« Le­plein de confiance »

Après une sai­son ga­lère en For­mule 3, Do­rian Boc­co­lac­ci a re­pris des cou­leurs à l’étage in­fé­rieur où il vient de se glis­ser dans la peau du vice-cham­pion 2016. Bi­lan et pers­pec­tives...

Monaco-Matin - - Sports - RE­CUEILLI PAR GIL LÉON

In­utile de lui de­man­der s’il pré­fère les an­nées paires... Vice-cham­pion de France F4 en 2014, Do­rian Boc­co­lac­ci vient de re­mettre le cou­vert au­pal­ma­rès de la très re­le­vée Eu­ro­cup For­mule Renault 2.0. S’il n’a pas réus­si à suivre le rythme d’en­fer de Lan­do Nor­ris, le jeune pro­dige bri­tan­nique cou­ron­né haut la main, le na­tif de Cannes (18 ans) vi­vant à Cal­lian, brillant vain­queur à Mon­za et à SpaF­ran­cor­champs, a ac­quis « confiance et ma­tu­ri­té », di­til. De quoi ou­blier la marche F3 sur la­quelle il avait tré­bu­ché la sai­son der­nière. Et mé­ri­ter une se­conde chance au ni­veau su­pé­rieur...

Do­rian, il y a six mois, avant la pre­mière course, au­riez-vous si­gné tout de suite pour de­ve­nir vi­ce­cham­pion de l’Eu­ro­cup? Non! L’ob­jec­tif, au dé­part, c’était de ga­gner le titre. Donc pas ques­tion de si­gner quoi que ce soit d’autre en dé­but de sai­son (sou­rire). En fait, je m’étais fixé un cap mi­ni­mum à at­teindre. Puisque mon pro­gramme com­pre­nait deux cham­pion­nats, je vou­lais fi­nir l’Eu­ro­cup et la NEC (Nor­thern Eu­ro­pean Cup, ndlr) dans le top .

Mis­sion ac­com­plie, donc... On peut le dire, même s’il manque une cou­ronne. Prendre la  place de Comme ses sup­por­ters (dont le cu­ré de Cal­lian, ci­des­sus à l’ar­rière plan, ve­nu le sou­te­nir lors de la manche fran­çaise de l’Eu­ro­cup, en août au Cas­tel­let), Do­rian Boc­co­lac­ci a re­trou­vé le sou­rire du­rant cette fruc­tueuse sai­son .

l’Eu­ro­cup et la  de la NEC, c’est un bi­lan cor­rect. Je suis content de fi­nir vi­ce­cham­pion de la sé­rie reine, sur­tout après avoir long­temps oc­cu­pé le  rang pro­vi­soire. Jus­te­ment, lors de la fi­nale, à Es­to­ril, étiez-vous en­mode dé­fense afin de pré­ser­ver

ce clas­se­ment fi­nal? Au Por­tu­gal, la­mé­téo a pas mal joué avec nos nerfs. Pluie, sec, pluie, sec... Pen­dant deux jours, il nous a fal­lu com­po­ser avec les ca­prices du ciel. Compte te­nu de ma po­si­tion, bien sûr, mieux va­lait li­mi­ter la prise de risques, ne pas ten­ter le diable... Je n’avais pas l’obli­ga­tion de ga­gner, juste de mar­quer des gros points afin de­main­te­nirMax De­four­ny der­rière. Le prin­ci­pal, c’était d’évi­ter l’er­reur fa­tale. Les  et  places ob­te­nues là-bas m’ont per­mis d’as­su­rer l’es­sen­tiel.

Lan­do Nor­ris, le cham­pion, a gra­vi  po­diums en  courses. Était-il in­tou­chable? Il réa­lise le dou­blé Eu­ro­cupNEC. Pour un « roo­kie », il s’est mon­tré so­lide d’un bout à l’autre. Au­cune bê­tise, hor­mis lors de la der­nière épreuve. Tou­jours des bons chro­nos en qua­lif’ et des courses bien gé­rées... Bref, il est très fort. Mais en même temps, à  ans, il pos­sède dé­jà une ex­pé­rience énorme. Re­gar­dez son par­cours : de­puis , il a pris pas moins de  dé­parts en mo­no­place! Avant le Grand Prix du Bré­sil, ce week- end, Max Vers­tap­pen, lui, en to­ta­lise ... Dom­mage de pas­ser à cô­té pour si peu de points. Fran­che­ment, ça au­rait été une belle ré­com­pense, un dé­noue­ment mé­ri­té, pour les in­gé­nieurs et les mé­ca­nos qui n’ont pas mé­na­gé leurs ef­forts. Tech  fi­gure par­mi les top teams. Même avec une sai­son de F der­rière moi, j’ai beau­coup ap­pris cette an­née chez eux.

À titre per­son­nel, quel a été le­mo­ment le plus fort? La pre­mière vic­toire en For­mule Renault ., à Mon­za, gar­de­ra une place à part dans­ma­mé­moire. Re­trou­ver la plus haute marche du po­dium après avoir ac­cu­mu­lé toutes ces ga­lères en , c’était chouette. Le re­gret nu­mé­ro  ? La course NEC du Nürburgring où une pe­tite trace d’hu­mi­di­téme coûte cher. Alors  je pars en tra­vers et le concur­rent qui me suit ne peut évi­ter le choc éli­mi­na­toire. C’est le seul bé­mol, car j’ai mar­qué des points par­tout ailleurs.

Et main­te­nant? For­cé­ment, on se tourne vers . Là, je rentre de Bar­ce­lone où je viens de dis­pu­ter l’ul­time manche de l’Eu­roFor­mu­laO­pen. Un re­tour en F très po­si­tif (  sa­me­di,  di­manche), mal­gré la pé­na­li­té in­juste re­çue après avoir ga­gné la course .

La­mo­no­place reste donc votre prio­ri­té ? Oui. Cette an­née, j’ai fait le plein de confiance et ac­quis une cer­tai­ne­ma­tu­ri­té. Alors plu­sieurs pistes sont à l’étude. Ça dé­pen­dra du bud­get, des spon­sors. Pour­quoi pas les GP Se­ries ? La For­mule V . m’at­tire aus­si, d’au­tant que je vais en tes­ter une lors des es­sais col­lec­tifs de fin de sai­son, les  et  dé­cembre à Je­rez. Avec  che­vaux dans le dos au lieu de , plus l’aé­ro et les freins car­bone, nul doute que l’on va vite me­su­rer la dif­fé­rence...

ÀEs­to­ril, mieux va­lait ne pas ten­ter le diable”

Tech , votre team, a man­qué le titre équipes de jus­tesse. Dé­çu?

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