Suite FRAN­ÇAISE

La nouvelle First d’Air France al­lie le sa­voir- vivre à la dé­me­sure in­ter­na­tio­nale. Une fo­lie en plein vol.

Vanity Fair (France) - - Vanity Case Art de Vivre - VIR­GI­NIE MOU­ZAT

Ceux qui le connaissent bien se rap­pellent que Karl La­ger­feld avait pré­vu une pièce pro­té­gée dans les deux étages qu’il louait rue de l’Uni­ver­si­té, dans le VIIe ar­ron­dis­se­ment de Pa­ris, dans le fa­bu­leux hô­tel par­ti­cu­lier Poz­zo di Bor­go. L’es­pace avait connu son époque XVIIIe puis an­nées 1940 puis mo­der­niste ra­di­cale, mais cette chambre au lit à ciel fer­mé de rideaux, en­tiè­re­ment ten­due de soie vert amande, re­cons­ti­tuait, a„rmait-il, sa chambre d’en­fant. Au­tant dire une ca­chette nos­tal­gique, dont les ten­tures, la dé­li­ca­tesse et la tra­di­tion du grand goût fran­çais le pro­té­ge­raient de tout.

C’est fou comme la France qui râle, qui ma­ni­feste et fait grève tient en­core haut la barre sur cer­tains de ses pres­tiges. Un lit de 2 mètres de long et 77 cen­ti­mètres de large, des grands crus fran­çais que s’ar­rachent les bien­heu­reux du monde dans les res­tau­rants de Shan­ghai ou New York, de la vais­selle et des cou­verts si­gnés... On croi­rait la chambre pri­vée de La­ger­feld – qui par ailleurs ne boit ja­mais – mais non, ce sont les nou­velles suites First Air France. De ce mi­cro­cli­mat (quatre suites, pas plus, par avion), seule une cen­taine de pas­sa­gers pro›te par jour. Et s’il ar­rive que le go­tha des af­faires et du gla­mour s’y croise (et en­core, il pa­raît que cer­tains ré­servent les quatre suites pour être tran­quilles, même s’ils ne sont que deux), les si­gna­tures qui se cô­toient en cou­lisses ne sont pas moins chic. a oeu­vré à

Jean-Ma­rie Mas­saud l’épure de toute la vais­selle (por­ce­laine Ber­nar­daud et cou­verts Ch­ris­to£e). , , ,

Anne-So­phie Pic Joël Ro­bu­chon Guy Mar­tin et ont éla­bo­ré des me­nus étoi­lés. Pour

Ré­gis Mar­con Michel Roth com­plé­ter cette dream team 100 % fran­çaise, pour­quoi al­ler cher­cher un Ita­lien a›n de sé­lec­tion­ner les éti­quettes les plus re­cher­chées par­mi le mil­lion et de­mi de bou­teilles de vin ser­vies chaque an­née à bord des vols Air France ? Parce que a été re­con­nu

Pao­lo Bas­so meilleur som­me­lier du monde en 2013. La nuit ve­nue, comme dans les hô­tels de luxe, le per­son­nel pré­pare le lit, tire les rideaux sur le dor­meur. S’en­suivent des heures de rê­ve­rie que Proust, dans sa chambre de liège, au­rait ap­pré­ciées en connais­seur.

Par­mi les pre­mières lignes à ac­cueillir ces suites ›gure celle qui conduit à Los An­geles. Il pa­raît d’ailleurs qu’un cer­tain couple de stars du ci­né­ma, qui adore le sud de la France au point d’y pos­sé­der une ré­si­dence et s’y être ma­rié ré­cem­ment, ap­pré­cie­rait beau­coup le ser­vice Wi­jet d’Air France. Un ser­vice de jet qui dé­colle de l’aé­ro­port Rois­sy - Charles-de-Gaulle (et non du Bour­get) sans que le voya­geur (ou son se­cré­ta­riat) ait à gé­rer pa­pe­rasses ou trans­fert de ba­gages. Entre le long- cour­rier et le jet d’aªaires Cess­na Ci­ta­tion Mus­tang ou le ter­mi­nal, pas ques­tion d’ar­pen­ter des cou­loirs in›nis ou de prendre un bus – vous n’y pen­sez pas. Une BMW sé­rie 7 as­sure le trans­port en tout petit co­mi­té de ceux pour qui trop n’est pas même as­sez. —

Aris­tote

et Ja­ckie Onas­sis

dans leur jet pri­vé

à Rome en 1971.

Casque

Fou­lard

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