Quand la fa­tigue chro­nique s'ins­talle

Si les causes pro­fondes de ce syn­drome res­tent re­la­ti­ve­ment floues, il est pos­sible d'agir sur les ef­fets de la fa­tigue chro­nique. Celle-ci né­ces­site une prise en charge opé­rant sur sa double di­men­sion phy­sique et psy­cho­lo­gique. Les plantes et autres élém

Vivre Bio - - Sommaire - Dor­saf M.

En­cé­pha­lo­myé­lite my­al­gique pour les ini­tiés, syn­drome de fa­tigue chro­nique pour un plus large pu­blic, ces deux ap­pel­la­tions dé­si­gnent le même mal : une fa­tigue qui per­siste, re­vient à la charge ré­gu­liè­re­ment, sans que l'on sache for­cé­ment pour­quoi. Les causes de la fa­tigue chro­nique ne sont pas clai­re­ment dé­fi­nies, mais un cer­tains nombre de fac­teurs y sont sou­vent as­so­ciés. Ils peuvent être d'ordre in­fec­tieux, psy­cho­lo­gique, hor­mo­nal ou en­core en­vi­ron­ne­men­tal.

les femmes deux fois plus tou­chées

Ma­la­die neu­ro­lo­gique, elle se ma­ni­feste sans crier gare et a des consé­quences sur la san­té et le quo­ti­dien. A no­ter que les femmes sont deux fois plus tou­chées que les hommes. Dif­fi­cile à trai­ter, l'en­cé­pha­lo­myé­lite my­al­gique n'ex­clut tou­te­fois pas de réelles amé­lio­ra­tions au ni­veau de ses ef­fets grâce à une prise en charge com­plète et sur la du­rée.

les symp­tômes cou­rants

En règle gé­né­rale, si la fa­tigue per­siste et dure au-de­là de six mois, la pro­ba­bi­li­té qu'il s'agisse bien d'un cas d'en­cé­pha­lo­myé­lite my­al­gique est as­sez grande, sur­tout si cet épui­se­ment s'ag­grave après une ac­ti­vi­té phy­sique ou men­tale et si elle reste vive après 24 heures. Le fait que le som­meil ne par­vienne pas à at­té­nuer cette fa­tigue peut éga­le­ment ser­vir de si­gnal d'alarme. Dou­leurs mus­cu­laires, pe­tites pertes de mé­moire, chutes de ten­sion sur­ve­nant quand on se met de­bout, pal­pi­ta­tions, dif­fi­cul­tés di­ges­tives, nau­sées et fièvres fi­gurent éga­le­ment par­mi les signes.

Pré­ve­nir les baisses d’éner­gie

On conseille, par exemple, d'or­ga­ni­ser ses journées de ma­nière à dé­ga­ger un pe­tit mo­ment quo­ti­dien de dé­tente : re­laxa­tion, mé­di­ta­tion, loi­sirs, mu­sique… Il faut éga­le­ment ré­ta­blir un bon rythme de som­meil, en se cou­chant à des heures rai­son­nables. Pour ce­la, on évi­te­ra les bois­sons et les ac­ti­vi­tés ex­ci­tantes avant le cou­cher, et on pour­ra pro­fi­ter des ver­tus apai­santes des plantes (ver­veine, etc.) via des in­fu­sions. L'ali­men­ta­tion est aus­si à sur­veiller, en s'as­su­rant des ap­ports nu­tri­tifs com­plets et équi­li­brés, en ré­dui­sant les ali­ments gras, les ex­cès de sucres ra­pides et en bu­vant suf­fi­sam­ment d'eau. Concer­nant les trai­te­ments mé­di­ca­men­teux, ceux-ci agissent es­sen­tielle- ment sur les symp­tômes liés à l'en­cé­pha­lo­myé­lite my­al­gique. Tou­te­fois, une étude bri­tan­nique a per­mis de consta­ter des ré­sul­tats en­cou­ra­geants chez plus de 600 per­sonnes at­teintes de fa­tigue chro­nique et ayant sui­vi une thé­ra­pie com­por­te­men­tale et un pro­gramme d'exer­cices phy­siques adap­té.

Tra­vail, vie de fa­mille et ac­ti­vi­tés de tous les jours de­viennent pé­nibles pour les per­sonnes qui en souffrent.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.