MARSHALL

So Foot - - INDEX - BF

n.m. Aux États-Unis, of­fi­cier de po­lice fé­dé­rale dans un com­té ou un dis­trict fé­dé­ral.

Réa­li­sa­trice de Nu­mé­ro une

“Le foot­ball est pour moi un plai­sir avant tout phy­sique, nu­cléaire. Quand je vois un match au stade, je sens que mon corps est plus in­tense que la nor­male, même vieille, hein! Je le re­gar­dais à la té­lé­vi­sion jus­qu’à ce que Serge Tou­bia­na (cri­tique de ci­né­ma, ndlr) me dise que le stade était plus beau qu’une salle de ci­né­ma, avec des pics d’émo­tion, des trous d’air, des pro­ta­go­nistes aux rôles dis­tri­bués par l’en­traî­neur. Et je suis ar­ri­vé au Parc des Princes, il y a dix-huit ans. Je suis en H rouge, et il y a tou­jours un ti­ti qui balance des phrases qui me touchent. L’an­née der­nière, il y en avait un qui n’avait pas ar­rê­té de ré­pé­ter une phrase digne d’Au­diard: ‘JeanEudes, c’est ton mo­ment!’ J’ai­mais beau­coup Blaise, mais mon plus grand plai­sir, un truc fou qui me pro­cure des fris­sons sur tout le corps, c’est de voir jouer Pas­tore. Je ne peux pas m’em­pê­cher de le re­gar­der, son corps frêle et sa fa­çon d’es­qui­ver, si émou­vante… Pas­tore, il a un corps qui on­dule de gauche à droite, c’est presque cho­ré­gra­phique. Ce n’est pas bour­rin, ce n’est pas Au­rier, quoi, ni Ca­va­ni. Bon, Ca­va­ni, je n’y ar­rive pas… Au­tant Pas­tore, je sais qu’il est in­tel­li­gent, ça se voit, au­tant Ca­va­ni, je suis sûre qu’il est con. Ven­dons-le, mais ven­dons-le! Alors je sais qu’il n’ar­rête pas de mar­quer, je sais que mes potes n’ar­rêtent pas de me dire qu’il est bon, mais il m’em­merde: il ne rem­plit pas ce que le foot­ball peut me don­ner.”

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