Haiti Liberte : 2020-07-08

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Perspectiv­es Liberté pour Georges Abdallah Mumia Abu-Jamal: Qu'est-ce qu'un prisonnier le 4 juillet? Par Marc DE MIRAMON I l est l’un des symboles de la cause des prisonnier­s politiques révolution­naires, dont le 19 juin prochain marque la Journée internatio­nale : Georges Ibrahim Abdallah croupit dans les prisons françaises depuis 36 ans, alors qu’il est libérable depuis 1999. Le réseau associatif, militant et politique qui se mobilise pour sa libération déposera le même jour des milliers de signatures à la préfecture de Tarbes, chef-lieu du départemen­t du centre pénitentia­ire de Lannemezan, où est détenu le cofondateu­r des Fractions armées révolution­naires libanaises (Farl). Les annonces de la garde des Sceaux d’anticiper la libération de milliers de détenus français, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronaviru­s, avaient laissé entrevoir sa possible libération, espoir douché dans un courrier daté du 9 mai dernier, signé par cette même Nicole Belloubet. Sans surprise, le gouverneme­nt français s’abrite derrière le principe de séparation des pouvoirs pour justifier le maintien en détention de Georges Ibrahim Abdallah, dont le traitement judiciaire n’a pourtant cessé d’être pollué par les interventi­ons politiques et diplomatiq­ues depuis son arrestatio­n, en 1984. Le tribunal d’applicatio­n des peines, en date du 21 novembre 2012, avait ainsi donné un avis favorable à sa libération en l’attente d’un arrêté d’expulsion vers le Liban, patrie d’Abdallah, qui en avait accepté le principe. Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, avait refusé d’appliquer la recommanda­tion du tribunal... J e m'appelle Bernadette Devlin McAliskey. La voix profonde et résistante de Mumia Abu-Jamal a été réduite au silence et censurée! Je vais vous lire une de ses colonnes éclairante­s écrites après la visite de Nelson Mandela à Philadelph­ie en 1993. Son message est toujours d'actualité aujourd'hui. Ces mots ont été écrits à la main dans une cellule d'isolement (sans son droit d'appeler), par un homme en attente de son exécution! Mumia commence par un passage du discours de Mandela qui cite Frederick Douglass: Qu'est-ce que c'est pour un esclave américain le 4 juillet? Liberté pour Georges Abdallah, le militant communiste libanais croupit en prison depuis 36 ans en France alors qu’elle a libéré Maurice Papon. » (1) des assassinat­s de Charles R. Ray, attaché militaire étasunien à Paris, et du diplomate israélien Yacov Barsimento­v explique largement les pressions intenses exercées par Washington et TelAviv sur ce dossier. L’ancien patron de la DST Yves Bonnet (1982-1985) en avait fait publiqueme­nt état à l’occasion d’un entretien accordé à France 24, le 30 décembre 2011 : « La France a subi tout au long de cette affaire d’énormes pressions diplomatiq­ues pour que celui qui a assassiné non pas des diplomates mais en réalité un agent de la CIA et un membre du Mossad (services secrets israéliens) reste en prison (Abdallah a été condamné pour complicité d’assassinat – NDLR). » Il ajoutera quelques jours plus tard, dans les colonnes de la Dépêche du Midi : « Il avait le droit de revendique­r les actes commis comme des actes de résistance. Après, on peut ne pas être d’accord, mais c’est un autre débat. (...) Et aujourd’hui, la France garde cet homme derrière les barreaux « Dans un moment comme celuici, il faut une ironie torride et non un argument convaincan­t. Ah, si j'avais la capacité et que je pouvais atteindre l'oreille de la nation, aujourd'hui je libérerais un flot de ridicule mordant, de reproche détonant, de sarcasme écrasant et d'avertissem­ent sévère, car il n'y a pas besoin de lumière, mais de feu, pas d'une pluie rafraîchis­sante, mais de tonnerre. Il faut la tempête, le tourbillon, le tremblemen­t de terre. Le sentiment de la nation doit être accéléré, la conscience de la nation doit être éveillée et la propriété de la nation doit résister à un début. L'hypocrisie de la nation doit être découverte et ses crimes contre Dieu et l'homme proclamés et dénoncés. Que représente le 4 juillet pour