“Il faut évi­ter de mi­ser sur son équipe de coeur et celle que l’on dé­teste”

Évi­dem­ment, le re­tour de la ligue des cham­pions a fait plai­sir à tout le monde mais Vincent, lui, l’a en­core plus ap­pré­cié que vous. Il faut dire que le jeune gar­çon qui se cache der­rière le pseu­do Piaf27 en a pro­fi­té pour em­po­cher un billet de 1000 balle

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À la base, tu es un gros pa­rieur? Je ne suis pas un gros pa­rieur dans le sens où je ne suis pas le genre de mec à pa­rier beau­coup sur un match. En règle gé­né­rale, je mise une tren­taine d’eu­ros avec un quatre sur cinq (pa­ri qui per­met de ga­gner à partir de quatre bons ré­sul­tats sur cinq, ndlr). J’ai dé­jà eu la chance de rem­por­ter quelques gros pa­ris. D’ailleurs, gé­né­ra­le­ment, j’en prends bien un à deux par mois, des pa­ris entre 1 000 et 1 500 eu­ros.

Quelle est ta tech­nique? Je ne joue pas se­lon les équipes, mais se­lon leur forme du mo­ment. Ja­mais le nom ou le pres­tige d’un club n’in­fluent sur mon choix, c’est uni­que­ment la forme. Je m’in­forme pour sa­voir s’il n’y a pas de dés­équi­libre avec l’ab­sence d’un joueur clé, par exemple. Je pa­rie seule­ment quatre ou cinq heures avant que les matchs com­mencent, his­toire d’être sûr au ni­veau des ab­sents. J’étu­die un peu tout. Je di­rais qu’il faut éga­le­ment évi­ter de mi­ser sur son équipe de coeur et celle que l’on dé­teste car ce­la fausse tout. Par exemple, moi qui suis sup­por­ter pa­ri­sien, j’évite de pa­rier sur le PSG et sur l’OM car je man­que­rais d’ob­jec­ti­vi­té.

Dans le pa­ri en ques­tion, il y avait trois matchs nuls. Ce n’est pas trop dur de ne pas

voir un fa­vo­ri se dé­ga­ger sur un match? Je joue beau­coup les nuls. Parce que jus­te­ment, comme ma mise de dé­part est de cinq eu­ros sur un quatre sur cinq, je me dois de cher­cher une cote in­té­res­sante, et celles des nuls le sont sou­vent. Après, si je mise sur un nul, c’est que je vois vrai­ment ça comme ré­sul­tat, ce n’est pas juste la cote qui m’at­tire. Là par exemple, les trois sur les­quels j’ai mi­sés, je ne voyais rien d’autre. Pour tout dire, sur le match de Mo­na­co, je vou­lais même mi­ser sur le 1-1… Quand tu as pa­rié, tu suis les matchs en di­rect? J’es­saie, oui. Sur ce pa­ri en ques­tion, j’étais en train de bos­ser donc j’ai un peu sui­vi sur l’iPad avec l’ap­pli Wi­na­max. Et puis, en ren­trant à la mai­son, il me man­quait juste un but, c’était l’éga­li­sa­tion de Ma­ri­bor. Ils ont mar­qué pen­dant que j’étais en train d’al­lu­mer la té­lé. Par­fait.

Quand tu gagnes comme ça, c’est tou­jours une vraie joie ou tu t’es trop ha­bi­tué et

il y a moins d’émo­tion? Ah non, tu ri­goles! Tu ima­gines, tu prends 1 000 eu­ros pour 30 balles pa­riés! C’est énorme, donc évi­dem­ment que je suis heu­reux. Je saute même de joie ( rires). Car quand tu suis le match en di­rect à la té­lé, il y a du stress, oui. No­tam­ment lorsque l’équipe sur la­quelle tu as pa­rié tape le po­teau ou ce genre de chose.

Tu as connu des grosses dés­illu­sions? Oh oui, plu­sieurs. Je me sou­viens d’une fois, il y a trois ans, j’avais un ti­cket qui pou­vait me rap­por­ter 21 000 eu­ros pour dix balles de mise. J’avais dû jouer une dou­zaine de matchs, et il me man­quait juste une vic­toire de Chel­sea à la mai­son. Ils ont ou­vert le score mais se sont fait éga­li­ser dans les der­nières mi­nutes. Là, si tu veux, tu l’as un peu mau­vaise. En plus, c’était vrai­ment contre une pe­tite équipe, Après, je ne perds que dix eu­ros. Et puis, bon, il y a aus­si plein de pa­ris que j’ai rem­por­tés à la der­nière mi­nute. C’est le jeu, quoi.

“Les cotes des matchs nuls sont sou­vent les plus in­té­res­santes”

– PRO­POS RE­CUEILLIS PAR GAS­PARD MANET / ILLUS­TRA­TION: WI­NA­MAX

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