Bailly-noi­sy (D2) pi­mente son mois de sep­tembre

Toutes les Nouvelles (Versailles / Saint-Quentin-en-Yvelines) - - Sports - Ba­sile Re­go­li

C’est un peu la même his­toire chaque sai­son. Au gré des ex­ploits réa­li­sés et des tours fran­chis, la coupe de France offre la pos­si­bi­li­té à cer­tains clubs d’être sous le feu des pro­jec­teurs. Une mise en lu­mière sou­vent très ap­pré­ciée. Ce ne sont pas les di­ri­geants et joueurs de Bailly-noi­sy (D2) qui vien­dront dire le contraire. Vain­queurs (2-0) du Vi­king club Pa­ris (D3) ce di­manche au 3e tour, ils se re­trouvent à hé­ri­ter du fa­meux sta­tut de cen­drillon yve­li­nois avec Plai­sir (D2) (lire l’en­ca­dré).

Ils vont ré­cu­pé­rer les fa­meux maillots

Voi­là quelques an­nées main­te­nant que le club du pré­sident Jean-jacques Le­naff n’avait plus fait par­ler de lui dans cette com­pé­ti­tion. D’où une ef­fer­ves­cence chez les joueurs. Le néo-coach Léo­pold Nji­ki est bien pla­cé pour le confir­mer : « A l’en­traî­ne­ment, ils étaient tous à fond pour es­sayer d’avoir leur place dans le groupe comme si c’était la Ligue des Cham­pions. » À vrai dire, cette coupe de France est un peu leur coupe d’eu­rope.

Con­trai­re­ment à d’autres for­ma­tions du dé­par­te­ment, Bailly­noi­sy a sur­tout eu un peu de chance lors du ti­rage en évi­tant une grosse cy­lin­drée fran­ci­lienne. « Mais c’est par­fois un piège d’af­fron­ter une équipe de son ni­veau car, du coup, eux aus­si jouent le match de leur sai­son, ex­plique Léo­pold Nji­ki. En face, ils vou­laient au­tant que nous pas­ser ce tour pour avoir les maillots. » Ces fa­meux maillots que tout joueur ama­teur rêve d’ob­te­nir au moins une fois. « La coupe de France, c’est aus­si pou­voir par­ta­ger une aven­ture hu­maine et pou­voir se frot­ter à des équipes d’un plus haut ni­veau. »

Louis Le­naff, le ca­pi­taine de l’équipe, peut en té­moi­gner, lui qui était de l’aven­ture en 2009 lorsque le club avait réus­si à se his­ser au 5e tour de la com­pé­ti­tion. « On avait per­du 2-0 contre le Man­tois (CFA), se sou­vient-il. C’était sym­pa. On avait at­ti­ré 350 per­sonnes. Ça change d’un match de cham­pion­nat où il y a trois per­sonnes qui viennent. L’idée, ça se­rait de re­vivre la même chose cette an­née. » Di­manche, ils étaient dé­jà une cen­taine de pré­sents au­tour du ter­rain pour as­sis­ter à la vic­toire de leur équipe grâce à un dou­blé du re­ve­nant Sé­bas­tien Lappe.

Ce chiffre pour­rait fa­ci­le­ment dou­bler en cas d’un ad­ver­saire de re­nom au pro­gramme lors du pro­chain tour pré­vu le 24 sep­tembre. « J’ai­me­rais bien une N2 à la mai­son. Pois­sy ou Mantes, ça se­rait une très belle af­fiche », émet comme sou­hait, non sans gour­man­dise, le tech­ni­cien dont l’ob­jec­tif pre­mier cette sai­son reste d’ac­cro­cher une place dans le top 5 en cham­pion­nat. « La coupe, c’est du bo­nus main­te­nant. »

Les joueurs de Bailly-noi­sy (à droite) ont dû ba­tailler pour réus­sir à do­mi­ner une ac­cro­cheuse équipe du Vi­king club Pa­ris (vic­toire 2-0).

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