50 ans : nour­rir et pro­té­ger

À l’âge des grands bou­le­ver­se­ments hor­mo­naux, on sait quels sont nos atouts. Alors on ca­pi­ta­lise, on en­tre­tient, et on ap­prend comment s’of­frir un coup de jeune, avec l’aide de soins na­tu­rels.

Vie Pratique Feminin - - Dossier - PAR LUC BIECQ

Je prends soin de mon vi­sage et mon cou

La peau de­mande plus d’at­ten­tion. L’équi­libre est dé­li­cat à trou­ver : en faire trop peu est inu­tile, en faire beau­coup trop ir­rite l’épi­derme. Le se­cret ? Une ex­fo­lia­tion aux acides de fruits et l’ap­pli­ca­tion d’un masque, hy­dra­tant ou éclair­cis­sant une fois par se­maine. Le cou étant sou­vent une zone ou­bliée, ayez le ré­flexe d’éta­ler de la crème hy­dra­tante jus­qu’au mi­lieu du buste. Et si vous com­men­cez à avoir un double men­ton, tes­tez la cryo­li­po­lyse, qui gèle les cel­lules grais­seuses et les ré­duit for­te­ment. Agréée par la FDA

(le gen­darme des soins mé­di­caux aux États-unis), cette tech­nique bé­né­fi­cie de 18 an­nées de re­cul : elle n’est dé­li­vrée que par des mé­de­cins spé­ci­fi­que­ment for­més ( co­ols­culp­ting.com).

Dès 30 ans, on perd 5 % de sa masse mus­cu­laire tous les dix ans. À la cin­quan­taine, on a donc dé­jà per­du 20 % de muscles ! Alors on n’ou­blie pas la gym !

Je prends soin de mes che­veux et de mon cuir che­ve­lu

Est-ce que le che­veu vieillit ? En quelque sorte, oui. Il s’af­fine, et c’est dé­mon­tré ! La bonne nou­velle, c’est que les gammes de soins for­ti­fiants ap­portent une meilleure den­si­té à la che­ve­lure. Sham­pooings, masques, sprays, poudres den­si­fiantes, tous sont ef­fi­caces. On teste le sham­pooing che­veux fins ou fra­giles d’une nou­velle gamme cer­ti­fiée bio, Na­tu­ra­nove (5,50 €, en grandes sur­faces). Pour évi­ter l’après-sham­pooing qui apla­tit nos mèches, on choi­sit un spray den­si­fiant, qui alour­dit net­te­ment moins. Adop­tez éga­le­ment les soins sans si­li­cone et sans sul­fates. Après une bonne se­maine, les che­veux re­trouvent lé­gè­re­té et brillance. En cas de chute avé­rée, c’est-à-dire au-de­là des 100 à 200 que l’on perd nor­ma­le­ment, les pro­duits cos­mé­tiques sont peu ef­fi­caces. On évite de se rui­ner et on prend ren­dez-vous chez le der­ma­to­logue, qui pro­po­se­ra un trai­te­ment sur or­don­nance ou des in­jec­tions de vi­ta­mines B.

Je prends soin de mon buste

Les seins sont tous faits pa­reils ! Une glande, de la graisse et une en­ve­loppe cu­ta­née char­gée de les sou­te­nir toute la vie. Les muscles qui les portent, comme le grand pec­to­ral, peuvent être dé­ve­lop­pés pour un ef­fet « re­mon­tant ». C’est mo­deste, mais vi­sible. Une meilleure pos­ture et un tra­vail sur les muscles entre les omo­plates aident aus­si. Pour tout ce­la, vous avez le choix : na­ta­tion, Pi­lates, yo­ga ou sé­ries de pompes ! Quant aux crèmes, elles re­tendent en sur­face. L’ef­fet est ap­pré­ciable (comme avec le Ve­lou­té pré­cieux ten­seur buste et dé­col­le­té Ins­ti­tut Ar­naud, 26,50 €, en pharmacies). N’ou­blions pas le geste mas­sant, qui en­tre­tient la to­ni­ci­té cu­ta­née : on ef­fleure, on pé­trit, on ma­laxe en dou­ceur avec une crème ou une huile vé­gé­tale. Le plus simple ? On en­ve­loppe les seins avec le plat des mains pour les re­mon­ter vers le cou. Si on ne sait pas faire, on s’ins­crit à un ate­lier chez We­le­da (à par­tir de 45 €, www.we­le­da.fr/ es­pace-we­le­da/ate­liers/mas­sa­ge­seins).

Je prends soin de mes mains et mes pieds

La peau de nos mains est agres­sée en per­ma­nence, et le temps où les élé­gantes por­taient des gants pour les pro­té­ger est ré­vo­lu. Sur cette par­tie du corps, la peau, plus fine, est moins pour­vue en li­pides, car moins riche en glandes sé­ba­cées. Alors, comment gar­der de jeunes et jo­lies mains ? Ap­pli­quer de la crème trop sou­vent ne sert à rien : la peau doit gar­der le ré­flexe de fa­bri­quer son film pro­tec­teur. Il ne faut pas l’em­pê­cher de faire ce qu’elle sait faire, mais l’y ai­der. Le bon ré­flexe, c’est le gom­mage, sui­vi d’un bain d’hy­dra­ta­tion avec un soin adap­té, comme la nou­velle crème mains bio à la ver­veine tro­pi­cale Fleu­rance Na­ture (4,90 € sur fleu­ran­ce­na­ture.fr). Les pieds ont be­soin du même pro­gramme hy­dra­tant, avec une vi­site an­nuelle chez un po­do­logue, pour en­le­ver la corne. On teste aus­si un bain de pieds à la mai­son : 1 poi­gnée de sel ma­rin, 2 verres de vi­naigre de cidre dans une bas­sine d’eau tiède pour 15 mi­nutes de dé­tente. Un pe­tit coup de râpe, une crème à l’urée pour nour­rir (on la garde la nuit, sous des chaus­settes, pour que la cha­leur fa­vo­rise la pé­né­tra­tion) et la sou­plesse est de re­tour.

Je prends soin de mes jambes

Les longues sta­tions de­bout

(ou as­sise) tout comme le pié­ti­ne­ment peuvent pro­vo­quer une sen­sa­tion de lour­deur dans les jambes : le sang stagne, le re­tour vei­neux n’est pas op­ti­mal et s’ac­com­pagne par­fois d’un gon­fle­ment. Il faut sou­vent com­bi­ner dif­fé­rentes so­lu­tions (un mé­di­ca­ment contre l’in­suf­fi­sance vei­neuse, une ac­ti­vi­té spor­tive, un gel aux huiles es­sen­tielles comme le gel cir­cu­la­tion ul­tra-frais aux 17 huiles es­sen­tielles de Pu­res­sen­tiel, 16,50 €). Les va­rices (pe­tites ou moyennes) se soignent chez le phlé­bo­logue, par une mi­croin­ter­ven­tion, l’écho­sclé­rose (ou sclé­ro­thé­ra­pie). Le mé­de­cin in­jecte un gel mous­seux qui re­ferme la veine : très ef­fi­cace ! Du cô­té de la peau, on ne change pas une for­mule qui gagne : gom­mage doux, hy­dra­ta­tion. Choi­sis­sez une crème hy­dra­tante qui contient un lé­ger pour­cen­tage d’acides de fruits (AHA) afin de gar­der une peau douce – à évi­ter tou­te­fois si votre épi­derme est trop sen­sible.

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