Soi­rée po­lar avec Mi­chel Bus­si à Vi­ro­flay

La bi­blio­thèque mu­ni­ci­pale de Vi­ro­flay or­ga­nise une soi­rée po­lar le 18 oc­tobre pro­chain. À cette oc­ca­sion, elle re­çoit un édi­teur ré­si­dant à Vi­ro­flay, Mi­chel Gou­jon, et trois au­teurs : Chris­tophe Fer­ré, au­teur de Mor­telle ten­ta­tion, San­dra Alves, au­teure

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à sor­tir.

Ce der­nier est no­tam­ment connu pour le livre Un Avion sans elle qui a été tra­duit dans de nom­breuses langues. Émi­nent spé­cia­liste de la géo­gra­phie élec­to­rale, Mi­chel Bus­si a tou­jours écrit. Au dé­part, « je ne pen­sais pas qu’écri­vain était un mé­tier, sou­rit-il. Même si ce­la a tou­jours été mon rêve, je ne viens pas du mi­lieu de l’édi­tion. C’est fi­na­le­ment le suc­cès qui m’a ame­né à de­ve­nir écri­vain à temps plein. »

Son der­nier livre, On la trou­vait plu­tôt jo­lie, est ain­si né d’une idée, d’un thème : celle des mi­grants mais aus­si du se­cret. Ley­li Maal fait le mé­nage dans les hô­tels à Port-de-bouc, près de Mar­seille. Ma­lienne, mère cé­li­ba­taire de trois en­fants, Bam­by, 21 ans, Al­pha, 17 ans, Ti­diane, 10 ans, Ley­li nour­rit un rêve im­mense et cache un grand se­cret. « J’avais l’idée de ce se­cret, dé­taille Mi­chel Bus­si. Res­tait à sa­voir si je pou­vais construire un livre au­tour. »

Fran­çois Va­lio­ni tra­vaille pour une im­por­tante as­so­cia­tion d’aide aux mi­grants à Port-de­bouc. Il est re­trou­vé au pe­tit ma­tin as­sas­si­né dans un hô­tel. Dans sa poche, un bra­ce­let de cou­leur et six co­quillages. Ju­lo Flores est un jeune lieu­te­nant de po­lice zé­lé, hy­per­con­nec­té. Mé­fiant en­vers son com­man­dant et un peu trop sen­ti­men­tal, il ne peut pas croire que Bam­by Maal, que tout ac­cuse, soit la cou­pable. Sur­tout lorsque sur­vient un se­cond crime. En quatre jours et trois nuits, du dé­sert sa­hé­lien à la jungle ur­baine mar­seillaise, Mi­chel Bus­si offre un sus­pense de haut vol, dans le­quel, comme tou­jours, priment l’hu­main, l’émo­tion, l’uni­ver­sel.

Peu vu dans les mé­dias, Mi­chel Bus­si n’hé­site pour­tant pas à ren­con­trer ses lec­teurs, mais lors de ren­dez-vous plus confi­den­tiels comme ce se­ra le cas à Vi­ro­flay. « Écrire un livre prend du temps, c’est une course de fond qui né­ces­site un tra­vail en re­trait. Mais j’aime ren­con­trer le pu­blic. »

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