L’ef­fet pa­pillon.

Com­ment un échec de jeu­nesse de “Bé­bel” a en­traî­né l’éli­mi­na­tion de la droite à la der­nière pré­si­den­tielle.

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Com­ment un échec de jeu­nesse de “Bé­bel” a en­traî­né Hech­ter au PSG, et donc l’éli­mi­na­tion de la droite à la der­nière pré­si­den­tielle.

PA­RIS IX 1956

Lors du concours de sor­tie du Con­ser­va­toire, Belmondo in­ter­prète un texte de Fey­deau. La salle est conquise, ses ca­ma­rades de pro­mo le portent en triomphe, mais le ju­ry lui ac­corde un simple ac­ces­sit qui lui ferme les portes de la Co­mé­die-Fran­çaise. Faute de planches de théâtres, Bé­bel opte alors pour une car­rière au ci­né­ma.

STADES DE BAN­LIEUE PA­RI­SIENNE 1962

Avec Car­touche et Un singe en hi­ver,

deux énormes suc­cès po­pu­laires, Belmondo de­vient la star du mo­ment. À l’époque, l’an­cien pe­tit boxeur tape le cuir, le week-end, avec ses nou­veaux co­pains du show­biz Claude Bras­seur, Sa­cha Dis­tel et Mi­chel Dru­cker. “Bé­bel” est le gar­dien des Po­ly­mus­clés, l’an­cêtre du Va­rié­tés Club de France.

CORBEILLESESSONE 1973

Le 10 mars 1973, Belmondo oc­cupe les cages des Po­ly­mus­clés lors du ju­bi­lé de Ja­cky Bloch. Ce der­nier connaît bien Da­niel Hech­ter. Ce match est l’oc­ca­sion pour Bloch de pré­sen­ter le cou­tu­rier à Belmondo, qui s’em­barque alors dans le pro­jet du PSG se­conde ver­sion (après la scis­sion avec le Pa­ris FC en mai 1972), avec Bo­rel­li, Bro­chand et Ta­har. “Le gang des che­mises roses” voit le jour.

PA­RIS 1974

Si la car­rière de Belmondo l’oblige à suivre de loin l’évo­lu­tion du club, le PSG connaît son pre­mier grand soir le 4 juin 1974, en ac­cé­dant à la D1 après une vic­toire 4-2 en bar­rages contre Va­len­ciennes. Un dé­lé­gué dé­par­te­men­tal des jeunes UDR des Hauts-de-Seine est pré­sent dans les tri­bunes du Parc. Il s’ap­pelle Ni­co­las Sar­ko­zy, et entre le PSG et lui, “c’est du sé­rieux”.

PA­RIS 2017

À J-4 du match re­tour contre le Bar­ça, le PSG re­çoit Nan­cy en cham­pion­nat. Peu im­porte le stan­ding de l’ad­ver­saire, comme à son ha­bi­tude, Sar­ko­zy est là. Jup­pé es­saye de le joindre trois fois pen­dant la ren­contre. En vain. Car comme le dit Fran­çois Ba­roin: “Quand Ni­co­las Sar­ko­zy est au Parc, il ne ré­pond à per­sonne. Même pas à Car­la.” L’an­cien pré­sident le rap­pel­le­ra dans la soi­rée, après la pe­tite vic­toire pa­ri­sienne (1-0).

PA­RIS 2017

L’épi­sode du Parc conforte Jup­pé dans l’idée que Sar­ko n’a pas en­vie de le voir re­prendre le flam­beau d’un Fillon grillé par le Pe­ne­lo­pe­gate. Ras­sé­ré­né par ce qu’il es­time être le suc­cès du Tro­ca­dé­ro et per­sua­dé que le maire de Bor­deaux n’a pas en­vie d’y al­ler, l’an­cien Pre­mier mi­nistre reste à la barre. La suite, on la connaît. PAR ALEXANDRE PE­DRO / PHO­TOS: DR

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