NE VOUS LAIS­SEZ PAS ARNAQUER PAR VOTRE CER­VEAU : OUI, VOUS ÊTES DÉFRAÎCHIE.

Stylist - - Beaute -

STEP 1

Vous êtes : at­teinte du syn­drome Cour­te­ney Cox. Comme elle, vous vous sen­tez si bien que vous avez l’im­pres­sion d’avoir vingt ans de moins. As if Cour­te­ney.

Les symp­tômes : vous confon­dez votre âge chro­no­lo­gique, l’âge que vous res­sen­tez et votre âge phy­sio­lo­gique (qui peut être dif­fé­rent du pre­mier, en fonc­tion de vos gènes et de votre mode de vie). Or, ce sen­ti­ment que vous avez le feu et la réa­li­té ne sont pas tout à fait d’ac­cord. « Quand on fait du sport à 20 ans, on court après toutes les balles. À 50 ans, on les sé­lec­tionne. Du coup, on a l’im­pres­sion de ne pas être plus fa­ti­gué : on a l’illu­sion d’être en meilleur état. Mais n’ou­bliez pas que l’on est au maxi­mum de ses ca­pa­ci­tés entre 18 et 20 ans », as­sène Ch­ris­tophe de Jae­ger, mé­de­cin spé­cia­liste du vieillis­se­ment et au­teur de Longue vie !, aux édi­tions Té­lé­maque.

La bonne at­ti­tude : faire des ef­forts, il ne suf­fit pas de mar­cher l’équi­valent d’une sta­tion de mé­tro en plus pour ra­ni­mer notre or­ga­nisme. Pour contrer le phé­no­mène, il faut gar­der une ac­ti­vi­té cé­ré­brale très in­tense. « Le vieillis­se­ment du cer­veau com­mence dès 35 ans, ex­plique le spé­cia­liste. Des tra­vaux me­nés à l’ins­ti­tut Pas­teur montrent que si on ne le sti­mule pas, la connexion entre les cel­lules cé­ré­brales meurt. En clair, cer­taines cel­lu­les­souches ne sont pas rem­pla­cées quand on ne donne pas un si­gnal au cer­veau qu’il doit s’ac­ti­ver. » Il faut donc le contraindre à tra­vailler. « At­ten­tion : on peut lire un livre de ma­nière pas­sive, ex­plique-t-il. Il faut ab­so­lu­ment faire l’ef­fort de re­te­nir ce que l’on lit. Faites une fiche de lec­ture une fois l’ou­vrage ter­mi­né, une fois par se­maine. » Eh oui.

Post-it men­tal : « Une heure de car­dio-trai­ning, trois fois par se­maine, aug­mente le dé­bit car­diaque, donc le dé­bit san­guin cé­ré­bral, et pro­voque une sé­cré­tion de fac­teurs de crois­sance au ni­veau du cer­veau. Ce­la fa­vo­rise la mi­gra­tion des cel­lules-souches et les in­ter­con­nexions entre neu­rones, la plas­ti­ci­té cé­ré­brale. Con­crè­te­ment, ce­la aug­mente le bien-être, la ca­pa­ci­té à ré­soudre les pro­blèmes et la mé­moire », Ch­ris­tophe de Jae­ger.

“Pour contrer le phé­no­mène, il faut gar­der une ac­ti­vi­té cé­ré­brale très in­tense”

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