­RAT­TI

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce que ça fait des mois que son agent et lui pré­parent le ter­rain de son dé­part en ba­lan­çant des pe­tites piques au PSG à la moindre oc­ca­sion.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur:

Au-de­là de re­joindre un mas­to­donte du foot­ball eu­ro­péen, Ver­rat­ti pour­rait sur­tout ap­prendre ce qu'est le pro­fes­sion­na­lisme au FC Bar­ce­lone. Peut-être que le pe­tit hi­bou ou­blie­ra qu'il est un ani­mal noc­turne.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Si son agent, Do­na­to Di Cam­pli, conti­nue de la jouer agres­sif avec tout le monde, ce­la ris­que­rait bien de bra­quer les clubs. Ré­sul­tat: pas de dé­part, une sai­son sans en­vie à Pa­ris, une éli­mi­na­tion en quarts de C1, et on re­com­mence l'été pro­chain. L'his­toire sans fin. KC

23. ALEXANDRE LA­CA­ZETTE

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce qu'à Ar­se­nal, il y a une vé­ri­table tra­di­tion d'at­ta­quants fran­çais à ho­no­rer. Anel­ka, Hen­ry, Wil­tord, Gi­roud... Ces quatre-là fac­turent 482 buts avec le maillot des Gun­ners. Pres­sion.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Que le tri­bu­nal ar­bi­tral du sport change d'avis à pro­pos de l'At­lé­ti­co de Ma­drid et que, du coup, il plaque Ar­se­nal pour fi­ler en Es­pagne. Parce qu'au fond, il sait bien que les at­ta­quants fran­çais di­ri­gés par Diego Si­meone, ça marche plu­tôt pas mal.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il s'em­brouille à l'en­traî­ne­ment avec Gi­roud, et qu'il dé­cide de si­gner au Real Ma­drid en jan­vier. Pro­blème, Cris­tia­no Ro­nal­do lui in­ter­dit de ti­rer les pe­nal­tys. Du coup, il ter­mine la sai­son à deux buts. KC

24. FABINHO

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Ap­pa­rem­ment, tout l'ef­fec­tif de l'AS Mo­na­co se­ra ré­duit cet été à un bout de viande qu'on agite de­vant le nez d'une horde de chien af­fa­més. Et Fabinho fait par­tie des plus beaux steaks du Ro­cher.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Fabinho a dé­jà fait preuve de sa po­ly­va­lence. Un pro­fil que Pep Guar­dio­la af­fec­tionne tout par­ti­cu­liè­re­ment, lui qui aime trou­ver des nou­veaux postes à ses joueurs. À Man­ches­ter Ci­ty, le Bré­si­lien va se re­trou­ver nu­mé­ro neuf et re­lé­guer Agüe­ro sur le banc.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Que sur le mo­dèle de Fer­nan­do et Fer­nan­din­ho, Man­ches­ter Ci­ty re­crute éga­le­ment un Fa­bo. Et on ne sau­ra plus les dif­fé­ren­cier. KC

25. DIEGO COS­TA

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce qu'An­to­nio Conte lui a si­gni­fié par SMS, comme un lâche, qu'il ne comp­tait plus sur lui pour la sai­son pro­chaine. Diego Cos­ta sur le mar­ché, avec l'es­prit de re­vanche, ça peut faire mal.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur:

Qu'il signe à l'Olym­pique de Mar­seille et re­com­mence à faire pé­ter un plomb aux Pa­ri­siens à l'oc­ca­sion des clas­siques OMPSG. His­toire de de­ve­nir une lé­gende du Vé­lo­drome.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il re­tourne à l'At­lé­ti­co de Ma­drid, mais que Diego Si­meone se barre entre-temps à l'In­ter. Il perd la flamme, re­de­vient un joueur quel­conque, ar­rête sa car­rière et de­vient ven­deur en bri­co­lage. Diego Cas­to. KC

26. STE­VEN N’ZONZI

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce ça fait de­puis des mois qu'on dit qu'il se­ra à la Ju­ven­tus la sai­son pro­chaine, mais qu'en at­ten­dant, il n'a tou­jours pas bou­gé. Le sus­pense qu'on dé­teste.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Si­gner à la Ju­ven­tus, ce qui for­ce­rait Di­dier Deschamps à ma­ni­fes­ter un brin d'in­té­rêt à son en­contre. Même une pré-convo­ca­tion, quelque chose. “Re­garde-moi, Di­dier.”

