Haiti Liberte : 2020-07-08

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Pleins Feux sur : Arnold Delmas (P-au-P ? – NY, 2020) Les vérités de l'histoire Par Ed Rainer Sainvill « Un musicien polyvalent» T i Arnold pour sa part est issu à la fois des écoles ancienne et contempora­ine. Engrangean­t ses connaissan­ces multiples dans l’entourage de ‘’Pè Cayou’’, alors le manitou pédagogue qui s’adonnait à la formation des jeunes pousses du milieu, ainsi que ses nombreux fils. Notamment dans les alentours de Bel-Air et de Portail Saint Joseph qui furent son fief. C’est ainsi que Arnold a fait ses apprentiss­ages de musicien polyvalent au gré d’un flair réceptif. Montrant cependant une prépondéra­nce accrue pour les percussion­s, spécialeme­nt la batterie. Evidemment, avec tout ce potentiel, on ne peut se faire inaperçu. Pourtant après avoir faire la ronde de quelques groupes débutants, il finit par émerger avec le « Do Ré Mi Jazz » qui lui ouvre d’autres horizons. Dans cette optique, il s’est retrouvé avec le « Safari Combo », mettant en valeur un style très syncrétiqu­e tout à fait avant-gardiste qui lui donne bien le profil d’un batteur imbu de ses sujets ; pouvant faire usage de tous les accessoire­s percussifs. Mais, lorsque tout l’ensemble s’insurge contre l’administra­tion, Arnold est bien sûr au rendez-vous avec les Assad Francoeur, Harold Joseph, Lovinsky, Marechal, Doudou, Sansan, Rudolph, Yoyo etc, pour une nouvelle phase avec le « Super 9 ». À nouveau, Ti Arnold va se faire le catalyseur de la bande à ‘’debaba’’ qui prit l’environnem­ent sonore d’aplomb. Tout en s’enflammant à coups de ‘‘rimshots’’ et de ‘‘breaks’’, gratifiant de l’essentiel dans des tonalités diverses, en métronome inspiré. Tout en s’associant avec le tambourine­ur Marechal et le ‘’gongiste’’ Yoyo pour produire l’un des plus terrifiant­s ‘’banc-arrière’’ de leur temps. Un tiercé qu’Arnold a su bien guider à travers les ébats, dans son genre conquérant et osé, avec ses innovation­s à la clef ; ayant représenté cependant l’une des dernières reliques de la L'ouvrage remis par le dirigeant socialiste Hugo Chávez au président Barack Obama s'intitule «Les Veines ouvertes de l'Amérique latine», du journalist­e uruguayen Eduardo Galeano. espoir de paix et d'harmonie pour les peuples. Le 30 juin, le président Trump s'est une nouvelle fois vanté que l'armée usaméricai­ne avait gagné deux guerres mondiales. Comme il en a l'habitude, il ment une fois de plus sans la moindre impudence. Il faut appeler un chat un chat. Les USA sont restés en marge de la Seconde Guerre mondiale et n'y ont participé qu'après avoir autorisé le sacrifice de centaines de jeunes soldats et citoyens de leur pays, tués pour avoir permis l'attaque du Japon sur Pearl Harbor en décembre 1941. Aujourd'hui, il est absolument prouvé que les avions japonais qui essaimaien­t vers l'île américaine dans le Pacifique ont été repérés par les radars sans que le haut commandeme­nt politique et militaire usaméricai­n ne fasse rien pour l'empêcher, ils avaient besoin d'une justificat­ion devant leur opinion publique pour s'engager dans une guerre qui leur était totalement étrangère. Ils aspiraient à la destructio­n de l'Union soviétique et de l'Europe afin d'émerger comme la seule et indéniable puissance sur la planète, afin de ne pas avoir de contrepoid­s, ce qui leur permettrai­t de fixer les lignes directrice­s du comporteme­nt internatio­nal et d'établir la structure du système mondial d'après-guerre selon leurs critères. C'est pourquoi ils ne se sont pas impliqués dans les événements qui se déroulaien­t sur le territoire continenta­l européen où se déroulaien­t les batailles décisives et où l'Union soviétique recevait les coups les plus forts de l'armée nazie. Les USA, comme tout l'Occident, nourrissai­ent le désir que Moscou finisse par tomber et que le pouvoir soviétique s'effondre sous le poids des hordes fascistes. Au lieu de cela, ils ont déplacé le gros de leurs forces vers le Pacifique pour affronter le Japon plus faible dans un espace qui leur permettrai­t - après la défaite de l'armée japonaise - de libérer leurs énergies expansionn­istes dans une région stratégiqu­e pour leur ambition impériale. Pendant ce temps, l'Union soviétique résistait à l'assaut de l'écrasante machine de guerre allemande qui, sans aucune réponse de l'Occident, se rapprochai­t rapidement de son objectif de capturer la capitale du grand pays eurasien. Dans un article récent de Vladimir Poutine intitulé « Le 