Ka­ti Mar­ton

Vanity Fair (France) - - Vanity Fair -

L’écri­vain Ka­ti Mar­ton, dans son ou­vrage consa­cré aux couples pré­si­den­tiels, avance qu’à une époque où la fonc­tion pré­si­den­tielle isole for­mi­da­ble­ment, le rôle de Pre­mière Dame – pre­mier être hu­main à qui le pré­sident parle le ma­tin, der­nier à qui il parle soir – est cru­cial. Mar­ton dé­fi­nit le mé­tier de pré­sident comme un deux- en-un, un exer­cice où tra­vail et vie pri­vée se mé­langent, où l’exé­cu­tif et le cé­ré­mo­niel s’in­ter­pé­nètrent sans cesse, un peu comme dans une cour royale. « Si tout à coup notre First La­dy est un man­ne­quin et qu’elle ne nous in­té­resse plus que pour sa vi­sion de la mode, la vie po­li­tique se­ra trans­for­mée avec de sé­rieuses consé­quences, m’a- t- elle ré­cem­ment af­fir­mé. Si le pré­sident a pour par­te­naire une per­sonne in­tel­li­gente et in­for­mée, qui a son oreille et qui peut le te­nir in­for­mé de ce qui se dit dans le pays, qui lui si­gnale quand il se com­porte comme un âne, comme ont pu le faire les plus ma­lignes des Pre­mière Dames, c’est dans notre in­té­rêt. Les autres ne sont là que pour son bon plai­sir. » « Une First La­dy pas­sive, ajoute- t- elle, peut cau­ser du tort non seule­ment à son ma­ri mais à la na­tion. Me­la­nia Trump, en l’oc­cur­rence, se­rait la moins ex­pé­ri­men­tée et la moins pré­pa­rée à l’exer­cice de toute l’his­toire des États-Unis. »

Si on pense qu’il faut prendre au sé­rieux le rôle de Pre­mière Dame, il n’est pas inu­tile d’es­sayer de com­prendre qui est Me­la­nia Trump en tant qu’être hu­main et non comme simple pro­duit dé­ri­vé. Sa bio­gra­phie la plus com­plète à ce jour est un livre in­ti­tu­lé

écrit par Bo­jan Požar et Igor Omer­za et dis­po­nible en an­glais sur Kindle de­puis fé­vrier 2016 (la ver­sion im­pri­mée de­vait sor­tir fin juin aux États-Unis). Požar est

(écri­vain)

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