La cin­quan­taine épa­nouie

Parce qu’iL n’y a Pas d’âge Pour avoir une vie sexueLLe riche en PLai­sirs et Parce que Les chan­ge­ments Phy­sioLo­giques qui sur­viennent na­tu­reL­Le­ment avec L’âge ne si­gni­fient nuL­Le­ment dire adieu à sa sexua­Li­té, fran­chir Le caP de La cin­quan­taine Peut se fa

Special Madame Figaro - - Lifestyle/Couple -

Si à par­tir de 50 ans l’homme doit s’adap­ter aux chan­ge­ments phy­siques et hor­mo­naux que son corps connaît, c’est éga­le­ment l’âge où l’es­prit est suf­fi­sam­ment libre pour ex­plo­rer de nou­veaux ho­ri­zons : les en­fants sont en­fin in­dé­pen­dants, le rythme du tra­vail s’est al­lé­gé, et l’homme a plus de temps à consa­crer à ses loi­sirs et son plai­sir.

Dé­mê­ler le vrai Du faux

Se­couons les nom­breuses idées re­çues qui cir­culent à pro­pos de la sexua­li­té mas­cu­line après 50 ans : i Le dé­sir sexuel: S’il évo­lue dans une re­la­tion bien ins­tal­lée, pour de­ve­nir sou­vent moins im­pé­rieux après 50 ans, il se re­nou­velle et re­trouve sa puis­sance si l’homme com­mence une nou­velle re­la­tion. Mais dans les deux cas, loin de bais­ser après 50 ans, le dé­sir est en­core bien pré­sent.

i Les pré­li­mi­naires: Au fil des ans, l’homme ac­corde de plus en plus d’im­por­tance aux pré­li­mi­naires, qui vont boos­ter son ex­ci­ta­tion et son plai­sir. En ef­fet, à 50 ans, l’homme n’en­vi­sage plus la sexua­li­té comme l’as­sou­vis­se­ment d’un be­soin ni comme une per­for­mance, mais comme un élé­ment né­ces­saire pour une vie épa­nouie. i L’érec­tion: Si les muscles perdent de leur to­ni­ci­té avec l’âge, une bonne hy­giène de vie ain­si qu’une

ac­ti­vi­té spor­tive ré­gu­lière per­mettent d’évi­ter les pro­blèmes d’érec­tion et de gar­der une sexua­li­té épa­nouie après 50 ans.

i Le plai­sir: L’homme de 50 ans connaît dé­sor­mais son corps par coeur, et il donne dé­sor­mais libre cours à sa sen­sua­li­té; le plai­sir est donc tou­jours au ren­dez-vous, il suf­fit de lâ­cher prise, de prendre son temps et de fa­vo­ri­ser la dou­ceur et la com­pli­ci­té.

Nos hommes té­moigNeNt

Ro­land, 55 ans A mon âge, on a com­pris que la vie à deux est tout sauf un long fleuve tran­quille! Avec ma femme on a réus­si à tra­ver­ser tous les conflits aux­quels notre vie de couple a été confron­tée. Dé­sor­mais on sait mieux par­ler, com­mu­ni­quer, ex­pri­mer nos be­soins. On réus­sit même à s’of­frir des tête-à-tête in­times les wee­kends quand les en­fants sortent. Je men­ti­rai si je di­sais que j’ai la même éner­gie sexuelle que j’avais à vingt ans. C’est plu­tôt une nou­velle forme de sexua­li­té que j’ai ap­pris à dé­ve­lop­per et qui nous a rap­pro­chés. Je prends mon temps ce qui me per­met d’être plus at­ten­tion­né pen­dant l’amour, plus ro­man­tique, les pré­li­mi­naires n’ont ja­mais été aus­si agréables et ma femme ne peut qu’ap­prou­ver…

