Quand la coupe dé­borde, d’Éric Naul­leau

“Ilexis­te­qua­tre­grand­splai­sirs­lié­sau­foot­ball.Yjouer,le­re­gar­der,en­par­ler,écri­reà­son­su­jet.” De son propre aveu, Éric Naul­leau avait goû­té aux trois pre­miers, ja­mais en­core au der­nier. C’est chose faite avec ce vo­lume dans le­quel il s’in­té­resse à onze ren­cont

So Foot - - DÉCRASSAGE - y PAR MAXIME CHAMOUX ET SYL­VAIN GOU­VER­NEUR Page ti­rée du livre Quand la coupe dé­borde, d’Eric Naul­leau, Stock, 18 eu­ros en li­brai­ries.

food­sal­leur dés qu'elk entre en jeu : « Quand, à un ente:fi­ne­ment, un en­fant re­woya k bal­lon échap­pé du ter­rain ci le je­tant CIW As main, il fon­dit en larmes. Avec le mains Voua l'avez vu ? Il a tou-ché le bal­lon avec ks mains ! dit-il en sang­ko­tant. Que l'an­thro­po­lo­gie consente à rex­ta­nion de ton do­maine de com­pé­tence, et Von dé­cou­vri­ra que seule la pro­hi­bi­tion: de La main sur un ter­rain de foot­ball peut pré­tendre au même de­gré d'uni-ver­sa­li­té que le sa­brai de l'in­ceste. Au­cune nom ci­ner­mance d'un match n'exige d'al­leux, si frOimmt re­cours aux textes fon­da­men-taux. La faute de men re­lève de la dou­zième des dix-sept !ois du foot­ball (nul doute que la FIFA ait ain­si seul sou­li­gner son im­por­tance par la sym­bo-lique du nombre ks ap­ners. les vgnes du zo­diaque. les tn­bus d'Is­niel, les tra­vaux &Her-cule...). !squctc in­dique dam un (nie dune so­brié­té digne du Code civil 1. Tom (.0113.121Ulé au­ra la 'Etc tran­chée.) qu'elle corrn­poixl au reit de lo­ti. cher. dé­li­bé­ré­ment le du bre. ou de la main, ex­cep­té le gar­dien de but dans sa propre sur­face Ce tep:union a. Dé­li­bén,nent- k diable se niche dans la ad­verbes. Afin dé­vi­rer que l'ar­bitre libre ne sut-combe aux ves­tiges du libre ar­bitre, les sages du foot­ball ont pris min de C011eittt les dix•SCI)4 Com­ma nck­maux par unc Ipp­fir­pi­gu­tion des lois 1.

vu? “Avec Il a tou­ché les mains! le bal­lon Vous avec l'avez les mains! dit-il en san­glo­tant” Dites, les Ir­lan­dais, va fal­loir re­des­cendre, hein. Ça fait neuf ans, quand même. 2.

à l'ex­ten­sion “Que l'an­thro­po­lo­gie de son do­maine consente de com­pé­tence…” D'après une étude amé­ri­caine, 80 % des per­sonnes qui ont dé­jà com­men­cé une phrase de cette ma­nière l'ont ter­mi­née avec la joue un peu rouge. 3. “même de­gré d'uni­ver­sa­li­té que le ta­bou de l'in­ceste” Une com­pa­rai­son un peu mal­adroite tant il est vrai qu'une main dans la sur­face est un poil plus grave que l'in­ceste. 4. “textes fon­da­men­taux”

Les­quels? La Bible? La To­rah? Le Co­ran? Quelques Vé­ri­tés à vous

dire de Claude Guéant? Pré­ci­sez!

5. “nul doute que la Fifa ait ain­si vou­lu sou­li­gner son im­por­tance par la sym­bo­lique du nombre…” Source? Êtes-vous sûr que la Fifa n'a pas juste mis ça là comme ça, parce que c'était ven­dre­di et qu'il fal­lait par­tir en week-end avant les bou­chons? 6. “Is­raël”

Et al­lez, Is­raël, bah tiens! Et la Pa­les­tine, elle bat le beurre? 7. “Les tra­vaux d'Her­cule” Évi­dem­ment, on ou­blie de ci­ter Pif, qui s'est ta­pé au moins la moi­tié du bou­lot. civil” 8. “une so­brié­té digne du code Il s'agit là d'une an­ti­phrase, une fi­gure de style dans la­quelle Éric Naul­leau ex­celle et qui consiste à écrire le contraire de ce qu'on pense. Quel livre for­mi­dable! 9. “le diable se niche dans les ad­verbes” Et les dic­tons dé­tour­nés.

10. “que l'ar­bitre libre ne suc­combe au ver­tiges du libre ar­bitre” Ah ça, à coup sûr c'est une fi­gure de style. Au­cune idée de ce que vous vou­lez dire par là, mais ça fait jo­li. Ten­tez-le dans votre pro­fil Tin­der.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.