Ciot­ti sai­sit la­jus­ti­ce­con­treHol­lande pour vio­la­tion du « Confi­den­tiel Dé­fense »

Monaco-Matin - - France - GRÉ­GO­RY LE­CLERC gle­clerc@ni­ce­ma­tin.fr

Eric Ciot­ti (LR) a sai­si ven­dre­di le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique de Pa­ris en ce qui concerne l’éven­tuelle vio­la­tion du « Confi­den­tiel Dé­fense » par Fran­çois Hol­lande au­près de jour­na­listes du Monde. Dans un cour­rier adres­sé à Fran­çois Mo­lins en date du 4 no­vembre, le dé­pu­té azu­réen in­dique de­voir sai­sir le pro­cu­reur « sur le fon­de­ment de l’ar­ticle 40 du code de pro­cé­dure pé­nale ». Dans un ar­ticle, les jour­na­listes du Monde, Gé­rard Da­vet et Fa­brice Lhomme, au­teurs du livre Un Pré­si- dent ne de­vrait pas dire ça, re­pro­dui­saient un do­cu­ment clas­sé « Confi­den­tiel Dé­fense » sur la pré­pa­ra­tion de frappes fran­çaises en Sy­rie à l’été 2013. Frappes qui ne se­ront fi­na­le­ment pas ef­fec­tuées.

« Ma stu­peur et mon ef­froi »

Les jour­na­lis­te­se­nau­raient ob­te­nu une co­pie à l’Ély­sée. « Je veux vous dire toute ma stu­peur et mon ef­froi de voir ain­si di­vul­gués et re­pro­duits des do­cu­ments se­crets dont les in­for­ma­tions sont de na­tu­reà­por­ter at­teinte à la dé­fense et à la sé­cu­ri­té na­tio­nales », avait écrit Éric Ciot­ti au mi­nis­trede laDé­fense, Jean-Yves leD­rian, par deux fois. « Je m’in­ter­roge sur les com­pli­ci­tés qui ont pu per­mettre àdes jour­na­listes de quit­ter le pa­lais de l’Ély­sée avec des co­pies de do­cu­ments clas­sés “Confi­den­tiel Dé­fense” qui ne sont ha­bi­tuel­le­ment ac­ces­sibles qu’à un cercle res­treint de mi­li­taires de haut rang et conseillers à la Dé­fense du pré­sident. » Ces deux cour­riers des 26 août et 21 oc­tobre au mi­nistre de la Dé­fense n’au­raient, af­fir­meE­ric Ciot­ti, pas ob­te­nu de ré­ponse. « Dans ces condi­tions, face à l’iner­tie et à la ca­rence de l’au­to­ri­té ministérielle, je me vois contraint de vous sai­sir », ex­plique le dé­pu­té­dans son cour­rier au pro­cu­reur de la Ré­pu­blique de Pa­ris. EricCiot­ti, qui consi­dè­reque cette af­faire est « d’une ex­trême gra­vi­té », in­dique « qu’en qua­li­té d’élu dé­si­gné pour re­pré­sen­ter la Na­tion », il ne peut « ac­cep­ter que de tels faits soient to­lé­rés et res­tent im­pu­nis ».

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