L’art et la ma­nière de conce­voir un jar­din en per­ma­cul­ture

Vé­ri­table phi­lo­so­phie de vie ba­sée sur l’har­mo­nie entre ani­maux, in­sectes, êtres hu­mains, plantes et mi­croor­ga­nismes, la per­ma­cul­ture per­met de conce­voir un jar­din en imi­tant la na­tu­reet en pas­sant par l’ex­pé­ri­men­ta­tion jus­qu’à ob­ten­tion d’un en­vi­ron­ne­men

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Les prin­cipes de la per­ma­cul­ture

La per­ma­cul­ture ou culture per­ma­nente al­lie tech­niques an­ces­trales et no­va­trices dans le but de créer un éco­sys­tème har­mo­nieux, pro­duc­tif, au­to­nome et res­pec­tueux de ses ha­bi­tants. Cette phi­lo­so­phie passe par la bio­di­ver­si­té, la créa­tion d’ha­bi­tats pour la faune, etc. Le jar­din n’ap­par­tient pas uni­que­ment à l’Homme qui l’en­tre­tien ( très peu), mais éga­le­ment à toutes les autres es­pèces qui y trouvent re­fuge. Plantes mé­di­ci­nales, herbes aro­ma­tiques, ma­tières vé­gé­tales, ma­tières ani­males, es­paces de vie re­laxants, un jar­din conçu se­lon les prin­cipes de la per­ma­cul­ture pro­duit de tout dans une har­mo­nie qui s’af­fine au fur et à me­sure que vous com­pre­nez l’éco­sys­tème et en fa­vo­ri­sez la ré­gé­né­ra­tion. La pre­mière étape pour conce­voir ce jar­din har­mo­nieux passe d’ailleurs par l’ob­ser­va­tion. Ob­ser­va­tion dont le but est de cer­ner les moindres dé­tails de votre en­vi­ron­ne­ment : cycle de l’eau, les vents do­mi­nants, le cli­mat… A par­tir de là, vous se­rez en me­sure de choi­sir vos sup­ports de culture. L’autre prin­cipe fon­da­teur de la per­ma­cul­ture est la di­ver­si­té de l’éco­sys­tème. Ob­jec­tif : aug­men­ter les in­ter­ac­tions pro­duc­tives entre les ha­bi­tants du jar­din. Jar­din or­ga­ni­sé en 5 zones dé­ter­mi­nées se­lon la fré­quence de l’ac­ti­vi­té hu­maine. Ain­si, la zone 1 cor­res­pond sou­vent au po­ta­ger ( où l’ac­ti­vi­té hu­maine est fré­quente) alors que la zone 5 est celle où l’Homme n’in­ter­vient presque pas (zone la plus éloi­gnée de l’ha­bi­ta­tion). Le fait de pla­cer les élé­ments né­ces­si­tant une sur­veillance hu­maine au plus proche de la mai­son per­met de se rendre compte ra­pi­de­ment si une plante a be­soin d’en­tre­tien ou si telle autre est fin prête à être ré­col­tée. Se­lon les prin­cipes de la per­ma­cul­ture, chaque ha­bi­tant du jar­din rem­plit plu­sieurs rôles. Les vo­lailles par exemple, four­nissent les oeufs, net­toient le sol, le fer­ti­lisent… De même, chaque fonc­tion doit être as­su­rée par plu­sieurs in­ter­ve­nants afin que le sys­tème conti­nue à fonc­tion­ner même si une de ses par­ties est dé­fi­ciente.

Jar­din en per­ma­cul­ture les règles de base

Toutes les es­pèces ha­bi­tant le jar­din gra­vitent au­tour du sol d’où l’im­por­tance d’en prendre le plus grand soin. Ain­si, votre sol doit tou­jours être re­cou­vert : plan­ta­tions, pierre, paillis… tous les moyens sont bons pour en conser­ver l’hu­mi­di­té. Outre l’hu­mi­di­té, un sol en bonne san­té est un sol ha­bi­té par une grande po­pu­la­tion d’in­sectes bé­né­fiques. Pas de pes­ti­cides chi­miques donc afin de ne pas mettre en dan­ger vos pré­cieux vers de terre Le deuxième élé­ment dé­ter­mi­nant de la san­té du jar­din et de toutes les es­pèces qui y évo­luent est l’eau. Eau in­dis­pen­sable à la vie des plantes, de la faune et des mi­croor­ga­nismes qui peuplent votre jar­din. L’idée est de ré­cu­pé­rer une eau char­gée d’élé­ments nu­tri­tifs afin d’en­tre­te­nir tout le beau monde qui évo­lue dans ce jar­din pas comme les autres. Ain­si, vous pour­rez

ré­cu­pé­rer de l’eau de pluie pour le bain des vo­lailles avant de l’uti­li­ser pour ar­ro­ser vos lé­gumes. Rien ne se perd, tout se ré­cu­père ! La règle de l’in­ter­ac­tion pro­duc­tive s’ap­plique éga­le­ment aux es­pèces vé­gé­tales. Lé­gumes, herbes, fleurs co­mes­tibles, arbres frui­tiers… co­ha­bitent et in­ter­agissent pour op­ti­mi­ser l’uti­li­sa­tion d’eau et de nu­tri­ments. Puis, contrai­re­ment aux jar­dins clas­siques où les vé­gé­taux sont se­més et ré­col­tés chaque an­née, un jar­din conçu se­lon les prin­cipes de la per­ma­cul­ture pri­vi­lé­gie les plantes qui durent plu­sieurs an­nées. Il s’agit de mi­ni­mi­ser l'in­ter­ven­tion hu­maine en op­tant pour des es­pèces qui de­mandent peu de tra­vail au jar­di­nier et qui sont plus ré­sis­tantes que les lé­gumes an­nuels. Vous pour­rez ain­si in­té­grer plantes aro­ma­tiques, frai­sier, gro­seillier, oseille, ar­ti­chaut, as­perge...

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