MAIS IL EST PAS­SÉ OÙ ALEC BALDWIN ?

Stylist - - Brèves -

De­puis dé­but oc­tobre, 30 Rock a tout sim­ple­ment dis­pa­ru de Net­flix. Et ce se­ra bien­tôt le cas de Friends. Chez Spo­ti­fy et Apple, c’est JAY-Z qui a fou­tu le camp au prin­temps (heu­reu­se­ment, Fran­cis Ca­brel re­prend la place…). Mais pour­quoi on nous prive de conte­nu ?

Parce qu’on veut nous faire

ache­ter. Tay­lor Swift, JAY-Z, Prince : les gros de l’in­dus­trie sup­priment leur ca­ta­logue sous pré­texte qu’ils ne gagnent pas as­sez de thune. L’idée ? Tout mi­ser sur les ventes phy­siques et di­gi­tales. Et ça marche. Avec 2,6 mil­lions d’exem­plaires,

Le­mo­nade de Beyon­cé, dis­po uni­que­ment à l’achat (ex­cep­té sur Ti­dal), a été la meilleure vente « pure sales » mon­diale de 2016 de­vant Drake et Adele.

Parce que le droit fait des

siennes. Entre les ac­cords qui ne peuvent être conclus avec les la­bels ou les dis­tri­bu­teurs, et les chan­ge­ments d’ayant-droits, im­pos­sible pour une pla­te­forme de tout avoir. Twins­ma­tic (producteur de Boo­ba) a par exemple vu ses mor­ceaux dis­pa­raître de Spo­ti­fy pen­dant six mois à cause d’un chan­ge­ment de la­bel. Quant à 30 Rock, Hu­lu en a ra­che­té les droits de dif­fu­sion obli­geant Net­flix à s’en sé­pa­rer.

Parce que le conte­nu ori­gi­nal est

pri­vi­lé­gié. Et aus­si parce que payer des droits pour chaque film et sé­rie qu’il n’a pas pro­duit coûte trop cher, Net­flix pré­fère tout mi­ser sur le conte­nu ori­gi­nal et s’ap­prête à dé­pen­ser près de 16 mil­liards pour avoir son propre ca­ta­logue (séries, do­cu­men­taires, films, émis­sions) afin de concur­ren­cer les chaînes té­lé et des com­pa­gnies comme Dis­ney (Mar­vel,

Star Wars) dont les pro­duits ori­gi­naux vont quit­ter Net­flix, fin 2019, pour se re­trou­ver sur sa propre pla­te­forme.

TINA FEY DANS 30 ROCK

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.