Com­ment pendre soin de ses plantes d'in­té­rieur en été ?

En été, les plantes d'in­té­rieur ré­vèlent toute leur beau­té. Une beau­té qui s'en­tre­tient par un ar­ro­sage ré­gu­lier, des élé­ments nu­tri­tifs et quelques gestes d'en­tre­tien…

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At­ten­tion au so­leil

En été, l'une des er­reurs les plus com­munes est d'ex­po­ser ses plantes di­rec­te­ment au so­leil. Pla­cées der­rière une vitre, c'est l'ef­fet loupe as­su­ré ; sor­ties sur la ter­rasse du­rant les heures les plus chaudes, ce sont les brû­lures ga­ran­ties. Comme nous, les plantes ont be­soin de lu­mière mais pas d'une lu­mière di­recte du­rant les pre­mières ou der­nières heures de la jour­née. Chaque es­pèce a tou­te­fois ses exi­gences en ma­tière de lu­mi­no­si­té, chose que l'on peut re­mar­quer par soi-même : les feuilles se ra­mol­lissent, de­viennent plus pâles ou pe­tites en cas de manque de lu­mière ; des feuilles brû­lées et qui s'en­roulent sur elles-mêmes en cas d'ex­cès. Par ex­pé­rience, vous pour­rez ajus­ter l'em­pla­ce­ment de vos plantes d'in­té­rieur. Si en hi­ver l'em­pla­ce­ment idéal est juste der­rière une vitre ex­po­sée au so­leil, un voile blanc sur la vitre de­vient né­ces­saire en été pour ne pas brû­ler la plante.

L'ar­ro­sage

Même si les be­soins en eau de chaque plante sont dif­fé­rents, connaître la quan­ti­té idéale est une ques­tion de pra­tique. En été, cha­leur oblige, le ter­reau de nos plantes d'in­té­rieur s'as­sèche plus vite qu'en hi­ver. Il fau­dra donc constam­ment veiller à ce que sa sur­face soit hu­mide. Cer­taines plantes né­ces­sitent un ar­ro­sage quo­ti­dien alors que d'autres se contentent d'un ar­ro­sage 2 à 3 fois par se­maine. Hor­mis les plantes de terre de bruyère, lais­sez sé­cher le sub­strat entre deux ar­ro­sages.

An­ti­ci­per les va­cances

La ques­tion est se pose chaque été : com­ment ne pas re­trou­ver ses plantes d'in­té­rieur en pi­teux état à son re­tour de va­cances ? S'il n'est pas tou­jours pos­sible de confier la tâche de l'ar­ro­sage à un voi­sin ou un ami, il existe heu­reu­se­ment quelques as­tuces pour ar­ro­ser ses plantes d'in­té­rieur en cas d'ab­sence. Tout d'abord, faites une croix sur la sou­coupe rem­plie d'eau pla­cée sous le pot car les ra­cines fi­ni­raient par pour­rir. Si votre ab­sence ne dure que 3 ou 4 jours, il suf­fit de pla­cer vos plantes d'in­té­rieur à l'ombre : ce­la per­met­tra au sub­strat de sé­cher beau­coup moins vite. En cas d'ab­sence plus longue, sys­tème de l'ar­ro­sage goutte-à-goutte marche très bien. Il suf­fit pour ce­la de rem­plir une bou­teille d'eau, de per­cer le bou­chon, de re­tour­ner la bou­teille et de l'en­fon­cer dans le sub­strat, et en­fin de per­cer le fond de la bou­teille. De cette ma­nière, l'eau pour­ra s'écou­ler tout dou­ce­ment et évi­ter tout des­sè­che­ment du sub­strat. Si vous n'avez pas la pa­tience de le faire, des kits d'ar­ro­sage goutte-à-goutte sont ven­dus dans le com­merce. L' « ar­ro­sage à la mèche » est éga­le­ment un moyen de sub­ve­nir aux be­soins en eau de sa plante d'in­té­rieur. Il suf­fit de re­lier le pot pla­cé au sol à une bou­teille ou une sou­coupe rem­plies d'eau et pla­cées sur une chaise par l'in­ter­mé­diaire d'un fil de laine. L'une des ses ex­tré­mi­tés, en­fon­cées dans le sub­strat, per­met­tra à la plante d'avoir l'eau qu'il faut. Sa­chez en­fin que de nom­breuses plantes sont ré­sis­tantes à la cha­leur et à la sé­che­resse, comme le Yuc­ca, l'Aga­panthe ou l'Agave.

