Mais pour­quoi tant de haine?

Au Ma­roc, la ri­va­li­té entre le Wy­dad et le Ra­ja, les deux clubs de Ca­sa­blan­ca, est la plus forte du pays.

So Foot Club - - SOMMAIRE - PAR MAE­VA ALLICHE. PHO­TOS: PANORAMIC / DR

Ra­ja ou Wy­dad, tous les Ma­ro­cains ont dû faire un choix. Le pays en­tier se pas­sionne en ef­fet au moins deux fois par an pour une ren­contre de cham­pion­nat, alors que ce der­nier est peu sui­vi le reste de la sai­son. Il faut dire que les deux clubs ca­saouis sont les plus po­pu­laires du Ma­roc. Au­jourd'hui à son apo­gée, cette ri­va­li­té dé­bute après l'in­dé­pen­dance du royaume, à la créa­tion du cham­pion­nat en 1956. Jusque-là, le club wy­da­di – fon­dé en 1937 – fait par­tie de l'élite, tan­dis que son fu­tur ri­val ra­jaoui – créé en 1949 – évo­lue dans des di­vi­sions in­fé­rieures. Comme pour beau­coup de der­bys, l'an­ta­go­nisme est avant tout social. His­to­ri­que­ment, les sup­por­ters du Ra­ja sont is­sus des quar­tiers po­pu­laires de Ca­sa­blan­ca, quand ceux de Wy­dad viennent de l'an­cienne Mé­di­na et font par­tie de la classe moyenne. À ce­la s'est ajou­té au fil des sai­sons un an­ta­go­nisme spor­tif. Si les Diables rouges (WAC) peuvent se tar­guer d'avoir rem­por­té dix-neuf cham­pion­nats, soit huit de plus que leurs ri­vaux, les Diables verts (RCA) peuvent eux se van­ter d'avoir sou­le­vé deux Ligues des cham­pions de la CAF de plus (trois au to­tal). Par consé­quent, à chaque der­by, les mêmes ri­tuels: les 80 000 places se vendent en quelques jours et cer­tains com­merces de la ville ferment plus tôt, le stade Mo­ham­med-V se trou­vant dans le centre-ville. Mal­heu­reu­se­ment, en rai­son des nom­breux in­ci­dents qui émaillent ces ren­contres, les matchs noc­turnes entre les deux équipes ne sont plus au­to­ri­sés de­puisp 2005.5 Ca­sa­blan­ca de jour.

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