AI­GUILLE DE ROC (3406 m) — Sub­ti­li­tés Dül­fe­riennes

TD+ / 6b (6a) / 500 m Ou­vert le 9 sep­tembre 1982 par Mi­chel Piola, Marc Ba­tard et Charles Del­la­mo­ni­ca.

Vertical (French) - - Summer Vibes Voies Piola -

Là aus­si on tient un pe­tit bi­jou d’es­ca­lade gra­ni­tique, à seule­ment une de­mi-heure du re­fuge de l’En­vers des Ai­guilles. Sub­ti­li­tés Dül­fe­riennes a la ré­pu­ta­tion d’avoir des co­ta­tions plus sèches que d’autres voies du sec­teur : les lon­gueurs de 5c ont dé­bou­té plus d’un sex­to­gra­diste. Se mé­fier donc de son ap­pa­rente gen­tillesse et y al­ler avec une vraie marge et un sens cer­tain de la ges­tuelle en fis­sures. On ne compte plus les broyeurs de ré­glettes et chim­pan­zés de salle qui se sont fait dé­cu­lot­ter dans le Vsup cha­mo­niard ! Ici plus qu’ailleurs, l’al­pi­nisme est école d’hu­mi­li­té.

PRA­TIQUE

Par rap­port à Pe­dro Po­lar, cette voie se si­tue de l’autre cô­té de l’Ai­guille de Roc. Moins équi­pée que la plu­part des autres voies Piola, il fau­dra em­por­ter suf­fi­sam­ment de quin­caille­rie. L’iti­né­raire de Sub­ti­li­tés Dül­fe­riennes n’est pas tou­jours évident à trou­ver, et la pos­ses­sion d’un bon to­po vous évi­te­ra de longues ter­gi­ver­sa­tions. La pre­mière par­tie de la voie est as­sez cou­chée, en­tre­cou­pée de vires, et sou­vent hu­mide — sur­tout la pre­mière lon­gueur en di­èdre. La suite se re­dresse net­te­ment jus­qu’à l’apo­théose du ma­gni­fique di­èdre-fis­sure en L10. Mais au­pa­ra­vant, vous se­rez sû­re­ment dé­jà échauf­fés avec le pas­sage de la « ba­nane » en L4, qui vous lais­se­ra des émo­tions. La ligne étant très proche de Tout Va Mal (ED- ), il est pos­sible de pas­ser d’une voie à l’autre à cer­tains re­lais. Cette der­nière voie consti­tue d’ailleurs l’iti­né­raire de des­cente en rap­pel.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.