«Trump fe­ra le grand net­toyage»

Bien qu’il n’ait pas le pro­fil type, l’Amé­ri­cain Mi­ckaël Ei­sa, ins­tal­lé à Ro­que­brune-Cap-Mar­tin, est un pro-Trump

Monaco-Matin - - Elections Américaines - SO. B.

Il le­dit sans dé­tour. D’émo­tion et de joie, il « a pleu­ré toute la nuit » . Sans fer­mer l’oeil. Mi­ckaël Ei­sa, di­rec­teur des ventes d’une so­cié­té amé­ri­caine im­plan­tée en Eu­rope, est un pro-Trum­phy­per en­thou­siaste. « C’est un grand mo­ment. Pour les États-Unis, pour le monde et pour moi. » L’homme n’a pas vrai­ment le pro­fil du « blanc Amé­ri­cain moyen qui se sent dé­clas­sé », qui dé­crit sou­vent comme l’élec­teur type de Do­nald Trump. L’Égyp­tien de nais­sance, de­ve­nuA­mé­ri­cain en 1980, n’hé­site pas à ap­pe­ler de ses voeux « le grand net­toyage » que seul Trump pro­met. « C’est ça qui est im­por­tant. Et à faire main­te­nant » . Le grand net­toyage avec les sans pa­piers? « Non, d’abord, il va amé­lio­rer l’éco­no­mie, ai­der vrai­ment la so­cié­té amé­ri­caine. Ça va ai­der tout le monde » , est per­sua­dé Mi­chael Ei­sa, ins­tal­lé à Ro­que­brune-Cap-Mar­tin. « Le grand net­toyage, il va le com­men­cer avec Wa­shing­ton DC et tous les lob­byistes. Tous ces gens qui pro­fitent des autres. Et qui ont des contrats car ils ont des amis. » Clai­re­ment, les af­faires du vaste monde sont re­lé­guées à l’ar­rière-plan. « Trump ne veut pas faire la po­lice dans le monde. Son “job” n° 1, c’est l’éco­no­mie. En­le­ver les gens du chô­mage. Des gens ont deux ou trois mé­tiers, juste pour payer [les im­pôts]. »

« Pas dans le bla-bla »

L’Amé­ri­cain à l’es­prit très « en­tre­pre­neur », ex-élec­teur d’Oba­ma, le pro­clame : « Ni dé­mo­crate, ni ré­pu­bli­cain, pas dans la­po­li­tique, qui est “cor­rupt” [cor­rom­pu] » , voi­là son cre­do. « Être dans l’ac­tion et pas dans le bla­bla » . « Le bla-bla » , une cri­tique qu’il adresse vo­lon­tiers à la­classe po­li­tique fran­çaise. En ré­fé­rence au Brexit, il pour­suit : « UK [la Grande-Bre­tagne] s’est ré­veillée. Et la France va se ré­veiller » , croit-il. Àcon­di­tionde se trou­ver « un nou­veau lea­der, entre po­li­tique et bu­si­ness » . Ci­tant et écar­tant Ni­co­las Sar­ko­zy, puis Ma­rine Le Pen qui est, à ses yeux, « très ex­trême » . La po­tion Trump n’au­rait pas en­core sa re­cette fran­çaise.

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