Orel­San

So Foot - - POURQUOI AIMEZ-VOUS LE FOOTBALL? - – FA

Blo­qué sur le foot­ball

“Le foot, ça com­mence pour moi avec mon cou­sin, qui a deux ans de plus que moi et qui bosse main­te­nant au Stade de Reims. Dans ma fa­mille, tout le monde est abon­né au SM Caen. Mon père, mon grand-père, mon oncle, tout le monde. Du coup, on al­lait au stade en fa­mille. J’y ai vu les Paille, Gra­ve­laine, Steph De­de­bant, Du­mas joueur, Ch­ris­tophe Point, Fran­çois Le­mas­son, Ama­ra Sim­ba, Ken­net An­ders­son, le mec qui avait mis une tête de ouf à la coupe du monde 98… C’était in­croyable… On man­geait des sau­cisses, on avait le droit de crier des gros mots… On kif­fait les maillots où il y avait écrit en gros Elle & Vire, je sais même pas pour­quoi, et puis le Stade Ve­noix me pa­rais­sait gi­gan­tesque. Pour­tant, un jour, Sim­ba a en­voyé un coup franc qui est sor­ti du stade. C’était donc qu’il n’était pas si grand que ça… Mon deuxième match, c’était contre l’OM, époque Bo­li, Ol­me­ta, Waddle. J’avais l’im­pres­sion de voir des dieux… Ces mecs-là me pa­rais­saient in­ac­ces­sibles. Au­jourd’hui, les joueurs, tu les vois sur Snap, sur Ins­ta­gram, ils ré­pondent sur Twit­ter… Il y a moins ce cô­té rare, loin, pré­cieux. Tu as l’im­pres­sion qu’ils sont beau­coup plus fa­ciles à ap­pro­cher. Même si je me sou­viens que ga­min, j’avais croi­sé Hip­po­lyte Dang­be­to chez Con­fo­ra­ma, et ça, j’avais trou­vé ça vrai­ment ouf. C’est le pro­blème avec In­ter­net, et tous ces matchs que tu peux voir en per­ma­nence à la té­lé: tu fi­nis par voir plus de matchs du FC Bar­ce­lone que de ton club de coeur… Heu­reu­se­ment qu’il y a le stade. C’est vrai­ment le coeur qui bat dans la ville, ce qui fait que, même si tous ces clubs in­croyables, le Bayern, le Real, le Bar­ça, Man­ches­ter, te pa­raissent plus proches, ils ne sont pas ton club, parce qu’ils ne jouent pas dans ton stade, où tu vas avec ta fa­mille. En­fin, l’autre truc qui a per­mis d’en­tre­te­nir mon amour du foot­ball, ce sont les jeux vi­déo. J’y ai re­trou­vé l’émo­tion, les sen­sa­tions quand tu marques un but, l’am­biance entre potes, et puis tu conti­nues du coup à connaître tous les noms des joueurs. Et ce cô­té en­cy­clo­pé­dique un peu geek compte aus­si beau­coup dans l’amour du foot­ball…”

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