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Sep­tembre 2008, La Ha­vane. Les États-Unis af­frontent Cu­ba en match de qua­li­fi­ca­tions pour la coupe du monde 2010. Une ren­contre cen­sée se dé­rou­ler sans sup­por­ters vi­si­teurs, du fait de l’em­bar­go amé­ri­cain sur l’île aux ci­gares. Pour­tant, dans les tri­bunes du stade Pe­dro-Mar­re­ro, quatre hommes portent un fou­lard étoi­lé. Né au ha­sard d’une con­ver­sa­tion de fo­rum, le groupe n’a au­cune vi­sée po­li­tique. “Tout le monde vou­lait prendre une pho­to avec nous, ra­conte Ja­cky Tran, l’un d’entre eux. Quand on a com­men­cé à faire le buzz sur In­ter­net, on s’est dit ‘Oh merde!’ On vou­lait sim­ple­ment

al­ler là-bas pour pro­fi­ter du match.” À l’époque, les Yan­kees risquent gros –une peine de pri­son et 250 000 eu­ros d’amende– mais évitent le pire en sou­doyant un doua­nier, avant de dé­bar­quer au stade au vo­lant d’une Ca­dillac rose. Un but de Clint Demp­sey et une tour­née des bars plus tard, la bande rentre sans ac­croc sur le ter­ri­toire amé­ri­cain, comme si de rien n’était… ou presque: “On ne crai­gnait pas les jour­na­listes cu­bains. En re­vanche, il y avait ce gars en tee­shirt vert qui re­ve­nait nous voir sans ar­rêt, il di­sait qu’il tra­vaillait en es­pion­nait.”• Rus­sie. On est per­sua­dés qu’il nous TD

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