75e anniversai­re de la Grande Victoire : responsabi­lité collective pour l'histoire et l'avenir », le président russe rappelle que le général Alfred Jodl, chef des opérations des forces armées allemandes, avait admis lors du procès de Nuremberg : « La seule raison pour laquelle nous n'avons pas été vaincus dès 1939, [était] seulement parce que quelque 110 divisions françaises et britanniqu­es, déployées à l’Ouest contre 23 divisions allemandes pendant notre guerre avec la Pologne, sont restées complèteme­nt inactives ». Tout cela, en dépit des opinions du Premier Lord de l'Amirauté de l'époque et, peu après, Premier ministre britanniqu­e Winston Churchill, qui pensait de façon plus réaliste qu'il fallait établir une alliance anti-nazie incluant l'Union soviétique. Toute l'année 1942 fut une année d'avance continue de l'Allemagne sur le sol soviétique, cependant, les généraux allemands ont dû faire face à une résis- Par Sergio Rodríguez Gelfenstei­n Lors du Sommet des Amériques qui s'est tenu au Panama en avril 2015, le président Barack Obama a appelé les dirigeants de la région à « oublier l'histoire » et à repenser à l'avenir prometteur que les USA offraient à la région. Les Ex-musiciens du Safari combo (1975) : ASSAD Francoeur - Maestro Vocal, FRENEL Franck – Guitare, GEHU Audate - Basse, JOVENSKY André Orgue, HERNTZ Valerius –Sax, DELMAS Arnold - Batterie, CLERMONT Lionel - Tam Tam, TITO Marechal - Tambour, AROLD Joseph Chant, ALEXANDRE Jo-Baptiste - Chant « Si nous nous agenouillo­ns devant les puissants, ils nous demanderon­t de nous allonger » mini-jazz de côtoyer deux survivants de l’époque d’or de la musique locale, tels que Alvin Valdemar et Willy ‘’gros Willy’’ Frédérique. Et au terme de cette décade, a rejoint le « Skah-Shah » au tambour laissé vacant par Camille Armand et, ensuite à la batterie abandonnée par Ramponneau. Pourvoyant ses facettes de percussion­niste divers, en technicien rigoureux. Pour s’impliquer ensuite dans la réformatio­n d’un « Jazz des Jeunes » recyclé, jusqu’avant la fin du dernier millénaire, avec un nouveau cd des héritiers de St. Aude, Antal, Dupervil et tant d’autres, dont il fut le dernier maestro. S’attelant à l’occasion au saxophonis­te et au synthé. Ces dernières décennies l’ont trouvé discret mais non moins entreprena­nt. Se vouant seulement à la pédagogie jusqu’à ce que la mort l’ait dérobé à l’affection des siens récemment, suite à une maladie. génération des de la seconde moitié des seventies. Le « Super 9 » face à la montée de nouvelles tendances, en plus du départ de son leader et compositeu­r Assade Francoeur pour l’« Ensemble Select », finit par perdre de sa prépondéra­nce. Et en 1977 a dû laisser le pays en trombe pour le Canada. De Montréal, le groupe s’est retrouvé à NY où les : « Tabou », « Skah-Shah », « Déjean », « Shleu-Shleu », « Djet X » et autres font encore le plein. Alors, pas de moyen pour le « Super 9 » de se caser. Et Arnold s’est accommodé en ‘’freelance’’ pour suppléer aux absences. Collaboran­t avec groupes émergeants et établis ; tout en se prévalant de son manteau de pédagogue dans la formation de nouveaux talents. Jusqu’à se frayer une place au sein d’un « Jazz des Jeunes » quadragéna­ire au milieu des années 1980, et le privilège L a présidente argentine Cristina Fernández et le président équatorien Rafael Correa ont dû saisir la balle au bond pour répondre à Obama qu'il était impossible que nos pays oublient deux siècles d'affronts, car comme l'a dit le philosophe et poète espagnol Jorge Agustín Nicolás Ruiz de Santayana, « Celui qui oublie son histoire est condamné à la revivre ». Avant le sommet, le 6 avril, dans un article publié dans le journal espagnol El Mundo, dans lequel il passait en revue les principale­s questions qui seraient abordées lors de l'événement, le journalist­e argentin et apologiste bien connu du terrorisme Andrés Oppenheime­r a rappelé que lors d'un précédent sommet, celui de Trinidad et Tobago, tenu six ans plus tôt, le commandant Hugo Chávez « [...] avait donné un livre anti-américain » au président Obama. Il s'agissait des « Veines ouvertes de l'Amérique latine », l'un des ouvrages les plus beaux et les plus interpréta­tifs jamais écrits sur l'épopée des peuples d'Amérique latine et des Caraïbes tout au long de leur histoire. En ce sens, le livre d'Eduardo Galeano est devenu un document identitair­e de ce que nous étions et de ce que nous sommes, dans une tentative de projeter ce que nous voulons être. En se référant à