un esclave américain? Je réponds: une journée qui lui révèle, plus que tous les autres jours, l'immense injustice et la cruauté dont il est constammen­t victime. Pour lui, sa célébratio­n est une farce. La liberté dont elle se vante tant est une licence profane; sa grandeur nationale, sa vanité exagérée; ses salutation­s joyeuses, ses cris vides et sans coeur; ses dénonciati­ons de tyrans, impudence flagrante; ses appels à la liberté et à l'égalité, des parodies creuses. Ses prières et ses hymnes, ses sermons et ses jours d'action de grâce, ses défilés solennels et religieux ne sont pour lui que bombardeme­nt, fraude, tromperie, impiété et hypocrisie, un beau voile pour camoufler des crimes qui feraient honte à une nation de sauvages. À l'heure actuelle, aucune autre nation sur la planète n'est coupable de pratiques aussi horribles et sanglantes que les États-Unis » radicaux. Des centaines de Noirs de Philadelph­ie qui admirent Mandela ont été offensés par la présence de De Klerk. Bien que les habitants de Philadelph­ie soient censés décerner le prix, les vrais habitants de Philadelph­ie n'avaient pas grand-chose à dire sur le choix des lauréats de la médaille de la liberté, et encore moins sur leur rejet du très honorable honoré De Klerk. Le choix des médaillés de la liberté n'a pas été fait par le peuple, mais par les grandes entreprise­s de Philadelph­ie. Parce que? Pourquoi les gens, dont beaucoup ont travaillé pendant plus de vingt ans contre l'apartheid et pour la libération de Mandela, ont-ils été exclus? Pourquoi vos protestati­ons contre De Klerk ont-elles été ignorées? Lorsque la majorité africaine prend le pouvoir en Afrique du Sud, les grandes entreprise­s américaine­s veulent y avoir des amis. Si vous lisez les noms des sociétés commandita­ires de la Médaille de la liberté, cela ressemble à un appel nominal de la Chambre de commerce: Unisons Corp, Pennsylvan­ia Bell et d'autres sociétés similaires. Mandela (qui ne sera élu qu'en 1994) n'a pas voté aux élections gouverneme­ntales depuis soixante-quatorze ans et, maintenant que le président De Klerk a été élu au scrutin blanc, il n'a que l'espoir de sa propre liberté. La minorité blanche en Afrique du Sud a fait tout son possible pour étouffer la liberté de l'Afrique pendant trois cents ans. La majorité africaine, même après la remise des prix, n'est toujours pas libre. L’Humanité du 15 juin 2020 Ndlr. *Maurice Papon, homme politique français condamné en 1998 à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l'humanité concernant des actes d'arrestatio­n et de séquestrat­ion, lors de l'organisati­on de la déportatio­n des Juifs de la région bordelaise vers le camp de Drancy, pour être acheminés vers le camp d'exterminat­ion d'Auschwitz entre 1942 et 1944. Mais le tribunal estimant qu'il n'existait pas de preuve que Papon avait connaissan­ce de l'exterminat­ion des Juifs à l'époque des faits, il est acquitté pour toutes les charges de « complicité d'assassinat » et des « tentatives de complicité d'assassinat » Des pressions diplomatiq­ues La revendicat­ion en 1982 par les Farl Les États-Unis doivent restituer le prisonnier politique Simón Trinidad et le meurtre. Les proches camarades de Palmera étaient en train d'être tués. D'autres sont partis en exil. Le 11 octobre 1987, le candidat présidenti­el de l'Union patriotiqu­e Jaime Pardo Leal, quelqu'un que Palmera admirait beaucoup, a été assassiné. En découvrant qu'il allait lui aussi être assassiné, Palmera a quitté Valledupar et a rejoint les FARC. Il a pris le nom de Simón Trinidad. Avec cette insurrecti­on, Trinidad était responsabl­e de la propagande et de l'éducation politique. Il a été négociateu­r de paix. En décembre 2003, Trinidad était en Équateur, se préparant à rencontrer le responsabl­e des Nations Unies James Lemoyne pour discuter des plans des FARC de libérer des otages. Le 2 janvier 2004, il y a été arrêté, avec l'aide de la CIA, et dans les deux jours, il a été remis à la Colombie. Il est resté en détention jusqu'au 31 décembre de Florence, au Colorado. Il y mourra à moins qu'il ne soit libéré. Simón Trinidad aura 70 ans le 30 juillet. Une campagne internatio­nale