Le pla­teau de fro­mages ideal

Re­pas de fêtes :

Toutes les Nouvelles (Rambouillet / Chevreuse) - - L’esprit de Noël - Apei-ac­tua­li­tés. M.B.

Fro­mages et/ou des­sert. On n’a pas en­core trou­vé de meilleure for­mule pour ter­mi­ner en beau­té un re­pas de fêtes.

Avec 25,9 kg dé­gus­tés par an, les Fran­çais sont les plus gros ama­teurs de fromage dans le monde, d’après le Centre de re­cherche pour l’étude et l’ob­ser­va­tion des condi­tions de vie (Cre­doc). Lors des fêtes de fin d’an­née, l’ar­ri­vée du pla­teau en bois ou en verre peut même s’avé­rer être le point d’orgue de la soi­rée. On pri­vi­lé­gie les pâtes per­sillées ou à du­rée d’af­fi­nages moyens. At­ten­tion, pour une dé­gus­ta­tion op­ti­male, pen­sez à pla­cer le pla­teau à tem­pé­ra­ture am­biante au moins une heure avant le re­pas. Voi­ci une sug­ges­tion de quelques in­con­tour­nables de vos pla­teaux de fêtes…

Li­va­rot

Re­con­nais­sable aux laîches qui l’en­tourent, le li­va­rot est un fromage fer­mier dans la li­gnée du ca­mem­bert. Il est fa­bri­qué de­puis le Moyen-âge dans la cam­pagne nor­mande. Éla­bo­ré à base de lait de vache, c’est un fromage à pâte molle. On ap­pré­cie sa croûte sa­bleuse à la cou­leur oran­gée.

Coeur de Neuf­châ­tel

Ega­le­ment proche du ca­mem­bert, le coeur de Neuf­châ­tel est aus­si un fromage nor­mand. Il porte le nom d’une com­mune de Seine-ma­ri­time. Quant à sa forme, elle au­rait per­mis aux jeunes filles de sé­duire les sol­dats an­glais du­rant la guerre de Cent-ans. On le choi­sit bien fait pour un goût plus cor­sé.

Pou­li­gny Saint-pierre

Dans le sud du Ber­ry se niche la plus pe­tite aire de pro­duc­tion fro­ma­gère bé­né­fi­ciant d’une AOC (Ap­pel­la­tion d’ori­gine contrô­lée). Le vil­lage de Pou­li­gny-saintPierre donne son nom à ce fromage de chèvre au lait cru. Sa forme py­ra­mi­dale se­rait ins­pi­rée du clo­cher de la com­mune. Le cli­mat et la flore de ce « pays aux mille étangs » lui donne son par­fum si par­ti­cu­lier.

Beau­fort

Pro­duit em­blé­ma­tique des mon­tagnes sa­voyardes, le beau­fort fait par­tie de la fa­mille des gruyères. Ob­te­nu à par­tir de lait de vache de race Ta­rine ou Abon­dance, il s’agit d’un fromage à pâte pres­sée cuite. On pré­fère un beau­fort « d’été » fa­bri­qué dans les al­pages de juin à oc­tobre et à la sa­veur plus frui­tée.

Fourme d’am­bert

La fourme d’am­bert est l’un des plus an­ciens fro­mages fran­çais. La ru­meur veut que l’on consomme dé­jà sa pâte per­sillée avant la conquête des Gaules par Jules Cé­sar. Pro­duit dans les jas­se­ries au­ver­gnates (pe­tites ha­bi­ta­tions uti­li­sées l’été pour la fa­bri­ca­tion du fromage), il sert de mon­naie d’échange au XVIIIE siècle. On opte pour une fourme fer­mière pour ap­pré­cier ses touches de noix, de noi­sette et d’amande.

©J.F. MAL­LET/CNIEL

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