« Je ne cherche pas àê­treà­la­mode»

Au mi­cro de TF1 pour le match France/Pays-Bas, Bixente Li­za­ra­zu com­mente à sa ma­nière les matchs de l’équipe de France

Var-Matin (Brignoles / Le Luc / Saint-Maximin) - - Détente -

L’ex-dé­fen­seur des Bleus pour­suit avec suc­cès sa re­con­ver­sion dans les mé­dias. Ce soir, il com­mente avec Gré­goire Mar­got­ton le match France/PaysBas et en­chaîne di­manche avec France/Luxem­bourg, tous deux qua­li­fi­ca­tifs pour la Coupe du monde 2018. La ren­contre face aux Pays­Bas s’an­nonce dif­fi­cile pour les Bleus. Qu’en pen­sez­vous ? Après notre dé­faite en Suède, elle s’an­nonce plus dif­fi­cile, d’au­tant que les Néer­lan­dais semblent avoir re­pris des cou­leurs. Tou­te­fois, même si nous ne de­vons pas faire de faux pas, il ne faut pas jouer ce match en trem­blant. Et celle face au Luxem­bourg pour­rait être un piège… Là, quand même, il ne faut pas dé­con… ! Si on com­mence à avoir la trouille du Luxem­bourg, au­tant ne pas par­ti­ci­per à la com­pé­ti­tion… Vous êtes consul­tant de­puis 2006, d’abord sur Ca­nal+, puis sur TF1. Que vous a ap­por­té ce mé­tier ? La pos­si­bi­li­té de res­ter connec­ter à ma pas­sion : le foot. Il m’a aus­si ap­pris à mieux m’ex­pri­mer, à syn­thé­ti­ser mes idées et à être plus pé­da­gogue. Vous êtes aus­si pré­sent en ra­dio, sur RTL, et en presse écrite. Aviez­vous en­vi­sa­gé une telle re­con­ver­sion ? Non, je n’avais pas de plan de car­rière. Une chose est sûre, j’étais très cu­rieux, très cu­rieux de tout. Mes pre­miers pas à Ca­nal m’ont plu et c’est ce qui m’a don­né en­vie de per­sé­vé­rer. Être sur plu­sieurs mé­dias me per­met de ne ja­mais me las­ser. La mode est aux consul­tants sni­pers. Pour­quoi n’y pre­nez­vous pas part ? (Il éclate de rire.) Je fais ce que j’ai en­vie de faire et sur­tout comme je le sens. Je ne cherche pas à être à la mode. Ce qui m’agace le plus, au­jourd’hui, c’est cette re­cherche per­ma­nente du buzz. Les pro­pos des joueurs sont de plus en plus dé­na­tu­rés, sor­tis de leur contexte pour faire du clic. On a l’im­pres­sion que tout est su­jet à po­lé­mique… C’est un vrai pro­blème. Un pe­tit mot sur les der­nières tran­sac­tions au PSG ? Le PSG a fait un coup énorme avec Ney­mar, mais, quand je vois le prix de Mbap­pé ou ce­lui de Dem­bé­lé, je me dis que Ney­mar n’est pas si cher. Lui est au som­met de son art alors que les autres ont toutes leurs preuves à faire. Un sa­cré pa­ri. En tout cas, les mon­tants de leur trans­fert n’ont rien à voir avec ceux de votre époque… Quel­que­fois, je m’amuse à es­ti­mer la va­leur que j’au­rais au­jourd’hui… J’es­père que cette sur­en­chère ne dé­bou­che­ra pas sur un krach… PRO­POS RE­CUEILLIS PAR

PA­TRICK CABANNES

Bixente Li­za­ra­zu : « Je n’avais pas de plan de car­rière pour ma re­con­ver­sion. Mes pre­miers pas à Ca­nal+ m’ont plu et c’est ce qui m’a don­né en­vie de per­sé­vé­rer ».

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