“Mon équipe fé­tiche? L’In­ter Tur­ku”

Certes, le ven­dre­di soir, on a sou­vent autre chose à faire que de suivre les ren­contres de ligue 2. Pour­tant, ce­la peut va­loir le coup, comme en té­moigne Mah­di, aka “Le bleu feur”, qui a em­po­ché 5 000 eu­ros en pa­riant sur sept matchs de Domino’s ligue 2.

So Foot - - AVANT-MATCH -

Tu es un pa­rieur ha­bi­tué à jouer sur le

championnat de ligue 2? Je pa­rie sur tout, mais on peut dire que je suis un spé­cia­liste de la ligue 2 ( rires). L’avan­tage de ce championnat, c’est que ça va un peu dans tous les sens, il y a sou­vent des buts, et c’est rare qu’il y ait des matchs nuls. Il y a pas mal de sur­prises, le but est de trou­ver celles du week-end. Pour ce­la, il faut re­gar­der la forme du mo­ment, les der­niers ré­sul­tats de chaque équipe…

Quels sont tes conseils pour bien pa­rier sur

la ligue 2? J’ai deux fa­çons de pro­cé­der: les pa­ris sûrs et les pa­ris fous. Pour les sûrs, je mise sur deux ou trois matchs as­sez fa­ciles à pro­nos­ti­quer. Pour les pa­ris fous, je tente des trucs qui peuvent rap­por­ter gros s’ils passent. Après, évi­dem­ment, dans le pa­ri spor­tif, il n’y a pas de pa­ri sûr, mais di­sons que l’on es­saie de li­mi­ter la casse avec des cotes à 1,50.

Du coup, tu es du genre à pré­pa­rer

mi­nu­tieu­se­ment tes pa­ris? Oui, on ne fait pas ça au pif. J’étu­die mes matchs sur Fla­shRé­sul­tats, je re­garde la forme du mo­ment, les joueurs qui sont ab­sents… Fi­na­le­ment, je passe une bonne de­mi­heure par jour à pré­pa­rer mes ti­ckets. Comme je tiens un bar à chi­cha, j’ai éga­le­ment les conseils des clients, car il y a beau­coup de pa­rieurs chez moi.

Comment as-tu sui­vi les ré­sul­tats de ce

fa­meux pa­ri? J’étais à la chi­cha et j’ai sui­vi ça en di­rect, avec le mul­ti­plexe de beIN Sports. Après dix mi­nutes de jeu, il y avait 2-0 pour Or­léans, je pen­sais vrai­ment que c’était mort. Mais quand Va­len­ciennes est re­ve­nu à la 85ème mi­nute, j’ai com­men­cé à y croire. J’ai trem­blé jus­qu’à la fin.

Qu’est-ce qu’on fait un ven­dre­di soir où on

gagne 5 000 balles? Rien de spé­cial car j’avais beau­coup per­du cette se­maine-là, ça va vite. Mais j’en ai quand même cof­fré un peu. J’ai dû lais­ser 500 eu­ros sur mon compte Wi­na­max. Mais bon, de­puis, j’ai re­joué et on a dû re­char­ger le compte ( rires).

Tu t’es fixé des li­mites de jeu? Ouais. En gros, je joue en­vi­ron 500 eu­ros par se­maine. J’es­saie de faire des com­bi­nés avec des pe­tites sommes, genre dix eu­ros, plu­tôt que de mettre des grosses sommes sur un seul match car au­cun n’est vrai­ment sûr. Je connais des mecs qui ont mis 3 000 eu­ros sur Mar­seille contre Stras­bourg, bah je peux te dire qu’ils ont pleu­ré. En plus, je joue plus pour le plai­sir que pour le gain. T’as connu des grosses dés­illu­sions? Une fois j’avais fait un pa­ri à neuf eu­ros sur des matchs in­ter­na­tio­naux. J’avais mis que des sur­prises: l’Al­gé­rie qui perd à do­mi­cile face à la Zam­bie, le Pé­rou qui gagne chez lui contre je ne sais plus qui. Bref, ça me fai­sait une cote à 10 000. J’avais tout trou­vé sauf deux matchs… J’au­rais pris pas loin de 100 000 eu­ros. Là, ça au­rait été un sa­cré bond de joie, on se­rait par­tis faire le tour du monde.

“L’avan­tage de mi­ser sur la ligue 2, c’est qu’il y a pas mal de sur­prises”

– PRO­POS RE­CUEILLIS PAR GAS­PARD MANET / ILLUS­TRA­TION: WI­NA­MAX

Tu as une équipe fé­tiche? Non, pas vrai­ment. En­fin si, il y a une équipe sur la­quelle j’aime bien pa­rier, c’est l’In­ter Tur­ku ( rires), une équipe fin­lan­daise.

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