DEL­PHINE COU­SIN JA­MAIS 2 SANS 3 ?

Wind Magazine - - RIDER - Texte : Franck Ro­guet / Pho­tos : voir men­tions Wind : Del­phine, com­ment se présente la sai­son 2015 ? Del­phine : En 2014, vous aviez un bon team avec An­toine Ques­tel et ton frère Alex, tous trois en Loft ? En tant que fille, com­ment fais- tu pour t’en­traîn

PAS­SÉE IN­APER­ÇUE DANS L’OMBRE DU TITRE MON­DIAL DE THO­MAS TRA­VER­SA EN VAGUES ET DU TRI­PLÉ AL­BEAU – MOUS­SIL­MA­NI - MOR­TE­FON EN SLA­LOM, DEL­PHINE COU­SIN RÉ­COLTE, POUR LA SE­CONDE SAI­SON CONSÉ­CU­TIVE, LA COU­RONNE DE CHAM­PIONNE DU MONDE DE SLA­LOM PWA. DEL­PHINE PART EN 2015 POUR LA PASSE DE 3, AVEC UNE CONCUR­RENCE QUI SE DEN­SI­FIE.

J’ar­rive chez Gun Sails. Fin 2013, je m’étais faite re­mer­cier par Neil Pryde après mon pre­mier titre de cham­pionne du monde de sla­lom PWA. Avec un par­te­na­riat de der­nière mi­nute chez Loft sails, j’ai ga­gné mon se­cond titre. Cette fois, c’est moi qui ai dé­ci­dé de re­joindre Gun pour la conquête du tri­plé. Pour les filles, c’est tou­jours com­pli­qué, quand on voit que Sa­rah Qui­ta Of­frin­ga ne trou­vait pas de spon­sor voile, c’est aber­rant ! C’est la pre­mière fois que j’ai un bud­get en plus du ma­té­riel. C’était pra­tique pour les ré­glages. De­puis, il y a eu ex­plo­sion des spon­sors, An­toine chez Gaas­tra, moi chez Gun et Alex chez Loft. J’ai pro­gres­sé mais si j’ai un doute, je peux comp­ter sur eux. Je m’en­traîne avec Ma­rion Mor­te­fon. Ce n’est pas simple car elle est dans le Sud et je suis en Bre­tagne. J’ai une as­sez bonne vi­tesse alors je tra­vaille mes jibes et les dé­parts quand je suis seule. Avec les gar­çons, les speed tests sont im­pos­sibles en rai­son des dif­fé­rences de vi­tesse.

20 w w w. w i n d ma g . c o m J’y étais en mars avec An­toine Ques­tel, Pas­cal To­sel­li, Pierre et Ma­rion Mor­te­fon pour par­ti­ci­per à un en­traî­ne­ment or­ga­ni­sé par Ben Van Der Steen, à l’image du coa­ching Point 7 à Té­né­riffe. On des­cend en ca­mion avec tout le ma­té­riel et on par­tage les coûts. J’ai bossé le vent fort, ce qui manque en Bre­tagne. On manque de consi­dé­ra­tion. On est des bou­che­trous. Quand les condi­tions ne sont pas ter­ribles, les filles passent en pre­mier, au dé­tri­ment de la qua­li­té. Et si on donne notre avis, on nous écoute moins que les hommes, on n’au­ra moins de poids qu’un An­gu­lo par exemple ! Mon pre­mier titre fut une sur­prise. En 2014, je vou­lais res­ter N º 1, ça c’est bien pas­sé. Le ni­veau se res­serre. Si Sa­rah Qui­ta par­ti­cipe à toutes les étapes, c’est une pré­ten­dante au titre. Le­na Er­dil aus­si. La pre­mière étape nous don­ne­ra une idée d’au­tant que Le­na passe chez Point 7 et Sa­rah chez NP. Etudes ter­mi­nées, ce se­ra la pre­mière an­née où je ne fais que de la planche, avec de bons par­te­naires, ma sai­son s’an­nonce bien.

Ci- des­sus : Del­phine file vers une nou­velle course au titre ar­bo­rant le bi­ki­ni jaune de double

cham­pionne monde de sla­lom. Ci- des­sous : Mé­fiez- vous de ce re­gard

d'ange, une fois au har­nais, la gagne ha­bite Del­phine, grande com­pé­ti­trice.

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