Var-Matin (Grand Toulon)

Pourquoi la France peut encore l’emporter

Bien que battu 23-20 par L’Angleterre, et désormais en ballottage défavorabl­e, le XV de France peut continuer d’espérer remporter le Tournoi 2021. On vous explique comment et pourquoi.

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Certes, pour le Grand Chelem, c’est raté. Mais le XV de France garde un espoir de remporter le Tournoi des six nations, pour la première fois depuis 2010, avec plusieurs atouts dans sa manche.

❑ Du bonus dans la défaite

Dur de s’incliner dans les dernières minutes (23-20). Mais les Bleus n’ont pas tout perdu en Angleterre, en ramenant le point de bonus défensif. Ce point est «important », a d’ailleurs souligné le capitaine des Bleus, Charles Ollivon.

L’an passé, le point de bonus défensif acquis par les Anglais au Stade de France (24-17) en ouverture de la compétitio­n avait pris de la valeur à l’heure des comptes. Anglais et Français étaient à égalité (18 points), mais les premiers avaient remporté le Tournoi grâce à une meilleure différence de points générale. Sans ce point de bonus défensif, les hommes d’Eddie Jones auraient fini deuxièmes derrière les Bleus. Un souvenir à garder en tête pour doubler le pays de Galles, leader invaincu, qui visera le Grand Chelem samedi (21h) au Stade de France.

❑ Difficile mais pas impossible

Neuf points séparent les Français des Gallois au classement. Mais les Gallois joueront leur dernier match en France, à qui il restera encore un duel, contre l’Écosse. A priori le 26 mars, la date du report n’étant pas encore fixée. Deux rencontres représente­nt dix points à prendre maximum. En gagnant deux fois avec le bonus offensif (quatre essais minimum) et sans céder de bonus défensif au XV du Poireau (défaite de sept points ou moins), l’équipe de Fabien Galthié sera assurée de soulever le trophée.

Un succès bonifié et un second sans bonus peuvent aussi suffire en soignant le goal-average. La France est à +39, Galles à +63 actuelleme­nt. Pour son dernier testmatch contre les Gallois, le 24 octobre, la France avait fait le plein (38-21) en marquant cinq essais, dont un doublé d’Antoine Dupont. En Écosse, le 22 novembre durant la Coupe d’automne des nations, elle ne s’était en revanche imposée qu’avec un essai (22-15).

❑ C’est mieux à la maison

Après trois déplacemen­ts, en Italie (50-10), en Irlande (15-13) puis en Angleterre, la sélection française aura l’avantage de recevoir deux fois. Pandémie oblige, les Bleus ne pourront pas bénéficier du soutien de leur public, mais ils restent invaincus à Saint-Denis depuis l’arrivée aux commandes de Galthié fin 2019 – avec un total de cinq victoires, contre l’Angleterre, le pays de Galles, l’Irlande et deux fois contre l’Italie. Sur sept déplacemen­ts, Ollivon et ses partenaire­s ont en revanche perdu à trois reprises, à Edimbourg et deux fois à Londres.

❑ Gallois à double face

Les « dragons rouges » ont retrouvé du poil de la bête. Après une année 2020 morose, avec sept défaites en dix matches et une avantderni­ère place dans le Tournoi, ils ont signé un sansfaute jusqu’ici. Quatre succès en quatre rencontres, dont trois bonifiés, leur permettent de prétendre au Grand Chelem, comme en 2019.

Au vu des résultats, le XV du Poireau n’a plus grandchose à voir avec l’équipe submergée par la vague bleue à Saint-Denis à l’automne. Et sa pépite Louis Rees-Zammit, co-meilleur marqueur d’essais (4) avec l’Anglais Anthony Watson, a fait du chemin depuis.

Mais l’équipe de Wayne Pivac a montré deux visages. Côté pile : elle a rossé Italie (48-7) et Angleterre (40-24). Côté face : elle a peiné pour battre Irlande (21-16) et l’Écosse (25-24), réduites à quatorze. Raison de plus d’espérer.

❑ Ouvrez le banc

Ni le troisième ligne Anthony Jelonch, ni l’ouvreur Romain Ntamack, ni le demi de mêlée Baptiste Serin ne sont entrés en jeudi samedi. Et ce, alors que la France a peiné sur la fin. Le sélectionn­eur de l’Angleterre Eddie Jones a, lui, utilisé tout son banc. Coaching gagnant ! C’est une piste à étudier. Rappelons aussi que onze des titulaires français à Londres n’avaient pas joué depuis un mois en raison de l’épisode des contaminat­ions au coronaviru­s. Physiqueme­nt, ils devraient être encore plus affûtés samedi.

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(Photos AFP) Les Bleus sont désormais en ballottage défavorabl­e, ce qui ne peut satisfaire vraiment Fabien Galthié. Mais ils ont toujours leur destin entre leurs mains...

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