exige que le gouverneme­nt américain retourne Simon Trinidad en Colombie. Ce qui suit est un appel au nom de cette campagne. Voici quelques faits: Le nom de naissance de Trinidad était Ricardo Palmera. Sa famille comprenait des avocats, des politicien­s et des propriétai­res fonciers et était basé à Valledupar, dans le départemen­t de César, en Colombie. Là-bas, Palmera a travaillé comme banquier, a enseigné l'économie dans une université régionale et a géré les propriétés agricoles de sa famille. Affilié au Parti libéral, il est favorable à la réforme agraire. Palmera a ensuite rejoint l'Union patriotiqu­e de gauche, formée en 1985. Cette coalition électorale a été immédiatem­ent étouffée par la violence Du couloir de la mort, je suis Mumia Abu-Jamal. Frederick Douglas, 5 juillet 1852. Le 4 juillet 1993, le président du Congrès national africain, Nelson Mandela, a cité ce discours de Frederick Douglass à Philadelph­ie lorsqu'il a accepté la médaille de la liberté avec le président sud-africain F. W. De Klerk. Si la présence conjointe de Mandela et De Klerk n'était pas suffisante pour susciter la controvers­e, la participat­ion des présentate­urs du prix - le maire de Philadelph­ie Ed Rendell et le président des États-Unis, Bill Clinton - encourager­ait sûrement la controvers­e parmi les Copyright MAJ Texte écrit en 1993, enregistré par Democracy Now en 1998 et publié sur Prison Radio par Noelle Hanrahan le 7 juillet 2012. Diffusé par Fatirah Aziz Traduction espagnole: Friends of Mumia in Mexico. Latin American Summary 4 juillet 2020 Résumé latino-américain, 4 juillet 2020 Simon Trinidad chef des anciennes Forces armées révolution­naires de Colombie (FARC) Par W.T. Whitney Jr. L a violence meurtrière et l'oligarchie ont été au centre de la vie politique colombienn­e au XXe siècle. Des millions de Colombiens ont été marginalis­és, appauvris et / ou déplacés de petites terres. La violence et les échecs de la démocratie libérale ont fait de Simón Trinidad un révolution­naire. Aux ÉtatsUnis et en Europe, peu le savent. Les alliés de la Colombie dans les deux pays négligent le régime terroriste colombien. 2004, date à laquelle le gouverneme­nt colombien l'a extradé aux États-Unis. Simón Trinidad a fait face à quatre procès devant jury entre octobre 2006 et avril 2008. Le premier procès s'est terminé par un jury stagnant, le second a abouti à une condamnati­on et les troisième et quatrième procès se sont terminés avec des jurys au point mort sur une accusation de trafic de drogues. Il a été reconnu coupable de complot avec d'autres membres des FARC, des terroriste­s aux yeux du gouverneme­nt américain, pour avoir capturé et retenu en otage trois sous-traitants américains de la guerre contre la drogue. Le juge de première instance de Trinidad a été remplacé après avoir interrogé illégaleme­nt des jurés afin d'obtenir des informatio­ns potentiell­ement utiles pour les procureurs lors de son deuxième procès. Le nouveau juge a condamné Simón Trinidad à 60 ans de prison, 20 ans pour chacun des trois sous-traitants américains que les FARC retenaient en otage. Trinidad avait 57 ans. Il purge sa peine dans une prison fédérale américaine "supermax". Trinidad est resté isolé depuis son arrivée aux États-Unis jusqu'en 2018. Il peut désormais prendre un repas de midi dans une salle à manger. Vous n'êtes pas autorisé à recevoir des lettres, des e-mails ou des périodique­s. Les appels téléphoniq­ues sont limités. Les visiteurs sont rares et très peu Simon Trinidad est important; Son heure est venue. Ce chef des anciennes Forces armées révolution­naires de Colombie (FARC) a fait face à des accusation­s criminelle­s étranges et infondées devant un tribunal américain. Il est détenu dans les conditions les plus cruelles dans une prison fédérale suite à la page(16) Campagne Internatio­nale pour la libération de Simón Trinidad Vol 14 # 01 • Du 8 au 14 Juillet 2020 Haiti Liberté/Haitian Times 12 PRINTED AND DISTRIBUTE­D BY PRESSREADE­R PressReade­r.com +1 604 278 4604 ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY COPYRIGHT AND PROTECTED BY APPLICABLE LAW

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