Louise,  ans: «Il man­quait une ex­pé­rience à ma vie, le cé­li­bat!»

Monaco-Matin - - Côte D’azur -

Louise(1) a 72 ans. Son di­vorce a été pro­non­cé en 2015. Après qua­rante ans de vie com­mune et trente-sept ans de ma­riage. Une union qu’elle qua­li­fie d’« har­mo­nie heu­reuse ». « Avec des hauts et des bas, comme dans tous les couples. Mais sans vio­lence. » Pour­tant, après tant d’an­nées, Louise a dé­ci­dé de rompre le quo­ti­dien. « C’était en sep­tembre 2013. Un sa­me­di, se sou­vient Louise. Un beau jour à table, à la fin du dé­jeu­ner, j’ai dit à mon ma­ri “je n’ai rien contre toi, mais je pars”...» Au­pa­ra­vant Louise avait pas­sé des nuits blanches à mû­rir sa dé­ci­sion.

« J’ai com­men­cé par me dé­ta­cher de tout ce qui était ma­té­riel et j’ai bien pe­sé le pour et le contre », ex­plique-t-elle. Car, Louise mène alors «une vie sans sou­ci » dans la villa va­roise qu’elle oc­cupe avec son conjoint. Mais cette « se­mi-li­ber­té » ne lui convient plus. La faute « à l’âge lui­même » : « J’ai com­men­cé à ré­flé­chir

à la vie que j’avais me­née. Je me suis ren­du compte qu’il me man­quait une ex­pé­rience, celle du cé­li­bat que je n’avais pour ain­si dire pas connu. » Louise dé­cide alors de quit­ter le foyer conju­gal et de ve­nir s’ins­tal­ler à Nice. Ce qu’elle y a ga­gné :

« la li­ber­té to­tale ». Sans pour au­tant rompre les ponts.

« Quand je suis par­tie j’ai pro­mis à mon ma­ri que quoi qu’il lui ar­rive, il n’au­rait qu’à ap­pe­ler, je se­rai là. Et c’est dans mes bras qu’il est dé­cé­dé l’an pas­sé », té­moigne cette sep­tua­gé­naire qui as­sure n’avoir « ni re­gret ni re­mord » : « Je crois que je vis en­fin le bon­heur, si tant est qu’il existe...»

1. Pour pré­ser­ver l’ano­ny­mat de ce té­moin, son pré­nom a été mo­di­fié.

Sym­bole d’une union har­mo­nieuse, Louise a conti­nué à por­ter son al­liance après son di­vorce à...  ans.

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