« FAUT SE CAL­MER, ET RES­TER PO­LI. »

Réa­li­sa­trice de L’amour sur place ou à em­por­ter et de Pour­quoi nous dé­tes­ten­tils, nous les Arabes ?, Amelle Chahbi est ac­tuel­le­ment en tour­né avec son spec­tacle Qui est Chahbi et de pas­sage sur la Croi­sette.

Technikart - SuperCannes - - NightClubbing - JACQUES BRAUNSTEIN

Qu’est ce que tu aimes à Cannes ?

Jouer le jeu. Mettre des jo­lies robes, se ma­quiller… parce que c’est quelque chose que je fais ra­re­ment. On nous donne les moyens, on nous prête des te­nues, des bi­joux, que je ne pour­rais ab­so­lu­ment pas ache­ter. Même le soir je joue le jeu. Je dis à tout le monde : « hey, ren­dez-vous chez Al­bane », je m’ha­bille. En fait je reste un quart d’heure sur la ter­rasse et je rentre prendre une ver­veine menthe, ma grande pas­sion.

C’est une pe­tite bulle de deux ou trois jours. Après la réa­li­té re­vient mais c’est pas grave… Je ne sais pas si j’ai­me­rais être une prin­cesse tout le temps comme à Cannes. Ça peut être chiant.

Qu’est-ce que tu n’aimes pas à Cannes ?

La hié­rar­chie. Les com­por­te­ments pas très sym­pas vis-à-vis de ser­veurs, des li­vreurs… On va les pous­ser parce que Ri­han­na ou un autre people ar­rive. Quel chan­ge­ment d’hu­meur parce qu’une ve­dette est là : tout de­vient urgent, les gens parlent mal… Je suis ar­tiste donc je le su­bi moins, mais faut se dé­tendre, se cal­mer, et sur­tout res­ter po­li.

Pour­quoi tu conti­nues de ve­nir à Cannes ?

Pour les ren­dez-vous pro­fes­sion­nels im­por­tants et plus dé­ten­dus qu’à Pa­ris… Pour mon pre­mier film, Amour sur place ou à em­por­ter, il me man­quait beau­coup d’ar­gent. On com­men­çait à bais­ser les bras, et ici en une heure on a eue un mil­lion d’eu­ro. Mes pro­duc­teurs l’ont pit­ché à Gau­mont dans un di­ner alors qu’à Pa­ris on n’avait pas osé les ap­pro­cher. Du coup ils m’ont de­man­dé de des­cendre pour leur en par­ler un peu plus et ça c’est fait… L’en­vie est née à Cannes.

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