Les Ma­nu­fac­tures Ca­try PAS­SION des ta­pis

De­puis une cen­taine d'an­nées le bruit des mé­tiers à tis­ser monte des ate­liers des Ma­nu­fac­tures Ca­try. Cette belle en­tre­prise fa­mi­liale est une réus­site dont Ca­ro­line Ca­try porte pas­sion­né­ment et fiè­re­ment les cou­leurs.

Style Campagne - - Métier D’art - TEXTES : TIFFANY SODER PHO­TOS : © MA­NU­FAC­TURE CA­TRY

C’es­ten 1912, qu’al­phonse Ca­try crée les Ma­nu­fac­tures du même nom, à Roncq, dans le Nord de la France. Plus de cent ans plus tard, les mé­tiers à tis­ser fonc­tionnent en­core, et les Ma­nu­fac­tures Ca­try s’ins­crivent dans le pa­tri­moine in­dus­triel de cette ré­gion. Cette belle lon­gé­vi­té, c’est aus­si celle d’une fa­mille qui a eu à coeur de pré­ser­ver et de faire per­du­rer les sa­voirs-faire d’une ré­gion et de ses hommes. Ca­ro­line Ca­try, fière re­pré­sen­tante de la 4e gé­né­ra­tion, per­pé­tue l’ex­cel­lence d’un sa­voir-faire dans la fa­bri­ca­tion an­ces­trale de mo­quettes et de ta­pis haut de gamme tout en fa­vo­ri­sant les re­cherches es­thé­tiques, gra­phiques et dé­co­ra­tives pour mieux sa­tis­faire des clients à la re­cherche d’ex­clu­si­vi­té. En s’ap­puyant sur un in­com­pa­rable fond de col­lec­tion de près de 15 000 car­tons

˜jac­quard ori­gi­naux, les Ma­nu­fac­tures Ca­try conservent ce pa­tri­moine tout en l’en­ri­chis­sant de nou­velles créa­tions ré­so­lu­ment contem­po­raines. Elles signent les sols des lieux les plus « hype » de la pla­nète, comme à Pa­ris, à l’hôtel Amour dé­co­ré par Em­ma­nuel De­la­veyne, ou en­core à Londres, au bar de l’hôtel Con­naught, de­si­gné par In­dia Mah­da­vi.

Avec cer­tai­ne­ment la plus riche col­lec­tion d’ar­chives de car­tons et de des­sins, les Ma­nu­fac­tures Ca­try créent, re­mettent au goût du jour, ré­in­ventent les suc­cès d’hier dans un foi­son­ne­ment de mo­tifs, de gra­phismes dé­cli­nables presque à vo­lon­té : une ri­chesse d’ins­pi­ra­tion in­épui­sable. À la croi­sée de l’ar­ti­sa­nat et du pro­ces­sus in­dus­triel, les Ma­nu­fac­tures Ca­try, lea­der sur ce mar­ché et ga­rantes de ce tra­vail d’or­fèvre sé­cu­laire uti­lisent le tis­sage Wil­ton au-de­là de sa vo­ca­tion pre­mière. Tra­di­tion­nel­le­ment, les lès de 70

Des hommes, une tech­nique, l’ex­per­tise de l’oeil et de la main.

˜cm de lar­geur ont des di­men­sions idéales pour em­bel­lir les es­ca­liers et les cou­loirs. Les pa­ri­siens le re­trouvent dans tous les im­meubles hauss­man­niens, avec une va­rié­té in­fi­nie de cou­leurs et de gra­phismes. Outre l’ha­billage des es­paces de pas­sages, les Ma­nu­fac­tures Ca­try uti­lisent les spé­ci­fi­ci­tés du tis­sage Wil­ton pour réa­li­ser des mo­quettes haut de gamme, à mo­tifs pla­cés ou « all over » du plus bel ef­fet. Par­ti­cu­liè­re­ment ré­sis­tants, les lés sont cou­sus à la main lors de la pose, pour s’adap­ter par­fai­te­ment aux di­men­sions de la pièce pour la­quelle ils ont été tis­sés sur-me­sure. Il en est de même pour les ta­pis qui se trans­mettent de gé­né­ra­tions en gé­né­ra­tions.

Qui dit raf­fi­ne­ment, dit ma­tières nobles. La plu­part des laines pro­viennent de Nou­velle-zé­lande, mais aus­si d’an­gle­terre et du Por­tu­gal. C’est ce mé­lange de dif­fé­rentes ori­gines géo­gra­phiques, cette di­ver­si­té dans les va­rié­tés de toi­sons des mou­tons qui par­ti­cipent au moel­leux et à la pu­re­té des laines sé­lec­tion­nées. Ces balles de laine sont en­suite trans­for­mées en fils, mon­tés sur des bo­bines. 248 bo­bines par cou­leur, jus­qu’à 1984 par mé­tier ! ◆

Un chois de ma­tière des plus nobles et des mises en teintes mai­son.

Au coeur de cette réus­site, la pas­sion bien sûr, et toute une pa­lette d’ex­pres­sion de sa­voir-faire et de maî­trise de tech­niques avé­rées.

Des réa­li­sa­tions très haut de gamme qui s’in­tègrent par­fai­te­ment dans tous les lieux où l’his­toire et l’ar­chi­tec­ture né­ces­sitent une ex­per­tise pour pré­ser­ver un pa­tri­moine.

Il faut tout le sa­voir-faire, l’oeil ex­pert et la pa­tience des maitres ta­pis­siers pour que le mi­racle se pro­duise : que le fil se trans­forme en ta­pis dé­li­cat.

Les laines soi­gneu­se­ment choi­sies passent entre les mains ex­pertes des tein­tu­riers pour une co­lo­ri­sa­tion en adé­qua­tion avec l’exi­gence chro­ma­tique de la réa­li­sa­tion fi­nale et des com­mandes les plus poin­tues.

Ain­si, le Châ­teau de Fon­tai­ne­bleau, le Châ­teau de Com­piègne, l’hé­mi­cycle de l’as­sem­blée Na­tio­nale, le Pa­lais de l’ely­sée, L’ins­ti­tut de France, le bu­reau du di­rec­teur de l’opé­ra Bas­tille, la Fon­da­tion Yves Saint Laurent comptent par­mi les réa­li­sa­tions les

Dif­fé­rents ren­dus sortent des ate­liers en fonc­tion des mé­langes opé­rés : la ma­jo­ri­té des créa­tions sont 100% laine ou mé­lan­gées à 50 % avec de la soie pour la qua­li­té « Co­coon » ou avec de la vis­cose pour la qua­li­té « Sienne », par­fois 100 % soie pour un

Le nombre d’en­tre­prises spé­cia­listes du tis­sage Wil­ton est pas­sé d’une ving­taine dans les an­nées 70 à 3 en France au­jourd’hui. Les Ma­nu­fac­tures Ca­try en tête de ce trio misent sur le re­tour de va­leurs es­thé­tiques et l’exi­gence d’une qua­li­té et d’un raf­fin

Avec son de­si­gn cu­bique et la vi­sion pa­no­ra­mique du feu, ce poêle spé­cial pour che­mi­nées ou­vertes est un vé­ri­table meuble ten­dance. Ri­chard Le Droff

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