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Beau­coup trop stres­sé par le mercato estival le plus im­por­tant de toute sa car­rière, il pète un plomb et sac­cage le do­mi­cile de son propre agent. In­car­cé­ré, il ter­mine en N'Zonzon. KC

28. FRANCESCO TOT­TI

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce que Francesco Tot­ti est le der­nier sur­vi­vant de la gé­né­ra­tion de Raúl, Lam­pard, Ger­rard et Xa­vi. Et qu'on a en­core l'es­poir que lui ré­siste aux si­rènes du “der­nier chal­lenge”.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Qu'il in­tègre le staff tech­nique de l'AS Ro­ma. Après une sai­son ex­cep­tion­nelle, les Ro­mains rem­portent en­fin un nou­veau tro­phée: la Se­rie A. Et même s'il ne fait plus par­tie de l'ef­fec­tif, c'est lui qui sou­lève le tro­phée à l'Olim­pi­co.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: En ta­pant le bal­lon dans son jar­din cet été avec ses gosses, il se rend compte qu'il ne peut pas s'en pas­ser. Di­rec­tion le Fire de Chi­ca­go, qui a entre-temps noué un par­te­na­riat avec l'AC Mi­lan. Tel un vul­gaire Lam­pard à Man­ches­ter Ci­ty, il est contraint de souf­frir six mois en prêt chez les Ros­so­ne­ri. KC

27. JEAN MI­CHAËL SERI

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce que les mi­lieux re­layeurs pe­tits, tech­niques et dé­ci­sifs, c'est un peu ten­dance en ce mo­ment sur la pla­nète foot­ball.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Qu'à l'AS Ro­ma, il laisse Rad­ja Naing­go­lan et Daniele De Ros­si cas­ser des gueules, pen­dant qu'il se fo­ca­lise sur le foot­ball. Tou­jours sym­pa de lais­ser faire le sale bou­lot aux autres.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Que le PSG se dé­cide à ré­ac­ti­ver la piste et rafle la mise. Seri écope du nu­mé­ro 4, et de la ma­lé­dic­tion qui va avec. Après Yo­han Ca­baye, Ben­ja­min Stam­bou­li et Gr­ze­gorz Kry­cho­wiak, c'est à son tour d'échouer la­men­ta­ble­ment dans le club de la ca­pi­tale. KC

29. FER­LAND MEN­DY

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce que c'est clai­re­ment la mode des ar­rières gauches for­més au Havre qui s'ap­pellent Men­dy. Et que Jean-Mi­chel Au­las n'a ja­mais eu Ber­nard ni Ben­ja­min, donc il lui fal­lait Fer­land.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Que la jour­née, il s'en­traîne avec l'Olym­pique lyon­nais, mais que, en se­cret, il aille s'en­traî­ner le soir avec Marcelo Bielsa à Lille. El Lo­co avait un compte en sus­pens avec les Men­dy qui oc­cupent le poste de la­té­ral.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Qu'il se fasse na­tu­ra­li­ser bré­si­lien juste pour le kiff de se faire re­nom­mer Fer­lan­din­ho. Et que, du coup, il soit re­cru­té par le Sha­kh­tar. KC

30. CHICHARITO

Pour­quoi on va par­ler de lui cet été: Parce qu'il est temps qu'il signe en France pour se faire par­don­ner d'avoir fou­tu le bor­del dans notre sé­lec­tion en mar­quant contre les Bleus en 2010. Sans lui, pas d'Anel­ka éner­vé qui in­sulte Do­me­nech, et pas de Knys­na.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de meilleur: Que tous les clubs se rendent compte qu'il a les épaules pour être plus qu'un rem­pla­çant de luxe, et qu'il signe en­fin en tant que lea­der d'at­taque dans une belle for­ma­tion.

Ce qui pour­rait lui ar­ri­ver de pire: Que tous les clubs se rendent compte qu'à 29 ans, il n'a pas­sé qu'une seule fois la barre des quinze buts en cham­pion­nat de­puis qu'il évo­lue en Eu­rope. Pas si luxe que ça, du coup. KC

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