Risque de ré­tro­gra­da­tion

Alors que la DNACG pour­rait sanc­tion­ner un bud­get dés­équi­li­bré, le tor­chon brûle entre les deux en­ti­tés (ama­teur et pro­fes­sion­nel) du club

Var-Matin (Brignoles / Le Luc / Saint-Maximin) - - Sports - PAUL MASSABO

Le RCT se­ra-t-il ré­tro­gra­dé en deuxième di­vi­sion, la sai­son pro­chaine ? La ques­tion aus­si bru­tale soit-elle n’est en rien une fic­tion même si dans l’in­té­rêt même du club, on ne peut pas ima­gi­ner qu’une so­lu­tion à l’amiable ne soit trou­vée ra­pi­de­ment. Un mau­vais ac­cord va­lant tou­jours mieux qu’un bon pro­cès. La DNACG (Di­rec­tion na­tio­nale d’aide et de contrôle de ges­tion) pour­rait dé­ci­der de cette re­lé­ga­tion ad­mi­nis­tra­tive, si les deux mil­lions man­quant au­jourd’hui au bon équi­libre fi­nan­cier du club n’étaient pas trou­vés et pro­vi­sion­nés, soit en compte-cou­rant soit en aug­men­ta­tion de ca­pi­tal.

Quelles qu’en soient les consé­quences

Avec une amende de 1,7 mil­lion d’eu­ros en fa­veur de l’an­cien équi­pe­men­tier (Pu­ma) et quelque 500 000 eu­ros de perte cette sai­son, le club, long­temps bon élève fi­nan­cier du Top 14, ac­cuse pour cette sai­son 2016-2017 un dé­fi­cit de l’ordre de 2 mil­lions d’eu­ros. Rien de rédhi­bi­toire dans la me­sure où Mou­rad Boud­jel­lal, qui dé­tient 51 % du club, a pro­po­sé une aug­men­ta­tion de ca­pi­tal pour com­bler le trou. Fort d’un bud­get an­nuel de l’ordre de 1,1 mil­lion d’eu­ros, l’As­so­cia­tion RCT avec ses 49 % de parts ne peut pas suivre. Pré­si­dée par Alex Mas­sa­ri, cette struc­ture ama­teur qui dé­tient la li­cence et le lo­go du club rouge et noir, en­tend gar­der une mi­no­ri­té de blo­cage, et ce, quel que soit le pro­prié­taire du club plus que cen­te­naire. « Mou­rad a fait énor­mé­ment pour le club, re­con­naît le pré­sident de la sec­tion ama­teur. Il ne faut pas pour au­tant lui lais­ser les mains libres et per­mettre ain­si à n’im­porte qui d’en­trer dans le ca­pi­tal. On veut avoir un droit de ve­to sur les dé­ci­sions fu­tures. Au nom du seul ar­gent, on ne peut pas bra­der l’his­toire du club. Voi­là pour­quoi, quelles qu’en soient les consé­quences, je ne lui si­gne­rai pas de chèque en blanc ». Le pré­sident du RCT pro­fes­sion­nel pen­sait après de longues dis­cus­sions avoir trou­vé un ac­cord la se­maine dernière avec les re­pré­sen­tants de l’As­so­cia­tion RCT. Mais hier ma­tin, il res­tait quelques points de désac­cord et la si­gna­ture du contrat entre les deux par­ties a été an­nu­lée.

Ren­dez-vous au­jourd’hui

Es­pé­rons que ce ren­dez­vous man­qué ne soit que re­por­té. Les avo­cats fis­ca­listes des deux camps de­vaient s’en­tre­te­nir pour ten­ter de trou­ver une so­lu­tion et sor­tir de cette crise par le haut. Au­jourd’hui, la DNACG a fixé ren­dez-vous té­lé­pho­nique avec M. Boud­jel­lal. Ce der­nier se­ra, sauf re­vi­re­ment, dans l’im­pos­si­bi­li­té d’ap­por­ter la preuve du vi­re­ment. Et pour cause… Et cette fois, la balle ne pour­ra pas être bot­tée en touche...

(Pho­tos E. E., D. Le­riche et L. Bou­tria) (Pho­to EPA)

Entre Alex Mas­sa­ri, pré­sident de la struc­ture ama­teur et Mou­rad Boud­jel­lal, pré­sident de la SASP, il y a du ti­rage. La DNACG pour­rait tran­cher ce dif­fé­rend de fa­çon bru­tale. L’Aus­tra­lien Sains­bu­ry de­vance Süle, mais l’Al­le­magne au­ra le der­nier mot.

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