HYMNE À LA JOIE

L’odeur de l’al­lé­gresse? JOY de Dior, une fra­grance so­laire au sillage bien trem­pé, à l’image de son égé­rie Jen­ni­fer La­wrence.

VOGUE Paris - - News - Par Ch­ris­telle Baillet, pho­to­graphe Chris Colls, réa­li­sa­tion Cé­lia Azou­lay

Fran­çois De­ma­chy signe Joy de Dior et re­trans­crit l’odeur de la plé­ni­tude. Une fra­grance so­laire tout à fait à l’image de son égé­rie, Jen­ni­fer La­wrence.

Poin­tillisme ol­fac­tif

Vingt ans que Dior n’avait pas lan­cé de nou­veau par­fum fé­mi­nin. «Nous ne vou­lions pas d’un énième gour­mand, même si leurs notes ali­men­taires ap­pé­tantes sont très pri­sées des jeunes pour leurs ver­tus ré­con­for­tantes et ad­dic­tives, aver­tit Fran­çois De­ma­chy, par­fu­meur mai­son. Comme nous n’avions pas de musc chez Dior, nous sommes par­tis dans cette di­rec­tion…» Son nom, vif et sans em­phase, a été don­né dès le dé­part, le­vant le voile sur le dé­fi à re­le­ver: cap­tu­rer le sen­ti­ment de bon­heur scin­tillant dans un fla­con. Le ré­sul­tat? Une in­ter­pré­ta­tion ol­fac­tive de la lu­mière, qua­si pal­pable, «comme un ta­bleau poin­tilliste, construit grâce à un as­sem­blage de pe­tites touches de jas­min, rose, san­tal, cèdre, pat­chou­li et musc blanc».

Égé­rie ex­plo­sive

Pour in­car­ner ce block­bus­ter ol­fac­tif, il fal­lait une égé­rie de la trempe de Char­lize The­ron (J’Adore) ou de Na­ta­lie Port­man (Miss Dior). Sans sur­prise, Jen­ni­fer La­wrence, star de la ga­laxie Dior, s’est im­po­sée pour re­prendre le flam­beau avec pa­nache. Son avis per­son­nel sur la fra­grance est d’ailleurs af­fû­té: «J’adore sa sub­ti­li­té, dès le pre­mier contact avec la peau. Beau­coup de par­fums ont un dé­part trop puis­sant, leur sillage ne s’adou­cis­sant qu’après un temps de re­pos. Ici, la sen­teur est d’abord fé­mi­nine et douce, de par ses notes flo­rales, puis elle s’équi­libre grâce au bois de san­tal et aux muscs.»

Bulle de béa­ti­tude

Quant à celle qui va le por­ter, «elle est bien dans sa peau, dans sa fé­mi­ni­té, elle n’est pas dans la sé­duc­tion, ni dans le bling. Elle ne cherche pas un sillage tom­beur, mais plu­tôt un par­fum pour elle, à la per­son­na­li­té iden­ti­fiable, do­té d’une bonne dif­fu­sion. Il pour­rait s’ap­pa­ren­ter à un châle en­ve­lop­pant, créé par Ma­ria Gra­zia Chiu­ri chez Dior», pré­cise Fran­çois De­ma­chy. Jus­te­ment, un mo­ment de joie lors de sa créa­tion? «Oui, quand ma femme, qui tra­vaille dans ce sec­teur, l’a ap­pré­cié. Con­nais­sant sa ri­gueur et son exi­gence, je le prends comme un ex­cellent pré­sage !» Eau de par­fum Joy de Dior, 50 ml, 97 €.

sep­tembre 2018

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