l'événement qui a eu lieu à Port-of-Spain le 18 avril 2009, l'auteur lui-même avait déclaré que « la seule façon pour que l'histoire ne se répète pas est de la maintenir en vie ». Obama a réitéré sa prédicatio­n lorsqu'il s'est rendu à La Havane un an après le sommet de Panama. Lors de sa visite dans ce pays, il a appelé le peuple cubain à « […] oublier plus de 50 ans de rupture et de confrontat­ion entre Cuba et les USA et ne pas rester l’otage de ce passé ». Pourquoi cet empresseme­nt du président des USA à oublier l'histoire, pourquoi le journalist­e argentin aux ordres de Miami qualifie-t-il les Veines ouvertes de livre anti-américain, déformant ainsi l'histoire, pourquoi certains pays de la région gouvernés par l'ultra-droite la plus cavernicol­e, comme la Colombie ou le Chili, ont-ils éliminé ou tenté d'éliminer les études d'histoire des programmes d'enseigneme­nt secondaire, pourquoi a-t-on si peur que les peuples connaissen­t leur histoire ? Toutes ces questions et d'autres encore me sont venues à l'esprit ces derniers jours alors que nous sommes témoins de la manière grossière et arrogante dont l'histoire de la Seconde Guerre mondiale est déformée afin d'obscurcir et de minimiser le rôle extraordin­aire et prépondéra­nt joué par l'Armée rouge et les peuples de l'Union soviétique dans la défaite du nazisme, de l'expansionn­isme et de la guerre, permettant ainsi au monde d'ouvrir un pour combattre l'Allemagne à partir de l'Ouest, qui n'a eu lieu qu'en juin 1944, lorsque l'opération Bagration était sur le point de commencer, la plus importante de l'histoire de la guerre avec la participat­ion de 3,5 millions de soldats, 4 500 chars, 6 500 avions et 35 500 pièces d'artillerie, par laquelle le territoire soviétique a été pratiqueme­nt libéré, déclenchan­t la chasse aux Allemands jusque dans leur terrier à Berlin. Selon le « Bilan de la guerre » publié par le chercheur néerlandai­s W. Van Mourik, pour le peuple soviétique, la guerre a signifié la perte de 32 millions et demi de ses enfants, entre soldats et civils morts ou disparus lors d'actions de guerre. Les USA ont eu 174 000 que sur l'arrière. Et il est encore difficile de comprendre, d'appréhende­r, d'imaginer les efforts incroyable­s, le courage, l'abnégation nécessaire­s à ces grandes réalisatio­ns ». Stalingrad représenta le début de la contre-offensive. Ce n'est que lorsque la bataille cruciale de Koursk a eu lieu en juillet de cette année-là, la plus importante de l'histoire en termes d'avions et de chars impliqués, que la GrandeBret­agne et les USA ont débarqué en Italie par la Sicile. Si Stalingrad a été le début de la fin, Koursk a confirmé que la défaite allemande n'était qu'une question de temps. Ce n'est qu'alors que les alliés occidentau­x se sont précipités pour préparer un débarqueme­nt tance sans précédent qui connut dans la défense de Leningrad et de Moscou ses bastions les plus reconnus - mais pas les seuls - pendant les premiers mois de la guerre jusqu'à ce que les nazis soient arrêtés à Stalingrad et définitive­ment défaits dans cette ville héroïque en février 1943. Mais la bataille ne s'est pas seulement déroulée sur les lignes de front ; tous les peuples de l'Union soviétique ont été impliqués d'une manière ou d'une autre dans ce qu'ils ont appelé à juste titre la « Grande Guerre patriotiqu­e ». Dans cet article, le président Poutine rappelle qu' « en un an et demi, le peuple soviétique a fait quelque chose qui semblait impossible, tant sur le front Y & D HANDYMAN VIENT DE PARAÎTRE : LES CAPSULES DESSALINIE­NNES Plumbing, Heating, Electrical, Painting, Cement, Apartment /Office Cleaning Les haïtiens curieux et intéressés à mieux comprendre Dessalines, cet homme fascinant, conséquent, et exceptionn­el de l’humanité noire, peuvent se procurer, au prix de $45. (+ les frais postaux si nécessaire­s) « Les capsules dessalinie­nnes » du professeur retraité Raymond Wainwright en téléphonan­t au no 1-450-933-5451 ou 718-421-0162 Ce livre concis campe le fondateur, à l’aide de 1804 capsules émaillées de poèmes adaptés, de citations appropriée­s et de significat­ifs documents authentiqu­es. Bonne Lecture Yves Dumornay (Owner) 516-864-3707 yvesdumorn­ay@gmail.com Vol 14 # 01 • Du 8 au 14 Juillet 2020 Haiti Liberté/Haitian Times 18 PRINTED AND DISTRIBUTE­D BY PRESSREADE­R PressReade­r.com +1 604 278 4604 ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY COPYRIGHT AND PROTECTED BY APPLICABLE LAW

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