Pour plus de bu­si­ness entre Mo­na­co et la Rus­sie Ex­port

Mis­sion ac­com­plie pour le Mo­na­co Eco­no­mic Board à Mos­cou. Les re­la­tions d’af­faires entre la Prin­ci­pau­té et la Rus­sie pro­gressent. Entre contacts qua­li­fiés et contrats en pers­pec­tive

Monaco-Matin - - L’économie - À MOS­COU CH­RIS­TELLE LE­FEBVRE cle­febvre@ni­ce­ma­tin.fr

Faire du bu­si­ness avec la Rus­sie ne fonc­tionne pas d’un cla­que­ment de doigt. Ce­la de­mande du tra­vail et de la per­sé­vé­rance. Les  en­tre­pre­neurs re­pré­sen­tant  so­cié­tés mo­né­gasques em­me­nés par le Mo­na­co Eco­no­mic Board et son pré­sident Mi­chel Dot­ta ont pu le tou­cher du doigt cette se­maine, à l’oc­ca­sion de la mis­sion éco­no­mique or­ga­ni­sée à Mos­cou, dans le cadre des dix ans des re­la­tions di­plo­ma­tiques entre la Prin­ci­pau­té et la Fé­dé­ra­tion de Rus­sie. Contrats en vue pour les uns, contacts noués pour les autres, tous de­vront re­ve­nir s’ils veulent pour­suivre et concré­ti­ser leurs af­faires. Une des­ti­na­tion à ins­crire dans le temps. Mais qui mé­rite d’être tra­vaillée. Il est très im­por­tant de prendre pa­tience. D’abord, il faut prendre le temps de com­prendre le contexte russe. Nous-même, il nous a fal­lu trois ans pour ap­prendre la fa­çon dont ils tra­vaillent. Il faut per­sé­vé­rer. Une fois la confiance ac­quise, elle est so­lide.

Comment sont les re­la­tions de tra­vail? Le ni­veau d’in­tel­li­gence et d’édu­ca­tion russe est très bon. Dans leur sys­tème, lorsque le staff a confiance, il exé­cute la stra­té­gie im­pul­sée par les ma­na­gers sans dis­cu­ter. Les Russes sont à l’aise avec l’ef­fi­ca­ci­té et la pro­fi­ta­bi­li­té. Les re­la­tions ne sont pas dif­fi­ciles à gé­rer mais il faut le temps que la confiance s’ins­talle. Les Russes sont très mé­fiants. Si vous êtes ré­glo, si vous te­nez vos en­ga­ge­ments, tout se passe bien.

Les Russes ont la ré­pu­ta­tion de ne pas être très fiables? C’est faux. Ou alors pas plus qu’ailleurs.

Comment sen­tez-vous le mar­ché? La crise éco­no­mique est pro­fonde en Rus­sie mais le mar­ché est im­mense. Il y a beau­coup d’op­por­tu­ni­tés de bu­si­ness. J’en­cou­rage les en­tre­pre­neurs à ve­nir y tra­vailler. J’ai aus­si dé­cou­vert qu’ici, en cas de li­tige, l’ap­pli­ca­tion de la loi est aus­si fa­vo­rable à la par­tie étran­gère qu’aux res­sor­tis­sants.

La langue est-elle une bar­rière? Pour faire des af­faires avec la Rus­sie, mieux vaut par­ler leur langue. Vous pro­gres­se­rez bien plus ai­sé­ment dans vos contacts. L’an­glais n’est pas évident en Rus­sie.

(Pho­tos C.L)

Du­rant deux jours pleins sur place, les en­tre­pre­neurs mo­né­gasques ont mul­ti­plié les prises de contact avec des in­ves­tis­seurs russes et clients po­ten­tiels, pour les at­ti­rer en Prin­ci­pau­té comme pour im­plan­ter le sa­voir-faire à Mos­cou. Ali­men­ta­tion, fi­nance, high-tech, in­dus­trie phar­ma­ceu­tique, san­té, im­mo­bi­lier étaient re­pré­sen­tés. Quels conseils pro­di­gue­riez-vous à ce­lui qui veut se lan­cer en Rus­sie?

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