Fran­çoise Fa­bian

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Plon­gée sans filtre dans son his­to­rique de na­vi­ga­tion in­ter­net

Tour­ner avec Malle, De­my, Roh­mer, De­ville, Ri­vette, Buñuel, Ozon (bref, avec la Terre) ne l’a pas rin­cée, bien au contraire. À 84 ans, elle sort son pre­mier al­bum et à cette oc­ca­sion, s’en­toure d’alex Beau­pain, Charles Az­na­vour, La Grande So­phie, et plein d’autres gens su­per. Quelle est la der­nière page que vous avez vi­si­tée ?

On m’a fait dé­cou­vrir la page de l’ina der­niè­re­ment, où j’ai vu dé­fi­ler mon par­cours. J’y ai re­dé­cou­vert des chan­sons in­ter­pré­tées avec Jean-ch­ris­tophe Aver­ty, Guy Béart, des in­ter­views avec Jacques Chan­cel ou Ber­nard Pi­vot… Ça m’a fait plai­sir de re­voir ces images, je ne m’en sou­ve­nais plus.

La page que vous avez en­voyée à tous vos potes ?

Je n’en­voie rien, à part des mails. Le der­nier c’était à une amie, Ra­phaëlle Des­ple­chin pour son an­ni­ver­saire. Elle l’a re­çu. Mi­racle.

Le der­nier pro­fil Fa­ce­book que vous avez stal­ké ?

Le mien. Je ne sa­vais pas que j’en avais un. C’est ma mai­son de disques qui l’a créé à l'oc­ca­sion de la sor­tie de l’al­bum.

La per­sonne que vous stal­kez sou­vent ?

Per­sonne, je n’ai pas la cu­rio­si­té de la vie pri­vée, j‘aime voir les gens dans l’exer­cice de leur mé­tier, le reste, je m’en fous com­plè­te­ment.

La der­nière vi­déo vi­rale que vous avez ma­tée (mais sans le dire à per­sonne) ?

Les vi­déos ex­tra­or­di­naires de Ma­ru, le chat ja­po­nais qui aime tant les boîtes en car­tons. Il faut re­gar­der ça.

La der­nière fois que vous avez consul­té vos comptes ban­caires ?

C’était il y a un mois, je vou­lais sa­voir si je pou­vais par­tir au Bré­sil. Je pars de­main.

Le truc que vous avez vé­ri­fié sur Wi­ki­pé­dia ?

« Au mi­lieu de l’hi­ver, j'ai dé­cou­vert en moi un in­vin­cible été », une phrase d’al­bert Ca­mus dans Le Che­min

d’avra. J’en ai fait mon dic­ton. Je suis al­lée vé­ri­fier pour voir si je ne me trom­pais pas.

Votre der­nière vi­rée d’an­goisse sur Doc­tis­si­mo ?

Quand j’ai mal quelque part, je suis plu­tôt du genre à es­sayer de l’oublier. Il faut que ce soit vrai­ment grave pour que j’aille chez un mé­de­cin me faire exa­mi­ner.

La pub ci­blée qui vous a mis la honte ?

J’ai re­çu un ma­tin tout un pa­nel de pu­bli­ci­tés pour des sex-toys. J’étais stu­pé­faite. Des roses, des bleus, des jaunes… ça m’a fait ri­go­ler.

Le ser­vice que vous avez de­man­dé sur les ré­seaux ?

Com­bien de temps vont du­rer les grèves ?

Le mot dont vous êtes tou­jours obli­gée de cher­cher l’or­tho­graphe ?

« Conscien­cieu­se­ment. » Il m’ar­rive de lou­per le « c » et le « s ».

Le truc que vous n’ai­me­riez pas voir quand vous goo­glez votre nom?

Mi­chèle Cor­tés de León y Fa­bia­ne­ra, ce n’est pas mon nom. C’est une joke qu’un jour­na­liste de France Soir a faite à mes dé­buts et tous les jour­naux l’ont re­prise. Tout sim­ple­ment parce que mon nom de jeune fille c’est Mi­chele Cortes, fille de Léon.

Com­bien de fois vous goo­glez-vous par mois ?

Vous plai­san­tez ou quoi ? Je ne fais ja­mais ça.

La vi­déo que vous avez re­gar­dée beau­coup trop de fois ?

Une vi­déo que j’ai faite au Bots­wa­na. Je fil­mais un trou­peau d’élé­phants quand j’ai été char­gée par une fe­melle. Im­pres­sion­nant. Je crois que je me sou­vien­drai de ce que j’ai res­sen­ti à ce mo­ment-là toute ma vie.

La der­nière fois que vous avez ta­pé « nu » après le nom d’une star sur Google ?

Ta­per nu ? Ja­mais. Mais de quoi par­lez-vous ?

Qu’est-ce qui peut vous faire pas­ser en na­vi­ga­tion pri­vée ?

La vente pri­vée de mes bi­joux, sur­tout quand j’ai be­soin d’argent pour par­tir en va­cances.

La phrase la plus ab­surde que vous avez ta­pée dans Google ?

« Ne homme ja­mais qui ne m’a ja­mais la cour cet et dit je m’a t’aime cour fait.»

Le code se­cret le plus dé­bile que vous avez eu ?

Vaf­fan­cu­lo. C’est ce­lui que je pré­fère mais que j’ai dû chan­ger après avoir mal­heu­reu­se­ment été pi­ra­tée.

Quelle est la der­nière adresse que vous avez ta­pée sur Google Maps ?

171, bou­le­vard du Mont­par­nasse, Pa­ris-6e, l’adresse de La Clo­se­rie des Li­las, un res­tau­rant my­thique où sont pas­sés tous les grands au­teurs, j’y vais ré­gu­liè­re­ment. Quand j’ar­rive, ils jouent As Time

goes by au pia­no.

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