Lu­cie de la Falaise

Celle qui n’est pas que la nièce de Loulou de la Falaise s’illustre sur­tout en tant que dé­co­ra­trice d’in­té­rieur de haut vol. Entre une col­la­bo­ra­tion avec DIOR MAI­SON, la créa­tion in­at­ten­due de sacs pour SCHIA­PA­REL­LI et un chan­tier à NOT­TING HILL, elle a r

VOGUE Paris - - News -

Quelle est la pièce la plus ex­tra­va­gante de votre dres­sing ? Pour mes 20 ans, je me suis of­fert une paire de mules bi­joux Ma­no­lo Blah­nik ; elles m’ont coû­té une for­tune et je ne les ai ja­mais por­tées, pour les pré­ser­ver. Je viens tout juste de les re­trou­ver et je réa­lise qu’il s’agis­sait en fait peut-être plus d’un investissement que d’une ex­tra­va­gance.

Les fé­tiches de votre dres­sing ? Ce sont des pièces of­fertes par ma mère, Loulou et ma belle-mère, Ani­ta Pal­len­berg: des cein­tures bi­joux, des jupes et des che­mises «hand me down»… Il m’est dif­fi­cile d’en choi­sir une seule car cha­cune pos­sède la mé­moire de son an­cienne pro­prié­taire.

C’est quoi, l’élé­gance ? C’est une pièce à la fois d’une ex­cep­tion­nelle beau­té et ex­trê­me­ment simple. Une coupe par­faite, «less is more». Les vê­te­ments que vous ne por­te­rez ja­mais ? Les sweats à ca­puche et les jog­gings.

Votre vi­sion du style ? Se­lon moi, c’est la ma­nière dont on dé­cide de se pré­sen­ter aux autres avec suf­fi­sam­ment d’ori­gi­na­li­té pour ré­vé­ler notre per­son­na­li­té d’une ma­nière évi­dente. Et du mau­vais goût ? L’ex­cès.

Le comble du luxe ? En tant que dé­co­ra­trice d’in­té­rieur, je re­cherche tou­jours le dé­tail, l’ob­jet qui «fe­ra» une pièce, cet élé­ment qui crée­ra toute l’at­mo­sphère que les pro­prié­taires sou­haitent don­ner à leur de­meure. Il en va de même pour la mode: le comble du luxe, c’est le vê­te­ment im­pec­ca­ble­ment taillé, qui s’adapte au­tant à notre mor­pho­lo­gie qu’à notre per­son­na­li­té. Une pièce cou­ture ou une mer­veille vin­tage. En ma­tière de mode, quel est votre four­nis­seur of­fi­ciel et pour­quoi? Pour le quo­ti­dien, Isa­bel Ma­rant, Za­ra aus­si ! Pour une oc­ca­sion spé­ciale, Dior. Et pour des évé­ne­ments uniques, Schia­pa­rel­li.

Le vê­te­ment qui vous fait cra­quer ? Je connais mon corps, ain­si que les vê­te­ments qui m’ha­billent bien. Quel plai­sir de trou­ver une pièce qui de­vient un peu comme une se­conde peau, avec la­quelle on se sent im­mé­dia­te­ment plus sûre de soi. J’ai la chance de pou­voir por­ter beau­coup de créa­tions Dior et Schia­pa­rel­li, mai­sons où je trouve tou­jours des pièces qui me res­semblent et s’ac­cordent aux dif­fé­rents mo­ments de mes jour­nées (bien rem­plies). Ceux que vous vou­driez éra­di­quer à ja­mais ? Les vê­te­ments in­con­for­tables, qui grattent ou sont mal cou­pés.

Le par­fum qui vous en­ivre ? Ce­lui de la peau de mes en­fants et tous les par­fums de la na­ture, la pu­re­té de l’air frais du ma­tin…

Les bi­joux qui ne vous quittent ja­mais ? Mon al­liance, ma bague de fian­çailles et les chaînes en or que je porte au­tour du cou, avec leurs pen­den­tifs et bre­loques.

À qui pour­riez-vous em­prun­ter son pull ? À Ma­ri­lyn Mon­roe, son pull ir­lan­dais over­si­zed. J’aime tel­le­ment ce look «ef­fort­less», avec cette grosse maille, les jambes nues sur la plage. Fi­nis­sez cette phrase de Ga­brielle Cha­nel : «Pour être ir­rem­pla­çable, il faut être…» Soi-même !

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