Le pi­quet­to­mètre

Vanity Fair (France) - - Vanity Fair À La Une -

Le vin est le nou­vel opium des people. leur pre­mière cu­vée de rouge – « un vin fin avec une élé­gance mi­né­rale », pro­met- il – se­ra com­mer­cia­li­sée au plus tard dé­but 2015 et se­ra pro­duite avec les seules vignes du châ­teau, « dans des quan­ti­tés in­fimes ».

Les se­crets du do­maine sont bien gar­dés. Au­cune pho­to­gra­phie de l’in­té­rieur de la pro­prié­té n’a ja­mais été dif­fu­sée. Un pa­pa­raz­zi fran­çais s’est van­té d’en avoir prises quelques- unes à tra­vers une fe­nêtre mais si la chose est exacte, il faut croire qu’au­cun journal n’a vou­lu cou­rir le risque de les pu­blier. L’an­nonce du ma­riage a été en­tou­rée de la plus stricte confi­den­tia­li­té pour évi­ter un af­flux de ca­mé­ras. Seul le pho­to­graphe Da­vid James, spé­cia­li­sé dans les noces des rich and fa­mous, a été au­to­ri­sé à im­mor­ta­li­ser quelques ins­tants. L’ex­clu­si­vi­té de ses images a été par­ta­gée entre les ma­ga­zines

et Hel­lo, qui les ont re­ven­dues dans le monde en­tier. Le ca­chet ver­sé aux époux (5 mil­lions d’eu­ros) a été re­ver­sé à des oeuvres ca­ri­ta­tives, comme après la pu­bli­ca­tion des pho­tos de leurs ju­meaux nou­veaux nés, Vi­vienne Mar­che­line et Knox Léon, en 2007.

« Ce fut une fête sans chi­chis et sans trai­teur », a sim­ple­ment confié Da­vid James. An­ge­li­na Jo­lie, elle, a ex­pli­qué que cha­cun de ses en­fants avait eu un rôle pré­cis dans la cé­ré­mo­nie – « et ils ont tout pris très au sé­rieux ». Les rares dé­tails ren­dus pu­blics portent sur la robe de la ma­riée (créée par Do­na­tel­la Ver­sace et or­née de des­sins de ses en­fants, bro­dés sur le tis­su blanc), la mu­sique jouée à l’en­trée du couple ( la Marche nup­tiale de Men­dels­sohn, re­prise en choeur par les in­vi­tés) et le me­nu du banquet (un grand plat de pâtes ve­nues d’Ita­lie et cui­si­nées par la mère de Brad Pitt). Le joaillier ca­li­for­nien Ro­bert Pro­cop a conçu la bague d’An­ge­li­na Jo­lie (il avait dé­jà des­si­né celle des fian­çailles, or­née d’une éme­raude de 16 ca­rats et es­ti­mée à 500 000 dol­lars). On sait éga­le­ment que le jeune ma­rié a fait gra­ver dans la pierre une pen­sée pour Mar­che­line, la mère de son épouse, dans la pe­tite cha­pelle du châ­teau, à l’en­droit pré­cis où ils se sont don­né leur consen­te­ment. Rien d’autre n’a fil­tré, ce qui n’a pas em­pê­ché les pe­tits vieux de « ra­dio pla­tane » de com­men­ter l’évé­ne­ment dans les dé­tails, un pas­tis à la main. « Ne faites pas at­ten­tion à ce qu’ils disent », m’a lan­cé en riant Jo­sette Dus­set, l’unique taxi du vil­lage, qui fait la na­vette vers la gare TGV d’Aix- en- Pro­vence. « Quand Brad et An­ge­li­na sont ar­ri­vés, je rê­vais dé­jà que George Cloo­ney monte dans ma voi­ture ! Fi­na­le­ment, je n’ai ja­mais conduit un de leurs amis à Mi­ra­val. Ils ont beau nous igno­rer, je suis sûre que les gens du vil­lage sont contents de les avoir ici. » Elle n’a pas dû par­ler aux mêmes Cor­ren­sois que moi. �

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