Sarr, l’an­née d’après

Ré­vé­la­tion de la sai­son der­nière, le jeune dé­fen­seur ni­çois est ap­pe­lé à rem­pla­cer Jal­let face à l’OM

Var-Matin (Grand Toulon) - - Sports - VINCENT MENICHINI

En pré­am­bule, il est bon de rap­pe­ler que, mal­gré 37 ap­pa­ri­tions en pro­fes­sion­nel (30 en Ligue 1, 7 en Coupe d’Eu­rope), Ma­lang Sarr n’a tou­jours que 18 ans. Un âge où les er­reurs peuvent (doivent) être en­core par­don­nées. Pour­tant, après le temps des éloges, est ve­nu ce­lui des piques après un coup de moins bien. « On l’a par­fois ju­gé comme si c’était un in­ter­na­tio­nal A, glisse un proche. Il a mis la barre tel­le­ment haut à ses dé­buts que tout le monde est de­ve­nu très exi­geant avec lui. Mais émo­tion­nel­le­ment, c’est un gar­çon re­la­ti­ve­ment stable. Il a juste ten­dance à se ren­fer­mer quand ça va moins bien, à faire pro­fil bas. Il n’aime pas dé­ce­voir. »

Klui­vert, In­signe et main­te­nant Thau­vin...

Pour Ma­lang Sarr, l’été n’a pas été de tout re­pos. Ap­pe­lé à sup­pléer Dal­bert sur le cô­té gauche de la dé­fense au coeur de la pré­pa­ra­tion, il a été en­voyé au feu contre l’Ajax pour faire front face à Jus­tin Klui­vert, l’un des ai­liers les plus pro­met­teurs du conti­nent eu­ro­péen. Ce fut tout sauf une par­tie de plai­sir. Or, mal­gré quelques cou­rants d’air, il n’a pas pi­qué du nez, à l’in­verse du match au San Pao­lo de Naples du­rant le­quel Jo­sé Cal­le­jon lui a fait tour­ner la tête. Rem­pla­cé peu après la mi­temps par Oli­vier Bos­ca­gli ce soir-là, Sarr a quelque peu ac­cu­sé le coup. « Il a tou­jours fait preuve d’un ex­cellent état d’es­prit, avance Lu­cien Favre qui de­vrait le pré­fé­rer à Ra­cine Co­ly pour le poste de la­té­ral gauche contre l’OM. En sé­lec­tion es­poirs, il s’est très bien com­por­té éga­le­ment. On n’a eu que des re­tours po­si­tifs. Il ne re­chigne ja­mais à faire du rab’. Tout le monde sait bien que c’est plus un cen­tral qu’un la­té­ral, mais il peut être per­for­mant à ce poste éga­le­ment. Il va vite, pos­sède une bonne patte. »

Dante : « Il est tout jeune, soyez pa­tients ! »

« Il est tout jeune, soyez pa­tients avec lui, conseille Dante, en bon ca­pi­taine. Il joue à un poste où il y a énor­mé­ment de res­pon­sa­bi­li­tés. Si tu fais une er­reur en dé­fense, ça se voit de suite. On a tou­jours été der­rière lui. Il a été quelque peu cri­ti­qué, ce n’est pas la seule fois où ça lui ar­ri­ve­ra. Ce n’est pas un gars qui doute. » Tant mieux, car de­main soir et en l’ab­sence de Chis­tophe Jal­let, sus­pen­du, il va de­voir se col­ti­ner Flo­rian Thau­vin et ses sta­tis­tiques im­pres­sion­nantes en 2017 (12 buts, 8 passes dé­ci­sives). « Il sait qu’il peut faire mieux sur le cô­té gauche, af­firme-t-on dans son en­tou­rage. Il doit se lâ­cher, comme par exemple à Saint-Etienne en deuxième mi-temps. » Comme ce fut le cas pour Alas­sane Plea lors du der­by contre Mo­na­co en 2016 ou pour Yoan Car­di­nale face à Guin­gamp ré­cem­ment, Ma­lang Sarr, en­fant du Gym, peut comp­ter sur le sou­tien de la Po­pu­laire Sud. « Qu’il sache qu’on est à fond der­rière lui, souffle un cadre du groupe. On est fier de voir un ga­min d’ici en équipe pre­mière. »

(Pho­to Sé­bas­tien Bo­tel­la)

Ma­lang Sarr va re­trou­ver une place dans le onze contre l’OM.

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