#AvisDeG­rosTemps

Technikart - SuperCannes - - Édito -

1_Pa­nos sur scène

Plus qu’au fils de son père, Pa­nos Cos­ma­tos res­semble à ce­lui qu’au­rait eu Pa­côme Thiel­le­ment avec le Pin­gouin. Bos­su, hir­sute, vi­si­ble­ment sous an­xio­ly­tiques. Et puis le film dé­marre avec son Nic Cage de 3 tonnes et ses ci­ta­tions de cour de ré­cré, comme si Tom­my Wi­seau re­ma­kait Lynch en su­çant un dou­dou Slipk­not. Un vrai choc es­thé­tique, juste pas du bon cô­té de l’écran.

2_Being Ti­mo­thée Cha­la­met

Cannes, soi­rée du Ga­vras. Notre confère Théo Ri­be­ton si­rote un ame­ri­ca­no quand une jeune femme l’apos­trophe. « Com­bien pour ta cas­quette ? » Il blague : « 100 eu­ros ? » Di­rec­tion le car­ré VIP pour ré­cu­pé­rer le cash. Mé­du­sé, Théo y dé­couvre que l’heu­reux ac­qué­reur n’est autre que Ti­mo­thée Cha­la­met. Bé­né­fice net pour Théo : 75 balles.

3_Le Monde est à nous

Le­çon re­te­nue. Huit ans après le très abs­cons No­tre­jour­vien­dra, Ro­main Ga­vras, par ailleurs gé­nie du for­mat court, ré­in­ves­tit les salles de ci­noche avec un crowd-plea­ser rem­pli de stars qui ca­bo­tinent plus (Cas­sel) ou moins (Ad­ja­ni, Da­miens) bien, des gags idiots et des tubes va­riet’ qui gou­leyent. Tel­le­ment dra­gueur, le Ga­vras, qu’il en ou­blie son ver­sant mé­lan­co­lique au lé­ger fu­met sor­ren­ti­nien. Dom­mage, on en au­rait eu bien be­soin.

4_Les Filles du so­leil

Hy­po­thèse : c’est sur­tout à cause des gros ploufs can­nois des films de guerre concer­nés TheSearch et TheLastFace que la ré­forme des jour­na­listes a été dé­ci­dée. Mes­sage re­çu cinq sur cinq. On veut pas qu’on dise du mal des Filles

du­so­leil, on dit pas de mal des Filles­du­so­leil, un point c’est tout. Un bien beau film sur un su­jet fort et digne, avec des ac­trices au som­met de leur ta­lent. On est bon, là ?

5_Meurs, monstre, meurs

Une grosse bête égorge des ber­gères ans la cor­dillère des Andes. Un gros flic à la voix vo­co­der se lance à sa pour­suite. Après ça, plus rien bi­té à ce truc, mix entre hor­reur « Ci­né­fon­da­tion », fu­mis­te­rie lyn­chienne et bran­lette à la Rey­ga­das. Cinq ans plus tôt, Fa­del fai­sait dia­lo­guer ici même Ta­bou, Bad­lands et Jack Ar­nold dans le somp­tueux Los-Sal­vajes. Mais pu­tain, qu’est ce qui s’est pas­sé ?

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