L'ap­port d'élé­ments nu­tri­tifs

Le ter­reau de nos plantes d'in­té­rieur contient des élé­ments nu­tri­tifs in­dis­pen­sables à leur crois­sance. En rai­son du vo­lume li­mi­té du pot et des ar­ro­sages ré­pé­tés, ces plantes ne sont plus cor­rec­te­ment nour­ries et souffrent de ca­rences en phos­phore ou azote. Il faut donc veiller à leur four­nir les élé­ments qui manquent par un ap­port d'en­grais jus­qu'au mois de sep­tembre. En fonc­tion de vos plantes, choi­sis­sez un en­grais bio adap­té sous forme de li­quide ou de bâ­ton­nets, que vous ajou­te­rez tous les 15 jours et sans ja­mais dé­pas­ser la dose in­di­quée sur l'éti­quette.

Elles aiment prendre l'air !

Ne lais­sons pas nos plantes d'in­té­rieur en­fer­mées toute l'an­née ! Si en hi­ver elles sont pla­cées à l'in­té­rieur pour être pro­té­gées du froid, leur faire prendre l'air frais à la fin du prin­temps et en été ne peut leur faire que du bien. Pour ce faire, pla­cez-les sur le re­bord d'une fe­nêtre ou sur la vé­ran­da. Il fau­dra tou­te­fois veiller à ce que le so­leil di­rect ne les at­teigne pas en pleine jour­née. Cer­taines plantes d'in­té­rieur étant plus lé­gères que d'autres, met­tez-les à l'abri du vent qui pour­rait non seule­ment des­sé­cher le sub­strat mais aus­si ren­ver­ser les pots.

Créer une at­mo­sphère hu­mide

Les plantes d'in­té­rieur dé­testent l'air sec. Dans l'ha­bi­tat na­tu­rel de la plu­part d'entre elles, le taux d'hu­mi­di­té conte­nu dans l'air at­teint très sou­vent les 100 %, ce qui est très loin des condi­tions ren­con­trées dans notre in­té­rieur. Pour faire aug­men­ter l'hy­gro­mé­trie de l'air en­tou­rant la plante, il existe plu­sieurs moyens très simples comme la va­po­ri­sa­tion d'une eau non cal­caire et à tem­pé­ra­ture am­biante sur le feuillage. N'ou­bliez pas de bru­mi­ser le re­vers des feuilles car l'en­vers de leurs limbes sont très ab­sor­bants. Si beau­coup de plantes d'in­té­rieur se prêtent vo­lon­tiers à la bru­mi­sa­tion, celles à feuillage du­ve­teux risquent de pour­rir (Saint­pau­lia, sin­nin­gia, etc.). L'on peut éga­le­ment pla­cer un hu­mi­di­fi­ca­teur près des plantes d'in­té­rieur ou en­core dé­po­ser les plantes sur un pla­teau conte­nant des billes d'ar­giles qui re­tien­dront l'eau. En s'éva­po­rant, celle-ci crée­ra at­mo­sphère hu­mide re­cher­chée par nos plantes d'in­té­rieur. Pour s'épa­nouir dans des condi­tions op­ti­males, celles- ci ont be­soin d'un mi­ni­mum de 70 % d'hu­mi­di­té pour une tem­pé­ra­ture de 20 ° C.

Grif­fer la sur­face de la terre

En été, avec les ar­ro­sages qui de­viennent plus nom­breux, la terre à la sur­face des pots se tasse. En en­le­vant la croûte su­per­fi­cielle à l'aide d'une griffe, l'eau - et les en­grais - pé­né­tre­ront plus fa­ci­le­ment dans le pot. Grif­fer la sur­face évite éga­le­ment l'as­phyxie des ra­cines. Pen­sez donc à ré­pé­ter ré­gu­liè­re­ment ce geste.

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