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Special Madame Figaro - - Spécial Interview -

uel est votre par­cours mu­si­cal?

C’est au Mu­sic Hall, le club dont la re­nom­mée a dé­pas­sé nos fron­tières, que j’ai fait mes dé­buts dans le monde de la mu­sique. Pa­ral­lè­le­ment à ce­la, je pour­sui­vais mes études uni­ver­si­taires en Fi­nance, des études qui par la suite amor­ce­ront mon par­cours pro­fes­sion­nel et mè­ne­ront à une car­rière dans le sec­teur ban­caire. Suite à mon pas­sage sur la scène du Mu­sic Hall, j’ai par­ti­ci­pé à de nom­breux pro­jets, tout en res­tant fi­dèle au re­gistre qui m’est cher. Le monde de la mu­sique com­mer­ciale n’a ja­mais cor­res­pon­du à ce que je re­cherche ni à ce qui m’ins­pire. hom­mage à Edith Piaf, une émis­sion qui par la suite se­ra évo­quée dans une édition spé­ciale du quo­ti­dien Le Monde. J’ai éga­le­ment chan­té lors de la cé­ré­mo­nie d’ou­ver­ture de la For­mule 1 à Abu Dha­bi en 2010 et à celle de Mo­na­co en 2014, où j’ai eu la chance d’être ac­com­pa­gnée par l’or­chestre phi­lar­mo­nique mo­né­gasque pour la ré­cep­tion de Jean-Ray­mond Boulle (en­tre­pre­neur mi­nier de na­tio­na­li­té mau­ri­cienne). Je fus aus­si in­vi­tée à l’Hô­tel de Pa­ris à Mo­na­co pour la clô­ture du Yacht Show.

Pour­quoi avoir choi­si la fi­nance plu­tôt qu'une car­rière en mu­sique?

Au dé­part, le choix de la fi­nance a été une dé­ci­sion plu­tôt ra­tion­nelle, en­suite une for­ma­tion et au­jourd’hui une pas­sion. Je dois être pas­sion­née par tout ce que j’en­tre­prends. Je trouve qu’ex­cel­ler dans un do­maine ne peut être ache­vé qu’avec de la pas­sion. J’ai constam­ment be­soin d’être amou­reuse de ce que je fais. De plus, il faut avoir une cer­taine

Par­lez-nous de la chan­son «Cor­si­ca».

C’est une re­prise de la chan­son po­ly­pho­nique in­ter­pré­tée par le grand ar­tiste Pe­tru Guel­fuc­ci, qui est presque une sorte d’icône dans son pays na­tal. Après mon voyage en Corse, j’ai dé­ci­dé de re­prendre cette chan­son, mais à ma ma­nière, car pour moi, l’imi­ta­tion fait perdre la cré­di­bi­li­té et l’au­then­ti­ci­té de l’ar­tiste. Je me suis donc tout de suite mise à la re­cherche de mu­si­ciens, mais aus­si d’un coach pour m’ai­der dans la pro­non­cia­tion de la langue Corse. J’ai eu la chance de tra­vailler avec le dis­tri­bu­teur Joe Daou et l’in­gé­nieur du son Xa­vier Es­ca­basse au stu­dio du cé­lèbre Jean-Ma­rie Ria­chi. C’est grâce à eux que j’ai pu réa­li­ser ce rêve. Je leur en suis in­fi­ni­ment re­con­nais­sante.

Pour­quoi une chan­son pour la Corse et en langue corse ?

J’ai par­ti­ci­pé donc sur TV5 à une émis­sion en flexi­bi­li­té d’es­prit pour sa­voir s’adap­ter aux cir­cons­tances im­po­sées.

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