EX­PLO­RA­TEURS ET AL­PI­NISTES DANS LE KON­DUS SAL­TO­RO EN QUELQUES DATES.

Vertical (French) - - Expédition Vacances D’orient -

1838. God­frey Tho­mas Vigne, consi­dé­ré comme le pre­mier Eu­ro­péen à por­ter le re­gard sur le Ka­ra­ko­rum à par­tir de 1835, vi­site Kha­plu en 1838 et re­monte la Sal­to­ro val­ley dans une ten­ta­tive d’at­teindre le Sal­to­ro pass. 1856. Tho­mas Mon­go­me­rie est le pre­mier à prendre conscience de la vraie di­men­sion du mas­sif. De­puis une sta­tion géo­gra­phique au som­met du pic Ha­ra­mukh au Ca­che­mire, il po­si­tionne par tri­an­gu­la­tion une sé­rie de 32 som­mets aux­quels il at­tri­bue la lettre « K » (K pour Ka­ra­ko­rum) ajou­tée d’un nu­mé­ro. 1860 – 1961. Cap­tain H. H. God­winAus­ten puis E.G. RyaIl du Sur­vey of In­dia car­to­gra­phient les val­lées du Sal­to­ro et de Shi­gar. 1911-12. Le Sal­to­ro Kan­gri 1, 7 742 m, les gla­ciers Bi­la­fond et Kon­dus sont re­con­nus de près par l’in­tré­pide couple Work­man. 1935. Pre­mière ten­ta­tive connue du Sal­to­ro Kan­gri 1 par l’équipe bri­tan­nique du Lieu­te­nant James Wal­ler par ses faces est et sud-ouest via les val­lées de Shyok, Sal­to­ro et Kon­dus. L’expé at­teint 7 529 m avant de re­non­cer pour cause de mau­vais temps et d’épui­se­ment. Eric Ship­ton fait par­tie de l’équipe. 1934. Dyh­ren­furth et sa femme gra­vissent des som­mets dans le groupe de Sia Kan­gri dans la ré­gion du Sia­chen. 1937. Bill Til­man et Eric Ship­ton, au cours de longues ex­pé­di­tions, tra­versent les gla­ciers du Bal­tis­tan et ap­prochent le Sal­to­ro Kan­gri 2. Ship­ton, tom­bé amou­reux de cette ré­gion de mon­tagnes qu’il te­nait pour « l’une des plus fan­tas­tiques du globe » écri­ra un best-sel­ler au titre ex­pli­cite, « Blank on the map ». 1962. Une ex­pé­di­tion pa­kis­ta­no-ja­po­naise de 16 membres réus­sit, en­fin, le Sal­to­ro Kan­gri par l’épe­ron nord-est. 1964. Une ex­pé­di­tion ger­ma­nique em­prunte sans doute pour la pre­mière fois le cirque ouest du Ka­be­ri Gla­cier dans une ten­ta­tive d’ap­proche de la ter­rible face est du K6. Au pas­sage, ils nomment un pic vierge de 7 040 m, le Ber­li­ner Peak. Il s’agis­sait en fait du Link Sar dé­jà re­pé­ré par le nord. 1979. Une ex­pé­di­tion ja­po­naise tente le Link Sar ver­sant Kon­dus. C’est la pre­mière ten­ta­tive sur cette mon­tagne de­puis la ré­ou­ver­ture du Ka­ra­ko­rum à l’al­pi­nisme en 1974, suite à la se­conde guerre du Ca­che­mire en 1965. C’est aus­si la der­nière des an­nées 1980 et 1990 du­rant la­quelle le Kon­dus est fer­mé à toute fré­quen­ta­tion étran­gère. 2000. En juin, Steve Lar­son, Georges Lowe et des com­pa­gnons ex­plorent de nom­breuses pos­si­bi­li­tés pour ve­nir à bout du Link Sar. Ils fi­nissent par re­prendre l’iti­né­raire ja­po­nais, mais sans plus de suc­cès. 2001. Juste avant le 11 sep­tembre qui ver­ra un re­gain de ten­sion et un nou­veau bla­ckout de tout le sec­teur Kon­dus, quatre ro­chas­siers amé­ri­cains, dont Steph Da­vis et Jim­my Chin, réus­sissent un jo­li big wall dans la Ta­hir To­wer juste au-des­sus de Kar­man­ding. 2015. À la mi-juillet, Jon Grif­fith réus­sit, à la qua­trième ten­ta­tive, la pre­mière du Link Sar Ouest, 6 938 m, mais par le ver­sant Cha­ra­ku­sa qui est au­to­ri­sé. En dé­but d’au­tomne, une équipe de quatre Polonais em­me­née par To­masz Klimc­zak ré­ob­tient pour la pre­mière fois l’au­to­ri­sa­tion de pé­né­trer le mas­sif Sal­to­ro/Kon­dus. Ils ouvrent deux voies mixtes sur deux mon­tagnes vierges du val­lon de Lat­chit qu’ils nomment Dream Wal­ker Peak et The Ogre. 2016. En août, deux cor­dées de Fran­çais re­pous­sées à Kar­man­ding ouvrent « La Scou­moune » sur l’ai­guille Chi­mère, dans la branche cen­trale du gla­cier de Lat­chit.

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