Ha­dy, 52 ans Les en­fants ont gran­di, ma femme est beau­coup plus dis­po­nible qu’avant et elle prend plus de temps pour elle, pour se faire co­quette no­tam­ment ! Sur le ni­veau per­son­nel, je me sens plus stable, moins stres­sé au tra­vail. Ma car­rière est dé­jà bien éta­blie, je me li­bère plus qu’avant, l’oc­ca­sion d’en­voyer un nou­veau dé­part à mon couple. On es­saie d’or­ga­ni­ser un voyage à deux au moins une ou deux fois par an, main­te­nant qu’on peut se le per­mettre. Pour notre 27ème an­ni­ver­saire de ma­riage, je lui pré­pare une se­conde lune de miel à Bo­ra-Bo­ra! Wa­lid, 59 ans Il n’y a pas de chiffre ma­gique pour l’apo­gée sexuelle, le dé­sir dé­pend du couple, de chaque in­di­vi­du et des fac­teurs so­ciaux. Per­son­nel­le­ment, je n’ai ja­mais été aus­si ac­tif sexuel­le­ment. A 30 ans j’étais père de 3 en­fants en pleine pé­riode de guerre ci­vile. Main­te­nant que j’ai ma­rié mes deux filles et que mon fils tra­vaille à l’étran­ger, je suis seul à la mai­son avec ma femme. J’ai pris une re­traite an­ti­ci­pée du sec­teur de l’en­sei­gne­ment et je pro­fite de ma nou­velle jeu­nesse. Ma femme et moi sommes en bonne san­té et nous par­ta­geons une belle connexion émo­tion­nelle. Quelques sup­plé­ments ali­men­taires riches en gin­gembre pour éveiller ma li­bi­do un peu pa­res­seuse après mes deux crises car­diaques mais pour le reste, on s’éclate comme deux jeunes ado­les­cents et en­core mieux ! Ma femme s’ex­prime plus li­bre­ment et elle n’hé­site pas à me faire sa­voir ce qui lui fait plai­sir. A mon âge on ne se concentre plus sur la per­for­mance phy­sique mais plu­tôt sur le contact des deux corps, la ten­dresse, la com­pli­ci­té…Et le plai­sir est tou­jours au ren­dez-vous. Alain, 50 ans Main­te­nant que je suis di­vor­cé et de nou­veau cé­li­ba­taire, j’en­tends cro­quer la vie à pleines dents. On dit qu’avec l’âge la li­bi­do di­mi­nue, la per­for­mance n’est plus aus­si éner­gé­tique. Je n’ai tou­jours pas res­sen­ti cette dif­fé­rence mais je sais que je ne suis plus pres­sé, j’ai en­vie de prendre mon temps, de faire plai­sir à ma par­te­naire et d’ex­plo­rer de nou­velles ex­pé­riences. J’ai une nou­velle bu­cket list pu­re­ment sexuelle et je compte bien co­cher cha­cun de mes sou­haits ! Si de nom­breuses études ont dé­jà mon­tré que les per­sonnes qui conti­nuent à faire l’amour ré­gu­liè­re­ment après 50 ans vivent plus long­temps, et sont en meilleure san­té et donc plus heu­reux, une nou­velle étude bri­tan­nique, me­née par les Uni­ver­si­tés de Co­ven­try et Ox­ford en Grande-Bre­tagne et pu­bliée au Jour­nal de Ge­ron­to­lo­gy le 21 juin der­nier, montre que les hommes et les femmes âgés de plus de 50 ans qui ont des re­la­tions sexuelles fré­quentes ont meilleure ac­ti­vi­té cé­ré­brale. En ef­fet, faire l’amour ré­gu­liè­re­ment per­met de mieux se­cré­ter la do­pa­mine, hor­mone qui in­flue sur la mé­moire et les fonc­tions exé­cu­tives. Alors Mes­sieurs, à cin­quante ans don­nez un nou­veau dé­part pour votre sexua­li­té !

Newspapers in French

Newspapers from Lebanon

© PressReader. All rights reserved.