A la ré­cré, ils vont jouer avec…

TEN­DANCE. A quoi vont jouer nos en­fants dans la cour de ré­créa­tion ? A quel ca­price les pa­rents de­vront-ils cé­der cette an­née ? Nous sommes al­lés voir ce qui de­vrait bien mar­cher cette an­née dans les écoles. Nous nous sommes éga­le­ment plon­gés dans nos sou

Toutes les Nouvelles (Rambouillet / Chevreuse) - - L’actu Du Département -

Der­rière les sou­rires, la com­mune de Cres­pières est confron­tée à une baisse des do­ta­tions qui fait froid dans le dos : - 80 % en sept ans. « Je suis pas­sé de 248 000 € en 2010 à 70 000 € au­jourd’hui », rap­pelle le maire, qui ne se mor­fond pas, bien au contraire. Cette chute bru­tale des aides, Adria­no Bal­la­rin l’avait an­ti­ci­pé en 2011. Alors, pour s’en sor­tir et ne pas ac­ca­bler ses ha­bi­tants par des hausses d’im­pôts, qui consti­tuent ses prin­ci­pales re­cettes, il a choi­si d’in­ves­tir tous azi­muts : sur 13 M€ de re­cettes de fonc­tion­ne­ment, il en ré­in­ves­tit 9 M€.

La place de la mai­rie inau­gu­rée en grande pompe, le 2 sep­tembre der­nier, marque le re­nou­veau de ce pe­tit vil­lage si­tué sur la plaine de Ver­sailles et rat­ta­ché à la com­mu­nau­té de com­munes Gal­ly-mauldre. D’une sur­face de 160 m2 la nou­velle place du vil­lage est ha­billée de bancs et d’une jo­lie fon­taine ré­cla­mée par les ha­bi­tants et payée à l’aide d’une sous­crip­tion vil­la­geoise ins­tal­lée dans la bou­lan­ge­rie (12 000 € ré­cu­pé­rés). « Il est à no­ter que Cres­pières a éga­le­ment beau­coup d’amis en de­hors du vil­lage car nous avons re­çu des dons de par­tout. Des per­sonnes qui ont sé­jour­né ici et qui ont quit­té la France ha­bitent main­te­nant aux États-unis, aux Pays-bas, en Al­le­magne, mais elles ont gar­dé le vil­lage dans leur coeur »,

« C’est plus qu’une place de vil­lage, c’est le coeur de ville où les ha­bi­tants se ras­semblent, viennent faire leur course. C’est la rai­son pour la­quelle nous avons fait ve­nir dans des lo­caux neufs un ma­ga­sin Coc­ci­mar­ket dont l’am­pli­tude ho­raire est gé­niale. Il pro­pose éga­le­ment des pro­duits de qua­li­té. » Au­des­sus deux lo­ge­ments de 108 et de 78 m2 qui ap­par­tiennent tout comme la su­pé­rette à la com­mune et qui gé­nèrent des re­cettes de l’ordre de 43 000 € an­nuelles. Avec les quelque 39 nou­veaux pa­villons qui sont en train d’être construits sur la com­mune, les re­cettes fis­cales vont aug­men­ter d’ici un à deux ans. « J’ai fait le choix de sup­pri­mer un poste de po­li­cier mu­ni­ci­pal. Les éco­no­mies en­gen­drées (46 000 € en an­née pleine) m’ont per­mis de ré­duire les dé­penses. J’ai de très bons contacts avec la gen­dar­me­rie avec qui je tra­vaille

En trois ans, le maire dit avoir fait bais­ser sa taxe d’ha­bi­ta­tion de 10,5 % et sa taxe fon­cière de 4 %. « J’ai une très bonne équipe ad­mi­nis­tra­tive », sou­rit ce­lui qui voit ar­ri­ver de nou­veaux ha­bi­tants, des Pa­ri­siens en re­cherche d’es­pace et d’une qua­li­té de vie exem­plaire. « L’im­mo­bi­lier est cher ici, ce n’est pas de mon fait. J’ai­me­rais plus de mixi­té ici. Nous avons les an­ciens mais de plus en plus de fa­milles veulent s’ins­tal­ler ici. Ce n’est pas si simple. »

L’autre écrin dont est si fier le maire de la com­mune est son école high-tech avec ac­cueil loi­sirs da­tant de six ans et qui ras­semble 167 en­fants. 160 dé­jeunent à la can­tine, qui va être agran­die pen­dant les va­cances de La Tous­saint et de Noël.

La Ville a re­pris à son compte le pres­by­tère dont le bail n’a pas été re­nou­ve­lé. Le jar­din du cu­ré de­vrait de­ve­nir un lieu de pro­me­nade et le bâ­ti­ment pour­rait ac­cueillir une salle de réunion et de bap­tême. Si­tué juste der­rière la mai­rie, le pres­by­tère pour­rait éga­le­ment abri­ter un lo­ge­ment so­cial pour le gar­dien ain­si qu’une salle de co­wor­king que l’on pour­ra louer. « Je mets des re­cettes dans tout ce que l’on crée pour évi­ter les frais de fonc­tion­ne­ment », pré­vient l’édile qui n’aime pas les em­prunts. La com­mune après des an­nées de souf­france nu­mé­rique va en­fin être connec­tée à la fibre : la mon­tée en très haut dé­bit est pré­vue à la mi-oc­tobre.

Reste un écueil qui touche toutes les com­munes ru­rales et même les grandes villes : la dé­ser­ti­fi­ca­tion mé­di­cale. Le vil­lage vient de voir le 1er juin son mé­de­cin gé­né­ra­liste par­tir pour un poste de sa­la­rié.

En mars der­nier, la Ville a vo­té la créa­tion d’un pôle de san­té per­met­tant aux ac­teurs mé­di­caux et pa­ra­mé­di­caux de Cres­pières de se re­grou­per dans une mai­son mé­di­cale à 70 % au­to­fi­nan­cée. « Il est en­vi­sa­gé que cette struc­ture puisse col­la­bo­rer avec les éta­blis­se­ments hos­pi­ta­liers avoi­si­nants - le CHIPS- et les mai­sons de san­té de Maule et de Saint­nom-la-bre­tèche tout en dé­ve­lop­pant l’am­bu­la­toire », conclut Adria­no Bal­la­rin qui aime rap­pe­ler cette phrase de Gas­ton Ba­che­lard : « Il faut que la vo­lon­té ima­gine trop pour réa­li­ser as­sez. »

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