Opé­ra­tion des glandes sa­li­vaires, com­plexe mais bien ro­dée Soins

Fort d’une so­lide ex­pé­rience du mo­ni­to­ring per­opé­ra­toire, l’IUFC à Nice se hisse en 1re place pour le nombre de chi­rur­gie des glandes sa­li­vaires

Var-Matin (La Seyne / Sanary) - - Santé - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR NAN­CY CATTAN

Quelque 120 in­ter­ven­tions par an. C’est à Nice, plus pré­ci­sé­ment à l’IUFC (Ins­ti­tut uni­ver­si­taire de la face et du Cou) que l’on a trai­té chi­rur­gi­ca­le­ment le plus grand nombre de tu­meurs des glandes sa­li­vaires (clas­se­ment du Point 2018). L’IUFC, connu et re­con­nu comme centre ex­pert et de re­cours, s’est spé­cia­li­sé dans la prise en charge des si­tua­tions cli­niques com­plexes ou rares. Et c’est le cas des tu­meurs des glandes sa­li­vaires ou pa­ro­tides. Plus de pré­ci­sions avec le Pr Jo­sé San­ti­ni, spé­cia­liste en oto­rhi­no­la­ryn­go­lo­gie et chi­rur­gien cer­vi­co-fa­cial.

Quelques pré­ci­sions sur ces tu­meurs as­sez mé­con­nues ?

Il s’agit de tu­meurs le plus sou­vent bé­nignes ( à  % des cas). Néan­moins, des formes plus graves peuvent être mises en évi­dence, qui né­ces­sitent une prise en charge ra­pide.

Existe-t-il des fac­teurs de risque ?

Au­cun n’a pu être mis en évi­dence, pas même la consom­ma­tion de ta­bac. On a sim­ple­ment consta­té que les femmes sont un peu plus sou­vent at­teintes que les hommes, avec un âge moyen de sur­ve­nue se si­tuant entre  et  ans. Mais, la ma­la­die semble vrai­ment frap­per au ha­sard.

Quels sont les symp­tômes ?

La ma­la­die se manifeste aus­si sim­ple­ment que par une « boule » de­vant l’oreille qui se met à gros­sir. Gé­né­ra­le­ment, ce n’est pas dou­lou­reux. Mais, consul­ter s’im­pose ; s’agis­sant de tu­meurs po­ten­tiel­le­ment graves, il faut ex­per­ti­ser ra­pi­de­ment. Se­lon l’exa­men cli­nique et les ré­sul­tats de l’ima­ge­rie – une simple écho­gra­phie le plus sou­vent, un IRM plus ra­re­ment – on prend la dé­ci­sion d’opé­rer. Lorsque la tu­meur est lo­ca­li­sée, la chi­rur­gie suf­fit à la trai­ter. La pré­sence de mé­ta­stases im­pose une chi­mio­thé­ra­pie.

Comment se dé­roule la chi­rur­gie des glandes sa­li­vaires ?

Ces glandes étant tra­ver­sées par le nerf fa­cial (qui com­mande les muscles de la face), il s’agit d’une opé­ra­tion très dé­li­cate, as­sez longue (de  h  à  heures) sous anes­thé­sie gé­né­rale. Sou­vent, les pa­tients sont très in­quiets et se tournent vers des centres ex­perts. À l’IUFC, nous pra­ti­quons cette in­ter­ven­tion en rou­tine de­puis  ans. Elle a bé­né­fi­cié d’ou­tils mo­dernes comme le mo­ni­to­ring per­opé­ra­toire du nerf fa­cial. On peut, pen­dant l’in­ter­ven­tion, « gé­rer » ce nerf et s’as­su­rer qu’il n’est pas tou­ché.

L’éthique mé­di­cale

An­non­cer une mau­vaise nou­velle, dé­ci­der d’un ar­rêt de trai­te­ment, ré­ani­mer un pa­tient sui­ci­daire... les di­lemmes mo­raux ne sont pas rares en mé­de­cine. Les pro­blèmes éthiques ont néan­moins re­vê­tu une acui­té par­ti­cu­lière de nos jours. Cette nou­velle conjonc­ture conduit peu à peu à chan­ger les fa­çons d’exer­cer la mé­de­cine. Pierre Le Coz pré­sente ici dif­fé­rentes ap­proches phi­lo­so­phiques de l’éthique mé­di­cale. L’éthique mé­di­cale. Presses Uni­ver­saites de Pro­vence. 157 p. 12 €.

Et main­te­nant, on mange quoi ?

De­ve­nu un fa­rouche dé­trac­teur de la mal­bouffe in­dus­trielle et un adepte d’un bien man­ger na­tu­rel, l’an­cien tra­der dans l’agroa­li­men­taire Chris­tophe Brus­set ex­plique comment échap­per aux pièges du food­bu­si­ness et de la grande dis­tri­bu­tion. Il dé­livre ses trucs et as­tuces pour qu’aux com­mandes de votre cha­riot, vous fas­siez les bons choix pour votre san­té. « Et main­te­nant on manque quoi?». Ed. Flam­ma­rion. 300 p. 19 €.

F.V.)

La ma­la­die se manifeste par une boule de­vant l’oreille.(Pho­to

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